05.11.2010
On aimerait tous avoir un copain libanais qui bosse dans tout ce qui touche à l'emballage de produits hydrosulfatés...
Du plus profond de ma dernière jonction cérébrale, je défaillis. De l’être, du néant, de l’inconnu, je ne veux rien ou presque. Je veux juste planter un péno dans la cage à Ramirez, faire cuire un steack sans renifler une feuille, dormir sans commettre un homicide, cracher sans évider un dindon, apprendre à mon gosse à dormir, apprendre à son gosse à dormir, dormir pour de bon lorsque le gosse du gosse de mon gosse viendra me quémander un billet de tombola, m’appesantir sur une épaule tâchée aux moments des fêtes, contrôler les relations de ma secrétaire, secrètement s’offusquer lorsque ma fille fait des blagues sur les portugais, dénicher un talent qui saurait jongler avec une gourmette et un tracteur, s’oublier dans une grecque, saigner un chevreuil avec un I-Phone, sentir les doigts d’une femme qui vient de saucer un Bicky, me baigner dans une piscine de Duvel, refroidir quarante personnes avec une capsule de Fanta orange, poser un lapin à un névropathe, aveugler un chinois avec un pancake au citron, toiser un millefeuille écrasé sur l’Autoroute du Nord, pister un agent de sécurité avec un hareng, tabasser un chilien avec du guacamole, faire pareil à son cousin, faire pareil à leurs cousins, faire pareil aux enfants de leurs cousins, apprendre à confire une vieille tantine, faire des confitures avec un tolard, s’émerveiller de n’avoir plus qu’une jambe, fondre un téléphone sur une pierre de lave, déprimer en buvant du Yop à la pêche, sécher un trompettiste en le pendant par les pieds dans un fumoir, le servir à l’heure de l’apéritif à 4 accordéonistes masqués et vengeurs, chialer en imitant Michel Lebb qui imite un moustique, baver en voyant un moustique imiter Michel Lebb, avoir un gougeons comme contrôleur de gestion, boire de la Bétadine, enjamber Bombay, terrasser un géant Moscovite avec un fouet en poil d’ours, fumer le fouet, manger un Kébab avec le Moscovite, lui brûler sa Ville, imiter un chinois qui imite Michel Lebb pour le consoler, brûler son cousin devant lui, le consoler avec la blague des deux putes, boire son sang et courir dans les steppes d’asie centrale en Pumps, aller voir les reliques de St Michel à Saint Chamond, aller voir les reliques de Saint Chamond au Balto, s’émerveiller de ne plus avoir d’oreille, sentir fort, semer un suisse, perdre un câlin, déterrer un os de porc, flatter un dentiste avec une mousse au cacao, claquer comme un gibbon, serrer les miches et valser…
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02.11.2010
Des conneries, évidemment des conneries...
J’emmerde l’enfance qui me fait faire du sur place. Je conchie sur tout le reste d’ailleurs. Les lieux, les références, les images, les comparaisons, les mises en abyme quotidiennes. Je me hais et je déteste encore plus le fait que je ne puisse me sortir de cette détestation. Je veux que mon esprit soit remplacé et le corps aussi tant qu’on y est. J’ai le droit à une résurrection aussi. Mais je ne veux pas de résurrection religieuse ou toute autre connerie du genre, je ne veux pas qu’on vienne me polluer avec des sermons de masse où même un gamin de 6 ans y verrait qu’une clownerie absurde. Point de bouddhisme, sophrologie, tantrisme, yoga ou toutes ces merdes pour quadra perdus et désolants. Le salut par quoi alors ? L’art ? Je veux bien mais l’art n’est qu’une putain sans fond qu’on pense pouvoir toucher, sentir, pénétrer mais qui ne fait que renvoyer encore et encore à notre inculture crasse. L’art est un diable qui refuse que nous vivions et fait apparaître nos congénères tels qu’ils sont…des abrutis absconds, méchants et insensibles. L’art nous transforme en bête à haïr, en bête à toiser. L’art, Dieu, un clébard, une relation avec une catin d’Europe de l’est ou une brésilienne qui pige pas un mot, voire une bourgeoise un peu bêta c’est au fond la même chose, être seul, encore, encore et encore…on nous renvoie alors une fausse image d’une relation, Dieu aime, le clébard a l’air d’aimer, les catins étrangères acquiescent contre un billet, idem pour la bourgeoise finalement qui remplace également la mère par-dessus le marché (deux pour le prix d’une…enfin pour le prix d’une, deux pour le prix de deux finalement c’est plus exact). Reste le sport, oui pourquoi pas le sport c’est assez sain, on est un peu seul aussi malgré tout, torturé par notre mince potentiel physique et psychique, on se compare, souvent pas à notre avantage la comparaison dans le sport. Alors quoi ? Aller vers les autres, pire s’y intéresser ? Pourquoi faire ? Vous les avez bien regardé les autres ? Alors reste qu’à fonder une famille. Une famille c’est les autres avec qui on est obligé de composer et y’a rien à faire mais au fond les seuls trucs qu’on fait réellement bien ce sont les obligations. L’homme est donc fait pour obéir à des commandements et c’est la seule chose qui le rende heureux. La liberté il ne saura jamais qu’en foutre et sera aliénée par elle jusqu’à en devenir timbré, il ira voir de psys mais ça ne changera rien en profondeur. Pour ce con d’homme il lui faut la famille + le travail (manque la patrie me direz-vous mais la patrie au fond on l’emmerde et on a jamais bien su ce que c’était !! Vous vous sentez patriotes quand vous marchez dans les rues et croisez ce qui seraient vos éventuels frères d’armes en temps de guerre…) ou l’armée ou l’Eglise (je ne parle pas de Dieu là, je parle d’Eglise !), pour le reste il est à chier. Il pense mal, théorise pour rien, bande mou, converse mal, loisir mal, rigole sale et s’absorbe en tout. L’homme n’est qu’une force devant servir à obéir aux règles d’un mec seul et absorbé qui doit porter une moustache très très très courte…Je plaisante vous l’aurez compris, la moustache n’est absolument pas obligatoire !
12:02 Publié dans Bricolage/Jardinage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.10.2010
Ma nouvelle passion : le combat de regards...
Habillé en monstre des villes je cherche la baston de regards avec tout le monde aujourd’hui. Sauf avec les mecs qui me font peur bien évidemment. On garde quand même un peu de couardise dans sa besace. Non je m’attaque aux femmes, banquiers, gros notaires, avocaillons embagousés, vendeurs de sapes ou de téléphones portables, coiffeurs aux fions de hamster…enfin essentiellement aux gens qui n’ont pas pour coutume d’aller « à la fight » comme on dit. Ça me fait du bien de passer pour une racaille avec ma tronche de fonctionnaire libanais et mes mocassins en plastoc…j’ai l’impression d’exister lorsque cette espèce d’énorme notaire dégueulasse, suffisant au possible, baisse les yeux comme un cabot à qui l’on vient de foutre un coup de pied au cul lorsque je le menace avec ce qu’il me reste d’yeux bovins cachés par des sourcils de la taille du stade de la Libération de Boulogne Sur Mer ! Idem avec cette infâme connasse qui se dirige d’un pas alerte vers la Chambre de Commerce et de l’Industrie et pour y faire quoi ma radasse hein ? Qu’est-ce qui fait que tu prends des airs de diva dans ton tailleur à 500 € avec le dernier sac Vuitton hein ? Tu dois décider de l’avenir de la planète ou alors simplement discuter d’un truc qui concerne trois pauvres connards avec des tronches d’hommes d’affaires de la plaine hein ? Non j’entends pas quand tu parles avec mon canon de fusil à pompe dans la gueule ? Ah oui pardon. Vas-y. Ah tu es la première assistante du Président de la CCI. Donc tu te la pètes comme une sorte d’énorme connasse alors que tu es secrétaire c’est ça ? Mais alors dis-moi ma belle trace, si par hasard au lieu d’avoir fait un BTS action co et ensuite de t’être fait manchonner par le fameux président de la CCI qui t’as donné cette place, tu avais fait une grande école de commerce et que tu étais aujourd’hui PDG d’une grande boîte, comment serais-tu ? Tu aurais des gardes du corps et ferait passer Madonna pour une nana abordable ou alors, comme tu ne te considérerais plus comme une belle imposture, tu serais au contraire très simple ? Bref, baisse le regard aujourd’hui, trace ta route ou je fais porter à ton mari, les photos de toi et du Président de la CCI lorsqu’il t’attache les bras à une statue en airain de 2 mètres et faite à son effigie. Je suis le cow-boy libanais des villes, quel bonheur…En revanche là faut que j’ailler baisser les yeux devant mon boss, on lui a encore fait une remarque sur ma soit disant « haleine chargée » du matin !! Ah c’est comme dans le monde animal, y’a toujours quelqu’un au dessus dans la chaîne alimentaire…
16:26 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2010
ça ira mieux demain...

Alors que Francine la prostituée du bas de ma rue me disait que j’aurais du faire de la médecine car je l’avais selon elle « fort molle », je me disais la chose suivante : Qu’est ce que la société dite monstrueusement moderne, nous propose en matière musicale par exemple ? Des groupes anglais qui se ressemblent à peu près tous et présentés comme des « pures tueries mélodiques pop rock » selonTania Bruna-Rosso du Grand Journal (très jolie jeune fille au demeurant) et quand on a vu les post-ados méchés s’escrimer à refaire du déjà-vu, déjà-entendu, que nous reste-t-il en bouche ? A peu près le même goût que lorsqu’on s’est enfilé 10 bâtonnets de coraya devant le zapping !! A savoir pas grand-chose…Aussi ai-je décidé de ne me tourner que vers les fondamentaux tant que la société moderne diffuserait les mêmes émissions, mêmes musiques, mêmes films, mêmes chroniqueurs, mêmes formats, mêmes comiques, mêmes pensées, mêmes petites sorties ironiques molles, même Facebook, mêmes lunettes, mêmes pompes, mêmes costards, mêmes gueules, mêmes Miss Météo mi drôles mi bonnasses mi québécoises mi actrices avec beaucoup trop de mi pour une baguette traditionnelle dans mon genre, mêmes quotas de bobos de souche comme il est dit, de bobos arabes, de bobos juifs, de bobos noirs, de bobos gros, de bobos maigres, de bobos vieux, de bobos jeunes, de bobos chinois, de bobos hespingoins, de bobos femmes, de bobos eskimos, de bobos bonobos, de vieux loups de mer de la production, de musicos recyclés …le tout chronométré, haché, taillé, ciselé…on retire tous les petits poils qui dépassent, la chatte audiovisuelle est désormais bien propre et est susceptible de plaire au plus grand nombre…on est très loin de Courbet…Le Grand Journal c’est l’Origine du Monde revisitée par une esthéticienne de Saint Chamond qui mâchouille du chewing-gum, en disant : « Ah ben non, on peut pas laisser tout ça, c’est dégoutant ! »…Certes, l’hygiène du dehors est nettement plus importante que l’hygiène intellectuelle chère Madame, vous avez gagné la partie. Grâce à Dieu, les cycles sont là pour se terminer et demain redeviendra hier. J’aurais mes chattes épaisses, mes chroniqueurs alcoolos qui dérapent, j’aurais des ados intellectualisés qui se battent pour une explication de texte car ils n’ont pas la même interprétation d’un passage d’Ulysse de Joyce, des boîtes de nuit où l’on peut danser un slow langoureux avec une secrétaire venue se faire chahuter son samedi soir, le tout dans une ambiance parfumée au cigare et au Cognac hors d’âge…les aliments auront du goût, les bites aussi, ça sentira dans les rues et dans les administrations et on regardera l’air ébahi les générations précédentes aseptisées et frileuses…Alors on fera péter un « A Forest » des Cure en boucle, on sortira nos sexes touffus et on fera tout claquer…Contrairement à mes piges pessimistes, gageons que ça ira mieux demain !
15:25 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.09.2010
J'ai enfin dégommé ce petit chameau de Mikael !!
Alerte sur ses pattes, il bougeait comme un têtard l’affreux. Je me souviens qu’effectivement tonton lui avait payé des cours de boxe, il avait du en garder un certain jeu de jambes. Impossible de le mettre dans mon viseur, comme une petite pouf au bal de promo qui se dandinerait sur du Black Eyes Peas, il n’était jamais à la même place. Pourtant j’étais à moins de deux mètres de lui, un fusil de chasse bien calé au creux de mon épaule droite, y’avait plus qu’à fumer le cousin. Attention, il avait bien cherché sa rafale le Mikael, il m’avait piqué dans mon armoire un t-shirt Adidas dédicacé de Lendl lui-même en 1984... Je me revois encore gamin tendant fébrilement le t-shirt à mon maître vivant pour lui demander d’y échouer son putain de nom et je l’avais même mis sous cloche le merveilleux pour éviter que l’inscription ne s’efface du à l’inexorable érosion du temps. Et puis voilà que l’autre connard a une soirée déguisée et voulant se fondre dans la peau d’un tennisman, il n’avait rien trouvé de mieux à faire que de me piquer mon bien et de me le rendre avec des tâches éparses de pinard, moutarde et autres brûlures de clopes. Il avait fait le malin, il allait devoir canner, il le savait mais se servait des derniers soubresauts de jambes qu’il lui restait pour éviter d’être plombé immédiatement. C’était pourtant un t-shirt que j’entendais transmettre à mon gamin qui l’aurait transmis au sien et ainsi de suite. Je voulais créer la tradition merde. Chez les Motraz, on apprend à se servir d’une raquette puis à se servir en Duvel puis à se resservir en gratin…Enfin j’aperçois dans l’œil sournois du cousin, un éclat de lucidité, ça y est, il a compris qu’il allait y passer et je crois même qu’il y a des chances pour que mon oncle et ma tante me remercient…Un petit con de 17 ans qui va piquer dans les placards de son cousin pour une soirée de beuverie, ne va, de toute façon à court et moyen terme, ne faire que de la merde ! Il allait sûrement louper son bac puis faire des études de tocard genre BTS Force de Frappe puis il aurait fini commercial en chemisette mauve à vendre des carrelages dans des Foires Economiques en draguant des shampouineuses en disco-club ! Il aurait même engrossé l’une d’elle et ils auraient eu un gosse immonde avec trop de cheveux et avec un prénom américain à s’arracher les croquettes avec une pince à escargots…Il aurait sûrement porté une gourmette, aurait roulé dans une Mégane Turbo et lirait Auto-Moto aux gognenots en sifflant les belles pépés posant près des bagnoles…Avec un père agrégé d’histoire et une mère centralienne, ça aurait fait tâche ! Et BANG !! Voilà, ça y est, le Mikael a toute la partie faciale comme une andouillette Bobosse éclatée et sa crête de coq décolorée se déploit en 17 parties tirant dorénavant sur le rouge marron…j’apporte mon t-shirt chez un pressing spécialisé et je me magne, ce soir j’ai concours de la meilleure descente de Chimay Bleue sur Côte-Chaude !
16:55 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.09.2010
Le jour où j'ai choppé ma femme dans le plumard avec un étalon...putain que ça fait mal...
Alors que je demeurais immobile, le corps endolori d’angoisse, je l’observais faire l’amour avec son nouveau compagnon de jeux…Mais bordel elle faisait pas ça avec moi…Et ça nom de Dieu, elle me jurait oh grand dieu qu’elle ne pourrait jamais pratiquer ce genre de choses, que ça la dégoutait en prime…Salope !! Salope !! que j’étouffe dans ma bouche écumante. Et dire que j’arrivais avec un bouquet de fleurs pour me faire pardonner. Est-ce ma faute si elle ne ferme jamais la porte d’entrée aussi. Ça m’a toujours agacé mais je ne m’étais jamais douté que l’intrus, le véritable intrus ce serait moi. Dans son appartement pourri en plus avec des infiltrations d’eau partout, ses putains de thés verts dont les sachets froids trainent au fond de 20 Mugs pastels éparpillés dans chaque coin de son salon de midinette névrosée…Je sais je n’aurais peut-être pas du merder y’a deux semaines mais il y a deux semaines, je n’avais rien compris moi. J’étais perdu ! ça faisait 8 ans qu’on était ensemble et puis je ne savais plus s’il fallait la marier, si j’étais encore amoureux, enfin toutes ces questions qu’on se pose dans ces moments là quoi ! Alors oui j’ai fait une pause, je suis parti dix jours chez un pote dans le Nord, j’ai bu des bières, raconter des conneries, je ne l’ai pas appelée et puis le 13ème jour, elle ne répondait plus alors je me disais qu’elle était fâchée et après tout, quoi de plus normal. Je m’étais dit que j’allais donc passer chez elle, avec un petit bouquet d’églantines…Tu parles ouai, TAC la morue est déjà en train de se faire palper le pâné par un nouveau gaillard…Faut reconnaître que ça c’est de la quenelle aussi !! Impressionnant ! On dirait des machins de film, une sorte de truc d’élevage…Je suis sûr qu’il est câblé comme l’épandage de mon voisin qui se raccorde pourtant sur du 150 !!! Et vas y que la Françoise braille comme un marcassin qu’on essaye d’attraper par les pattes arrières…La seule fois où je l’ai entendu brailler comme ça c’est quand je lui ai dit que son père était juste un « énorme beauf » !! Bon je suis tout à la fois excité et mal-à-l’aise mais là autant dire que si je me fais goaler, la situation risque de se tendre…Bon pour l’instant je vais rester un peu, de toute façon aujourd’hui j'ai rien de mieux à faire…
16:48 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2010
RUPTURE
On dort. On se lève. On pisse. On bouffe. On téléphone. On se lave. On rit. On chiale. On écoute de la musique. On bouquine. On pisse. On hurle. On avale 150 grammes de riz sans eau. On chiale. On téléphone. On travaille. On regarde l’heure. On se transporte. On se regarde vivre. On s’installe devant cette merde de télévision. On regarde Hitler puis Reichman puis Tito puis Laurent Cabrol sur le câble puis un reportage sur le Rwanda et ses massacres puis « Franklin » sur Tf1 puis on a droit à des actions de football puis un nouveau petit coup de Shoa sur arté puis le gros dans son camping puis Strip-Tease sur France 3 où on se rassure. On va faire popo en lisant des magazines d’aéroport. On ouvre une canette de coca light. On fait une machine de blanc. On lave ses quenottes. On pense. On insomnise. On rit tout seul dans son plumard. On regarde par la fenêtre un mec bourré qui défonce une poubelle. On prend un cachet puis deux puis trois puis on finit la tablette. On fait descendre le tout avec de la vodka tiède. On re-chiale. On redort. On gerbe le riz. On regarde ses pieds. On se masturbe sans se finir. On se regarde dans la glace avec l’air mauvais. On écrit un poème triste. On regarde les photos. On chiale. On boit un litre de flotte. On transpire. On a froid juste derrière. On veut dormir. On veut mourir. On veut que ça s’arrête. On téléphone. On prend un bain. On se lave la tête mais ça lave pas le dedans. On se nettoie la bite mais on ne sait pas trop pour qui exactement. On avale un gâteau. On le recrache immédiatement dans le lavabo de la cuisine. On fait un café. On ne le boit pas. On lit une demi-page d’un livre d’auteur. On a rien pu comprendre. On est pas attentif. On se lamente. On pisse. On dort. On va travailler. On sourit aux gens. On chiale dans les chiottes du boulot. On téléphone. On ne rentre pas chez soi. On prend la bagnole pour aller loin. On fait demi-tour au bout de 12 kilomètres. On regarde cette merde de télévision. On mange de la poudre de purée sans eau. On regarde un film érotique sur le câble. On chiale. On dort…
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16.09.2010
Le syndrôme Gérard Floque...
J'ai renoncé à mon pastaga du dimanche pour elle, j'ai renoncé à ma passion pour les jeux à gratter pour elle, j'ai même renoncé à mon projet de faire la plus grande maquette de Joe Dassin grandeur nature pour elle et puis finalement qu'est-ce qu'elle a fait ? Ben comme toutes les filles de 20 ans qui se tapent un vieux loup de 45 comme moi, elle m'a plaqué pour un plus beau, un plus jeune, un qui porte encore après ses 7 canons de blanc...je m'étais inscrit sur Facebook, j'achetais régulièrement des nouvelles sonneries de téléphone pour faire hype, je lui offrais même des sms de la pub Devine si tu vas rester avec ton nouveau mec jusqu'à Noël en envoyant "Nous deux ça sent le sapin ?" au 72600 à coup de 2 euros 25 le texto, j'avais perdu une bonne vingtaire de kilos pour pouvoir rentrer dans ces saloperies de pantalons Zara taille 9 ans, je m'étais même fait décolorer en blond...Et aujourd'hui pourquoi ? Porter un perfecto d'adolescent avec un slim écossais, une crète fluo sur la tronche et des boots pointues à la BB Brunes...Mes enfants se foutent de moi...Ils m'ont viré de mon boulot parce que du coup mon nouveau look ne collait plus avec ma fonction de Directeur Administratif et Financier d'une grande compagnie d'assurances et il y a 85 % de mes amis qui ne m'adressent plus la parole. C'est vrai que la Sandrine n'était pas un must en matière de conversations mondaines, elle parlait volontiers épilation et abdo-fessiers mais question littérature sud-américaine ou dernières expo à la Pinacothèque, elle restait calme...La Pinacothèque elle croyait même que c'était un cocktail...Bon dieu, quelle saloperie il m'arrive encore dans la tronche. Ah cette année c'est pas la meilleure, ça c'est sûr, je perds ma mère y'a pas deux mois, elle a été mordu au square par un petit bourgeois de 7 ans qui avait le tétanos et on avait jamais fait faire ses rappels...Ensuite je me fait licencier et puis BING la petite catin qui me pose comme un clébard sur une aire d'autoroute du soleil...En plus j'ai contracté un prêt pour acheter un mobile-home full options pour l'emmener faire la Road 66 comme je lui avais promis et j'ai même plus 10 € pour y mettre de l'essence dedans, j'ai pas changé de calbute depuis qu'elle m'a plaqué début juin et, visiblement j'ai un début de gangraine sur la jambe droite...Ben bordel, quand l'unijambiste alcoolo mi clodard mi chomedu va vouloir à nouveau faire rêver la jeunesse, je suis plus tellement sûr que "ça va envoyer du steack" comme le disait ma Sandrine quand on se mettait au lit !
17:37 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.09.2010
Un squat chez moi...
On a défoncé ma porte au burin, des vietnamiens ou des coréens je ne saurais précisément le dire, se sont introduits chez moi et ont commencé à y faire un squat. Et voilà, j’étais peinard simplement peinard, je demandais rien à personne si ce n’est parfois à la voisine du 5ème de me gratter le gésier et voilà qu’ils sont tout un campement dans mon salon. Honnêtement je n’ai pas compté combien ils étaient, ça n’aurait fait que m’effrayer un peu plus. Et puis vous imaginez pour la douche, les toilettes, le frigo…y’en a deux là je l’ai ai baptisé « Pipou et Bilou » parce qu’autant mieux vous dire qu’on ne peut prononcer correctement leurs vrais prénoms qu’avec 250 grammes de tabac à chiquer dans la gueule, eux déjà je ne les ai jamais vu dormir, ils sont là à compresser du riz entre leurs doigts pour faire des boulettes qu’ils jettent ensuite dans une énorme bassine en plastoc…y’a Mougli aussi, lui il est tout le temps accroupi et il lave un bol…y’a les « Sœurs Sanchez » également qui se fouettent le dos avec du linge mouillé pour justement le sécher…je ne parle pas des « 4 pompistes » comme je les surnomme qui sont toujours à poils, en train de mâchouiller un mégot de clope et qui gueulent sur les Sœurs Sanchez…Que dire du « Siffleur » et de « Chauffe-Plat » qui taillent des tiges de bambou en s’insultant et puis les 3 « Tortues Ninja » qui se déplacent uniquement sur le dos en se roulant des cigarettes sur les chouquettes…Et puis enfin les « Frères Crachosse » qui chiquent des feuilles d’eucalyptus et crachent un liquide marronnasse sur une galette de riz posée sur le ventre d’une vieille d’au moins 95 balais…Et puis au milieu de tout ça j’essaye de mener ma petite vie, au début bien sûr c’était un peu difficile mais bon avec le temps…et puis faut voir ce que la vieille sait faire avec une natte et un gobelet bordel…j’avais jusqu’alors jamais joui 9 fois de suite en moins de 4 minutes…non vont nous bouffer c’est clair…bon allez je rentre à la maison ils me manquent déjà ces cons…
15:45 Publié dans Bons plans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.09.2010
Rien ne vaut la vie...
Outre le fait qu’une vie basée sur l’absence de construction conduit au vide qui mène à la dépression et outre le fait que les enfants, une fois conçus, deviennent de façon transcendantale les dieux que les parents n’ont pas inventé, d’où peut naître l’ensemble des déceptions, projections et frustrations y liés et sachant qu’on sait qu’on va tous crever et que l’inanité de la vie ne serait pas moins avérée si nous étions immortels, personnellement je ne vais pas si mal ! Bien sûr lorsque je passe l’intégralité de mes soirées à imiter un chinois devant la glace et que dès lors, par vengeance, j’essaye d’attenter à mes jours à coup de mousses au Chocolat Blanc, en écoutant un bon vieux « Dream On » d’un Aerosmith réconfortant, je pourrais me dire que ça a un côté pathétique mais non…Absolument et résolument non…A priori je ne suis malheureusement pas souffrant, ce qui me permettrait de prendre conscience de la beauté des choses qui m’entourent, comme Romain Duris dans le film « Paris », a priori je ne suis pas non plus un miraculé d’un accident de la circulation, ce qui là encore m’aurait permis de comprendre que la vie ne tient qu’à un fil d’où découlerait une inexorable nécessité de profiter de chaque instant mais visiblement, selon mon thérapeute, qui se trouve être également mon garagiste, ça ne serait pas si grave de vivre en bonne santé ! Alors je prends mon mal en patience. Parfois je m’autorise à ne plus regarder les gens comme des boulettes décompensées sans but ou comme des pattes de poulet accrochées au mur de l’absurde, parfois je m’autorise à trouver un paysage radieux et un galbe généreux, parfois je m’autorise même à ne pas voir en l’autre qu’un cafard nietzschéen ne demandant qu’à devenir qu’un plus gros cafard kafkaïen mais je savoure sa présence et son intelligence ; et puis parfois, alors que je me fais couler un bain brûlant et que je vois voltigés au dehors des flocons magnifiques dans une ambiance à la fois orangée et urbanisée et que ma chaîne stéréo diffuse « 15 step » de Radiohead, le tout en trempant mes babines dans un Chablis 87 à 13 degrés alors oui tout compte fait, je m’approprie la phrase de Malraux : « La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie ! ». En revanche lorsqu’ensuite j’ai abusé du nectar, cela fait remonter les huit desserts au chocolat blanc précédemment ingurgités et je vomis mes mousses dans la mousse chaude de mon bain…à ce moment là je m’approprie la phrase de ma concierge : « Qui c'est qui va nettoyer vos conneries ? C'est bibi ! ». Sic…
16:30 Publié dans Débat/Forum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2010
UNE THERA...pis c'est tout !!
Sur la possibilité d’une vie partiellement heureuse résultant d’une adaptabilité sociale résolument acquise et matinée d’une volonté solide de savourer les instants présents, je réponds par un oui joufflu et volontaire. En outre, mes parents ayant mis à l’intérieur de mon corps trop jovial des gênes pathologiques sclérosant mes saines ambitions, je suis obligé de contourner la génétique par l’analytique et dois par la même, repousser ces dernières à 15 ou 20 ans doublé d’un soulagement financier correspondant à deux séances hebdomadaires à 50 € sur 20 ans soit un traitement du cortex sur une base de 104 000 € TTC (hors frais financiers et hausse des produits de consommation de la vie courante). C’est ainsi quand on est taré on doit être riche, ou est-on taré parce qu’on est riche (autre débat) ou les tarés pauvres sont-ils condamnés à reproduire des schémas autodestructeurs par manque d’adaptabilité aux réponses névrotiques modernes proposées par la science : selon Michel Onfray la thérapie est aujourd’hui réservée aux stars de cinéma ou aux footballers…mais attention mon petit Mimi, refais tes calculs et tu verras que tu te trompes. Regarde par exemple mon voisin du dessous, il s’appelle Woitech, il est polonais de naissance et alterne la Buvette au Balto, le Tiercé et les torgnoles à sa femme. Bon eh bien j’ai calculé qu’il dépensait en moyenne entre petits Ricard, galopins d’Heineken, légères Suze, grilles de Tiercé et frais de pharmacie pour sa douce : la somme non négligeable de 250 € par semaine. Et bien, tu le vois bien mon Michel s’il consentait à stopper pour une petite quinzaine d’années ses passions pour l’alcool, le jeu et la violence conjugale, on peut remarquer qu’il aurait largement de quoi consulter un thérapeute à raison de 5 séances par semaine même, si vraiment il le voulait…Alors tu vois bien que ça ne tient pas mon poulet. Ou alors considères-tu qu’il faut jumeler l’envie par l’instruction ? Que dès lors, il ne peut y avoir que ceux ayant eu accès aux études secondaires, qui aient même la simple idée d’aller consulter ? Dès lors je renvoie d’un revers de la main ton idée que seuls les footballers peuvent se permettre une thérapie car il semble évident qu’il ne s’agit pas là d’une tranche dite instruite. Cela étant depuis que je consulte :
- je porte en permanence la cape de D’Artagnan sur les épaules,
- je danse tout seul contre les murs la fameuse danse de l’ours pervers dont la conscience d’être fou et qu’il ne faut pas effectuer sa petite danse perverse est largement dépassée par le vice pervers lui-même qui le pousse à danser seul contre une porte alors même qu’il sait que le jury s’est réuni ce jour là pour constater si l’ours pervers était plus ours ou plus pervers et qu’il est espionné par des caméras de surveillance à la technologie ultrasophistiquée et qu’en cas de perversité positive il sera condamné à errer dans les limbes du Café de la Gerbe place Maringot alors que lui aspirait seulement à devenir Ours d’Or à Berlin,
- je me frotte régulièrement le torse avec une gousse d’ail pour ne pas me faire mordre les tétons par un vampire,
- je commande environ un litre de nettoyant voiture par jour sur Télé-Achat à utiliser uniquement avec une peau de chamois sachant que j’ai jeté ma voiture du haut d'une falaise près de la frontière allemande il y a plus d’un an et que je suis purement et simplement allergique aux chamois depuis qu’une de ces saletés a craché dans mon Mojito à la figue commandé à une terrasse de restaurant d’altitude à l’Alpes d’Huez,
- je fais pipi dans des pots de confiture que j’empile dans mes placards,
- la première chose que je montre aux personnes qui acceptent de rentrer dans mon appartement sans être escortées par le GIGN, ce sont justement l’intérieur de mes placards.
Voyez que le chemin est encore long pour que l’inconscient autodestructeur soit littéralement pulvérisé par le conscient bâtisseur mais de la vie nait l’espérance et de l’espérance nait le vice…putain voilà que ça recommence…
16:22 Publié dans Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.07.2010
Parce que tout m'agace et que je hais les lundis...
Bien sûr mes journées sont inégales, nom de Dieu, tantôt éclairées souvent mornes, quelle plaie, bouderie, noctambule et sac-à-viandes détrempé, saloperie, je tiens debout. Avenir proche d’une baleine cyanosée, colite de tristesse gerbant sur mes joues, avenir de colère, faux-semblant partout. La nuit je sursaute mon angoisse, je rumine folie douce et psychose caramélisée. Chiennes ivres, putains sur talons, crevards bedonnants et belles pendaisons… Qui veut jouer avec moi ? Personne…Alors je bois seul, seule façon pour moi d’aborder mignonettes et fillettes sans complexe, perverti par moi-même, saoul de mes pensées, j’oublie sans le savoir les raisons de mon courroux et obéi aux trompettes de mon intolérance à la frustration. Au plus juste, je ne m’exerce qu’à emmerder l’autre autant que je m’emmerde mais ils sont là, me regardent comme un pantin épais et grotesque qui s’étouffe dans ses singeries en jetant des cailloux. Belle lurette qu’ils ne heurtent plus que mes poches meurtries ces maudits cailloux alors je tombe et là j’ai enfin le droit de rêver. Je caresse de ma large main le sable chaud d’une contrée hospitalière, sensation merveilleuse d’un bien-être jamais vécu, en paix, vivant, rassuré, contemplatif et mesuré. Tous mes sens sont réceptifs, j’ai posé le fardeau de ma personnalité sur un rocher, il ne reste que la curiosité sereine et ce léger vent sec et chaud, apaisant, bienfaisant. Je savoure la moindre petite seconde de ce songe aussi rapide que salvateur…lorsque mon œil marronnasse reprend du service, réveillé par une paupière pareille à ce stores automatiques pré-programmés, j’en ai la nausée. Fumiers, salauds, faces de crabe, cages à poules…Ramenez-moi sur ma plage, pitié Excellence…Non pas la réalité, s’il vous plait…pas celle-là en tout cas ! Allez-donc…C’est pas grave va, je vais la prendre ta réalité sauvage et hargneuse puisque ça a l’air de tant te faire plaisir, je vais la bouffer ta soupe froide et même saucer le bol non sans délectation mais saches que tu n’obtiendras de moi que cette fausse obéissance d’apparat…ma tête reste dans les étoiles et pisse son amertume sur ton projet flétri. Seigneur décadent, tiens le toi pour dit !
16:25 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
19.07.2010
RADIO MOTRAZ : Mon mari est un pervers narcissique.
Radio Motraz Bonjour, nous avons une première auditrice.
Le psychologue, le Docteur Motraz : Bonjour Madame et bienvenue sur "Radio Motraz, âmes en détresse, massages et noix de coco".
Madame X : Et bien bonjour Docteur Motraz et je dis également bonjour à tous les auditeurs de "Radio Motraz, âmes en détresse, massages et noix de coco", je salue aussi Marie-Jo qui se reconnaîtra.
Docteur Motraz : Je vous en prie, allez-y, vous pouvez parler sans réserve, c'est totalement anonyme, quel est votre problème chère Madame ?
Madame X : Et bien voilà, je pense que mon mari est un pervers narcissique et étant très malheureuse de cette situation, je me demande sincèrement si je dois le quitter malgré encote toute l'affection que je lui porte ?
Docteur Motraz : Qu’est-ce qui vous fait dire que votre mari est un pervers narcissique chère Madame ?
Madame X : Il manipule tout le monde pour s’élever et se sentir supérieur, il n’est guidé que par ses pulsions immédiates, ne souffre aucune frustration, ni aucun reproche, focalise son attention d’un sujet à un autre avec obsession sans pour autant ne jamais approfondir son sujet, des bulles de pensée qui effleurent le sujet sans jamais le dominer parfaitement, il n’a pas d’affect, il pense que la compassion n’est que de la sensiblerie bon marché, il ne tient jamais ses engagements, il manque singulièrement d’empathie pour ses congénères, ne comprend pas qu’on ne l’aime pas et qu’on ne l’admire pas, se pense un flocon de neige unique, est extrêmement agréable avec tout le monde en public mais me dit des horreurs en privé et fait même en sorte que ce soit moi qui culpabilise et jamais lui, il est extrêmement séducteur et n’a de cesse de se venger lorsqu’il subit une blessure narcissique avec une extrême froideur calculatrice…
Docteur Motraz : Chérie ???????
15:26 Publié dans Débat/Forum | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.06.2010
Il ya les mecs chanceux et puis il y a les mecs comme moi...
Son nom était également son prénom, elle avait dans les 25-50 ans, dormait debout, mangeait avec les pieds, parlait sans ouvrir la bouche et bavait des yeux, faisait bien ses besoins dans la litière indiquée en flèche orangée sur les murs du château, elle mesurait nettement moins que son poids et disposait de seulement un centimètre carré de peau non vérolée, bref c’était la femme de ma vie et malheureusement pour moi son cancer a guéri. Pourtant ça avait plutôt bien commencé, elle était immensément riche et intensément malade, elle n’avait absolument rien contre le principe d’un contrat de mariage en « communauté universelle avec intégration des biens propres » et dormait 21 heures par jour…bref, nous avions trouvé notre rythme de croisière…et je pensais sincèrement que la croisière allait être courte. Ses parents, trop influents certainement, trop riches pour sûr et ayant un réseau bien trop important avaient déniché le médecin mexicain, oncologue réputé mondialement, qui soigne chefs d’état, diplomates et femmes de footballers et qui a indéniablement su curer le mal qui habitait mon épouse depuis ses 16 ans ! Hier soir, elle m’a même souri, c’était la première fois en 5 ans et je crois que depuis l’Exorciste que j’avais vu à 6 ans, seul, la nuit, enfermé dans une maison de campagne isolée, je n’ai jamais eu autant la trouille. Je l’ai suppliée d’arrêter. Ensuite elle m’a même demandé de « faire un câlin » !!! J’ai feinté en lui disant que « râper son faciès sur une meule de parmesan en lui fouettant le torse avec une gousse d’ail » était la manière la plus répandue de faire un câlin. Mais je ne sais si mes subtilités vont tenir bien longtemps car aujourd’hui avec Internet et tout ce qui s’en suit, elle aura tôt fait de comprendre que du fromage (aussi tendre soit-il) n’a pas forcément sa place dans un coït. Je suis très embêté de cette situation nouvelle car en parallèle, j’ai déniché une petite mannequin croisée malgache et pékinoise qui arrive à me faire jouir simplement avec ses oreilles. Et puis faut voir le blé que ça pompe un engin pareil. Vas-y que j’ai aisément dû remballer mes « petites adresses sympas » comme « l’Entrecôte au Francis » ou « La portion de Michel ». Elle veut se montrer la tigresse et faut voir les endroits...3 étoiles et compagnie... et je passe les détails sur les robes, les bijoux, locations de limousines, ballades à dos de tigre blanc devant le Sacré-Cœur et autres raffineries du genre. Là la belle a décidé d’habiter dans le 7ème à Paris, elle a trouvé un duplex de 150 m2 avec terrasses des deux côtés, une vue sur la Tour Eiffel et l’autre sur Montparnasse…ET évidemment les 4 500 € de loyer c’est pour bibi…Alors pendant que l’autre furieuse dormait comme un bébé loutre ça allait, je piquais un peu dans la caisse commune mais c’est que là, vu qu’elle recommence à lire, tu vois pas qu’elle va bientôt se mettre à me demander des comptes !! Saloperie de toubib je dis moi. Pouvait pas nous foutre la paix l’autre rancho non !! Je sens que ça va mal se terminer cette histoire…je vais tout de même pas la buter…putain c’est comme un viager le bordel en fait, tu crois que t’en prends pour 5, 6 ans grand max et BING on va m’en coller pour 30 piges !! Ah j’aurais les amourettes comme des M et M’s quand je pourrai en profiter et encore tu vas voir qu’avec mon bol, je vais claquer avant elle !!! Allez j’entends qu’elle m’appelle faut que j’aille lui frotter les yeux au gant de crin…ah l’amour !!!
17:44 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.06.2010
Ma sympathie nocturne pour Monsieur Raymond Domenech
Cette nuit, alors que j’ai pour le football une passion idoine à celle que je porte au curling ou à la boule lyonnaise, j’ai rêvé que j’avais une grande discussion avec Raymond Domenech. Pourquoi ? Je n’en sais à vrai dire pas grand-chose, j’imagine que c’est suite à ce que j’ai pu distraitement écouter des gens ou de la radio ou voir dans le poste de télévision mais voilà, j’avais une grande et belle discussion avec Raymond. Nous avons évoqué nombre de sujets, le sujet football ayant été assez vite éludé ne pouvant malheureusement apporter mon tribu à la conversation à ce niveau là, ne connaissant comme joueurs que Zidane, Platini, Pelé et Maradona mais nous avons parlé « des choses de la vie » comme dirait Claude Sautet. Je me suis donc réveillé ce matin avec une réelle sympathie pour ce monsieur qui s’est révélé sensible, intéressant et ouvert. Je suppose que mon inconscient m’a offert la possibilité d’une nouvelle rébellion. A dire vrai, j’exècre souvent les opinions du peuple, j’abhorre les broncas, curées et autres salves populaires dont l’hystérie sous jacente me fait citer Talleyrand lorsqu’il dit : « Tout ce qui est excessif est inexistant ». J’imagine que Raymond Domenech doit avoir des torts et que ses décisions tactiques n’étaient pas les plus judicieuses mais j’avoue éprouver une certaine sympathie pour cet homme haï par la France entière et sali tous les matins par les journaux. Ça me rappelle le monde du travail, vous savez quand il y a une bêtise qui a été faite dans un dossier et que dès lors tout le monde recherche le coupable au lieu de régler le problème. Voilà, Raymond Domenech cristallise toutes les tensions, bientôt il ne sera pas innocent dans le désastre de la marée noire qui sévit aux Etats-Unis. J’imagine toutes ces petites gens qui défoulent leur frustration quotidienne sur l’entraineur de l’équipe de France, il paye pour les impôts, pour les embouteillages, pour le clébard malade, pour Michel qui a obtenu la promotion en leur lieu et place, pour les vacances à la mer qui coûtent trop chers, pour le second qui n’aura jamais son bac…enfin voilà un homme qui peut prendre sur ses épaules toutes les misères françaises et il s’appelle Raymond Domenech. Et bien voilà Monsieur Raymond Domenech, je ne vous connais pas mais sachez qu’en France, un homme a rêvé de vous, vous trouve plutôt sympathique et ne vous jette aucunement la pierre. Dès lors, Monsieur Domenech si un jour vous passez à Lyon, vous avez « open bar » chez Monsieur Motraz qui pour l’occasion ouvrira un Puligny-Montrachet de 1998 pour se rappeler des mauvais comme des bons souvenirs d’une équipe de France qui demain sera acclamée comme aujourd’hui elle est traînée dans la boue.
Bien à vous et longue vie.
09:54 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.06.2010
Les visions de la vie qui me donnent envie de me jeter du 4ème en hurlant "Sans regret"
Je vais essayer en ce troisième jour estival où le petit soulèvement des jupes des filles laisse désormais deviner piercing et chattes rasées (les époques changent inlassablement) d’énumérer un certain nombre de choses qui irritent tout en moi, je ne parle pas d’une infime crispation que je peux impeccablement (sans pêché ?!!) gérer en sniffant les cheveux d’un skinhead roux non ! Ni même en fouettant les mollets d’un chinois-arabe en survet trois bandes non plus ! Non je parle de poils qui se hérissent, de bave aux commissures, de soulèvements du cœur jusqu’à en avoir la nausée, d’œil sali et de litres de fiel à déverser instantanément sous peine de faire un « nervous break down » oui un peu comme le jour où j’ai maladroitement décidé de gober 250 acides en matant « La colline a des yeux 3 » et où la redescente fut aussi inattendue pour moi que pour les 17 familles que j’ai méthodiquement ouvert en deux façon lapereaux de Pâques !
Donc voici une liste, non exhaustive bien entendu, des visions qui me font rendre ou me « filent la lourde » pour tous ceux qui ont lu des Franck Margerin dans les petits toilettes bordeaux de Sainte Maxime sis entre le séjour et la chambre des grands-parents, enfin vous les voyez :
- un chauve avec des lunettes de soleil sur le crâne,
- une radasse avec des lunettes qui lui prennent les ¾ de sa gueule plastifiée,
- le même chauve mais ce coup-ci avec les lunettes inversées sur la nuque,
- le petit monde qui se devine dans le profil de certaines nanas sur « Facebbok » (de toutes pour être tout à fait honnête),
- un pourceau « bien large » au costard épais, l’air satisfait dans un wagon de première du TGV LYON-PARIS (« c’est même pas toi qui paye ta première le pourceau bien large au costard épais mais la putain de boîte de dégénérés qui a décidé de te hisser Directeur Commercial ! »)
- les mecs qui se baladent en Ville avec le casque de scooter gardé sur la tête,
- la lesbienne qui regarde les hommes dans la rue avec méfiance comme pour dire « n’essaye même pas de me draguer, je HAIS les mecs » alors qu’elle fait 1 mètre 55 pour 75 kilos et qu’elle arbore une brosse décolorée,
- les gamins de 11 ans qui veulent te taxer une clope dans la rue « Mais tu t’es cru dans une favela mon débilou hein ? Tu veux que je te file un sac en plastoc et de la colle pour aller t’éclater avec ton pote sur les quais non ?! »
- les mecs en Porsche qui roulent à 140 en Ville ! (Je rêve toujours secrètement de l’accident pour que une fois à terre et gisant dans une marre de sang j’y pisse un dernier coup sur le bu !)
- la bourgeoise qui me bouscule en m’écrasant le pied avec son sac Vuitton sur roulette à la Gare de Lyon sans s’excuser et qui semble plus pressée que les autres (encore une feignasse entretenue par le gros pourceau bien large du TGV !!),
- les gens dits « cools » des boîtes de nuit, ceux qui sont reconnus par les physio !! (si on analyse bien, arriver à rentrer au VIP c’est déjà être un gros beauf !)
- tout le monde professionnel en général avec les phrases, les attitudes, les réunions, le sérieux d’usage, les cafés, les boutons de manchette, la gueule trop ridée de l’assistante, le nez aquilin du DAF, les power-point de mes genoux, les mémos, les débordés de la rondelle froide, les « il me le faut pour 16H », les pompes trop fines, les yeux de chinois, les culs violets et j’en passe,
- les racailles qui se parlent à 300 mètres dans la rue,
- ma mère,
- sa mère,
- sa mère avant elle,
- …
Bref, voyez que j’ai souvent l’occasion de gerber…alors si vous appercevez un mec en train de vomir son welsch sur son costard Jules et son restant de mocassins en plastoc, dites vous que vous rentrez dans les cas de figure ci-avant…
16:48 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.06.2010
Un bon jour pour claquer
Comment cela a-t-il commencé déjà ? Ah oui, le dossier "Dunkerque- Les Estiveilles". Je me souviens même où je l'ai rencontré la première fois "Au petit café des deux poulets qui se bécotent la croupe en sifflotant". Aujourd'hui, je l'ai vu, tassé, vilain, peccamineux dans un coin mâchant je ne sais quelle chique bon marché, accoudé à la banque près de la standardiste en ne cessant de me fixer. Je n’y ai guère prêté attention au début mais son regard insistant m’a détourné de ma tâche. Il a sorti de sa sacoche une lame et s’est approché de moi. « Ben voilà autre chose, je vais me faire planter au burlingue » que je me suis dis en tremblant du mollet. Je revoyais les moments où nous avions négocié sa commission d’apporteur d’affaires et où nous étions tombés d’accord sur 700 000 euros mais la crise étant passée par là et la politique des grands groupes étant ce qu’elle est, on l’avait gentiment enfumé le business man des Flandres. Mais de là à dire qu’il était dans une telle panade financière ! Je ne savais pas qu’il était en plein divorce l’avorton et chacun sait qu’une femme en colère, ça coûte cher, en plus j'avais vu la misère, une bourgeoise névrotique de la pire espèce, avocate de surcroît, le paquet en somme…Il était donc pris à la gorge et entrant petit à petit dans une inextricable nasse, il a du se dire, autant enfoncé un couteau de 12 centimètres dans la bedaine de ce fumier de Directeur de Programme avant de me barrer définitivement voire même de me jeter du haut d’une falaise. Seulement voilà, mes plans ne sont pas les mêmes, j’ai une femme, deux enfants sur qui je ne cogne que vraiment rarement, j’ai quelques bonnes adresses de bordels à Rotterdam, je suis en train de finir une cave où j’ai rentré il n’y a pas deux semaines des Cornas et des Chateauneuf-du-Pape de 1986 qui ne réclament que mon gosier épais, je viens même de payer un acompte sur un voyage estival à Orlando où j’ai prévu d’emmener les petits voir un dresseur d’orques se faire niaquer en direct…bref je n’avais absolument pas prévu de canner aujourd’hui, ça m’arrange pas du tout son petit commando là ! En plus je vais me faire buter là, devant la standardiste avec son pantalon en velours violet et son duvet roux/marron, ça sera ma dernière vision c’est un peu dommage, quitte à crever, j’aurais voulou choisir la vue, je ne sais pas la mer, la montagne, une finale de Roland Garros où il n’y aurait pas Nadal, un truc un peu insolite nom de bleu ! Enfin, voilà, le con m’a enfoncé par six fois sa saloperie dans le buffet et voilà que je mets un genou à terre en lançant un cri étouffé perdu dans les jappements de la standardiste…de toute façon quand j’ai ouvert le frigo ce matin et que j’ai vu qu’il ne restait que 3 centilitres de lait pour mon Super Poulain, j’ai tout de suite bien compris que ça allait être une belle journée de merde…Alors !
PS : Pour ma femme : « J’ai laissé deux paires de Loading chez le cordonnier, pense à les récupérer vendredi et à trouver un nouveau mari qui chausse du 42 et demi !
18:06 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2010
L'association des racistes anonymes
Cela fait maintenant deux mois que je participe aux réunions hebdomadaires des racistes anonymes. Cela m’a pris d’un coup, ou plutôt, si je devais être honnête, il y a eu un élément déclencheur, changement de responsable. Mon ancien responsable, blanc, plutôt athée mais élevé dans la tradition catholique, famille de six enfants, bon vivant, chemisette motifs années 80, bedaine, clin d’œil, cool, sympa. Mon nouveau responsable, déjà c’est une femme et en plus une beurette. Intello, sortie d’HEC, l’air sûr d’elle, très vindicative professionnellement mais attirée en son fort intérieur par des racailles en BM et boucles d’oreille qui reproduisent au lit les schémas pornos visionnés sur leur plasma géant de banlieue. Ce qui sous-entend qu’elle n’a jamais vraiment vécu la joie du classique missionnaire hebdomadaire dans le noir, préférant les prouesses vulgaires d’un métisse en pull-in avec du rap de la côte ouest en fond sonore mais passons. A force de rentrer chez moi et de passer en revue à son endroit, toutes les insultes désobligeantes à la fois pour les femmes et pour les arabes, j’en ai convenu : Je suis raciste. Or dans une société comme la nôtre où tout le monde est citoyen du monde et où tout le monde, main dans la main nous nous rendons à la CAF pour chercher les alloc, je me suis dit : « Mon Totor, tu devrais te faire soigner ! ». Et il est vrai que les réunions se passent plutôt bien, les gens sont étonnement décontractés. Il y a un ancien skinhead reconverti dans le bouddhisme, une femme d’âge mur ancienne DRH, un professeur passé du socialisme au national socialisme en moins de 3 ans dans un lycée du nord de Paris, un babacool parti 5 ans en Algérie qui est revenu un tantinet épidermique, un pied-noir de 81 ans qui ne pouvait jusque là boire de l'eau d'Evian et l’éternel antisémite qui ne lisait que du Pierre Drieu La Rochelle, du Lucien Rebatet ou du Louis Ferdinand Céline version Pamphlets et qui aujourd’hui peut regarder une émission d’Arthur avec Elie Sémoun, Elie Chouraquie, Gad Elmaleh, Michel Boujenah, Gérard Darmon, Alain Chabat et Philippe Lellouch sans sourciller, un véritable « Born again » comme il est dit aux Etats-Unis des anciens croyants qui retournent dans la grâce de Dieu. Personnellement ça va beaucoup mieux aussi, la collaboration avec Samia se passe pour le mieux, je peux rentrer dans un Mac Donald’s un samedi après midi sans prononcer une seule injure raciale, je peux même écouter Skyrock sans vomir, je peux même aller faire quelques pas de Zouk à « L’African Club » du bas de ma rue ou voir deux gays s’embrasser sans les fusiller du regard ni même baver du sang donc je pense que je suis en train de passer le cap et c’est tant mieux car sinon comment pourrais-je vivre dans cette société ? hein, je vous le demande ?…en revanche ils n’ont rien pu faire pour les roux et les chinois…Le responsable de l’association m’a dit que ça, ça pouvait être très long en revanche…
10:58 Publié dans Bons plans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.05.2010
Petite gloire...à ma mesure !
C’est aujourd’hui. Le plus grand moment de mon existence est là devant moi, mes jambes sont tétanisées, mon cœur bat la R19 Chamade, je n’ose. Je dois être couronné à 19 heures, il y a un protocole m’a-t-on dit. J’adore ça les protocoles. Petite chose molle et suspecte que je suis, je donne dans le protocolaire maintenant. Et vous me verriez, m’offrant un port de grand d’Espagne avec les belles manières, les grands airs et tout. Pour la Cérémonie je suis allé faire quelques emplettes dans la cité. Il est des moments où l’apparat compte autant que la circonstance comme les mariages, les enterrements, le premier coït crépusculaire et la cérémonie de tout à l’heure. Si ma mère, qui je l’espère doit bientôt mourir, pouvait me voir, elle en vomirait son sang de roturière. Et pour parfaire l’édifice voilà que je me suis fendu d’une chevalière aux armoiries d’une famille suisse dont je ne suis pourtant point issu et dont le blason y connaît une renommée certaine du côté alémanique puisque les courageux avaient planqué des familles entières de nazis fin 45 lorsque les malheureux étaient sauvagement pourchassés par des hordes de résistants alcoolisés. Mon très cher cousin qui outre sa passion pour déceler les sosies de voix et les jetés de bébés chiots du haut des ponts d’autoroute m’a dit cette phrase qui marquera à vie mon cœur d’agneau : « Tu ressembles à Tante Suzette, c’est tout à fait extraordinaire » suivi d’un « Oh cousin t’sais » et d’un crachat fluo sur la portière d’une 306, un litre 8 TDi préparée. Sachant que ma tante Suzette, nous ne l’avons guère connue, étant donné qu’elle est décédée scalpée par un 33 tonnes sur la départementale qui va de St Hilaire Cusson la Valmitte à St Férreol d’Auroure en 1968 alors qu’elle venait d’avoir 8 ans ! Bref, nous y voilà, le grand moment arrive tel un pure sang à la robe ivoire qui galope sur une plage de la Mer du Nord conduit par une Dame du Lac New Age avec deux piercing aux tétons servant de base à une magistrale gourmette en or avec le doux prénom de « CEDRIC» en gaëlique inscrit dessus ! Mais question somme toute inutile mais qui, pour la postérité, peut avoir son importance, que vient-on au fait couronner en ce petit vendredi de mai ? Et pourquoi moi m’interroge-je alors d’un sursaut réaliste dont la brutalité féroce fait écho dans mon cortex meurtri accusant du même coup toute la fêlure mystique qui va s’en suivre…Ah oui c’est vrai ma femme a organisé une cérémonie ironique en mon honneur m’ayant glorifiée du titre de Roi des Lâches...A chacun son Titre…A sa petite mesure...Mais, comme pour la Fête des Rois, s'il y a une couronne, même petite, en carton et écornnée et bien je prends quand même...
17:19 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.05.2010
En ce petit mercredi matin de mai : pensées et autres petits cris sans importance
Essayons de ne point traiter d’eschatologie en ce jour, devisons plus gaiement. De nature quelque peu bipolaire, j’alterne au gré de mes humeurs les billets dépressogènes et les bulles à l’humour plus conventionnel, aujourd’hui ai-je décidé de me laisser guider. Je suis là, en caleçon tenant dans ma main gauche une tasse à café pure arabica, l’air est doux, le soleil caresse de ses petits filets ma nuque encore ensuquée, il me faut me doucher, aller conquérir le monde, mettre une cravate d’homme libre et accompli, il me faut causer comme dans le grand monde et sortir des phrases toutes faites ; il me faut sourire et draguer les secrétaires au téléphone pour avoir un rendez-vous avec les Maires ou les premiers adjoints ; il me faut être tour à tour poli et narquois et laisser filtrer quelques sorties ironiques pour laisser transparaître quelques bribes de malice ; ça plaît ça, celui qui est mais qui n’est pas mais qui est quand même…pas à tout le monde mais dans l’ensemble ça plaît, c’est la génération "Friends" à qui je m’adresse, elle aime Chandler, la blague sympathique non assassine et les bons sentiments par lot de 3O chipos la barquette, elle aime les gens cools cette génération pathétique, elle aime le faussement décoiffé, la cravate pas vraiment mise, le semblant de barbe, petits clones sous i-pode distribuant de la musique anglaise branchée à la sortie du métro avant de se mettre au garde-à-vous promotionnel…génération fausse et approximative quelle est…et dire qu’il me faut encore l’affronter aujourd’hui et savonner mes deux macarons chauds qui ne demandent qu’à rester enfermés pour finir mon Zweig, dans moins de 20 minutes je serai comme un oignon dans une ratatouille, se fondant au milieu de ces légumes de l’immobilier qui mijotent dans leur jus de cuisson amer. Vivement que cette génération se mette à claquer à grand coup d’eau empoisonnée, cela dit, le pire n’étant jamais certain, je me demande à quel genre de monstre va ressembler la génération à venir !
08:35 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.05.2010
Le jour où on a buté Dieu...
La seule question qui vaille vraiment le coup de se poser est : faut-il se suicider ou non ? n'est-t-il pas ? Voilà ce qui hante l'Homme depuis des milliers et des milliers d'années...Que ce soit les stoïciens, Aristote, Pascal, Shakespeare, Kant, Dante Alighieri, Camus, Sartre, Cioran, Nietzsche ou Moundir de l'Ile de la Tentation et la réponse assez générale est non même si pour Moundir on ne peut que le regretter. Les justifications différent voilà tout. Pour Pascal, étant donné qu'on ne sait pas s'il y a un Dieu, autant parier dessus car au pire on aura eu une vie vertueuse, pour Nietzsche l'Homme est condamné à revivre sa vie éternellement, il se créé son enfer en quelque sorte ou son paradis; pour Camus, il n'y a pas de Dieu dès lors, contrairement aux Frères Karamazov de Dostoievski, il invite non à la débauche mais à la rebellion, au refus de l'absurde, pour Kant, la morale tend à l'immortalité, pour Jankélévitch, il faut tout simplement éluder la question, idem pour Epicure "Quand il y a vie c'est qu'il n'y a pas mort et quand il y a mort c'est qu'il n'y a plus vie"...Point à la ligne, moumoune tu peux mettre la Mégane au garage, sujet suivant...Personnellement j'ai une autre théorie qui vaut ce qu'elle vaut. Je pense que la vie a été créée par un dealer jamaïcain qui s'est gouré dans les dosages et du coup ce surplus de conscience nous colle au bifteak comme un étron de Labrador sous une Bexley neuve. Comme on avait rien de mieux à faire, nous avons fabriqué un Dieu et une légende qui va avec, la panoplie complète, les costumes et tout et puis comme au final ça nous a gonflé ben on l'a buté ! On a tué Dieu et tout ce qui l'accompagne, que reste-t-il alors ? L'Homme...seul face à lui-même pouvant dès lors bomber le torse, sans limite, autoproclamé, autosatisafait, l'Homme devient son propre Dieu, il se contemple et il peut se laisser aller sans entrave vers les pires gouffres intellectuels voire même l'absence purement et simplement de tout questionnement...le pire je crois n'est pas que l'on ait tué Dieu, après tout il avait sa part de responsabilité, le pire est qu'il est aujourd'hui une génération qui ne se pose même plus la question...elle est là cette génération, juste en bas de ma rue, effrayante et s'ils ne songent pas au suicide tous ces tatoués aux prénoms à usage unique sans angoisse de la mort, avec mon 22 et mes 3455 cartouches, ils feraient mieux de commencer à y cogiter sérieusement...
09:17 Publié dans Bons plans | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.04.2010
"TOUT EST ACCOMPLI"
« Tout est accompli » voilà, elle est là, LA grande phrase, la seule qui vaille, celle qui clôt le chapitre de façon ordonnée, claire, précise qui remet le puzzle en place et assure une réelle continuité. TOUT EST ACCOMPLI ! C’est admirable, tout de même une poésie pareille non ? Si on met de côté, le fait que cette phrase ait été prononcée par un juif pistonné avec un sérieux penchant pour les rassemblements de touristes en toges et claquettes à l’allemande, il apparaît indéniable que c’est la phrase d’un VRAI poète, magicien du propos, trois mots, simplement, tout est dit. Au fond, voilà ce que nous aimerions tous pouvoir prononcer quand on aura la rustine collée au plancher pour de bon, pour l’éternité, le pistolet rangé près de la pompe à pisse : TOUT EST ACOMPLI. Vous imaginez ce que c’est que d’avoir une vie sacrée par l’accomplissement. Imaginez-vous-même ce que représente la notion d’ACCOMPLISSEMENT. Je ne digresse pas sur la MILF névrotique qui se réalise en se tapant le professeur de Yoga quand je parle d’accomplissement vous l’avez entendu, n’est-ce pas ? Ni sur le cinquantenaire qui se remet à faire du jogging pour perdre ses quinze kilos de mariage et oser aborder la standardiste pour une partie de manège de 28 minutes à 85 € l’hôtel des artistes…non je parle du « TOUT EST ACCOMPLI » voyez, un ensemble qui sous l’œil acerbe de la mort certaine, apparaît d’une limpidité immaculée…Tout ce qui a été fait devait être fait, comme au tiercé, dans le bon ordre, dans les conditions dans lesquelles elles devaient se passer et de ce fait, le livre peut se refermer pour de bon avec l’assurance, la certitude d’avoir fait ce qu’il fallait faire, la bonne conscience du devoir accompli…Nom de Dieu ce que j’aurais les guiboles tremblantes au moment de la grande et saignante canante, madre mia ! toute la mélasse, pourriture pétroleuse aura été accomplie certes mais avec ça je n’aurais pas fait avancer la turbine ! Une succession de croûtes désillusionnées, des confusions, des allers et venus, des cris de clébard à l’entrée de la grotte, aboiements imbéciles et stériles, des fulgurances masochistes, un être rampant sévère, juge, triste, clown grotesque, sadique, un être d’une vacuité navrante, pervers, narcissisme de bistrot, menteur, inconsistant, stade anal d’un chiot sous sédatif, sans culture, gras comme un cochon qui baigne dans son pissoir…oh Dieu non « TOUT NE SERA PAS ACCOMPLI »…loin si loin s’en faut…Je chialerai nom de Dieu, gigoterai comme un têtard chaotique en suppliant, en bavant, en pissotant par le bout mes exactions, en suintant l’angoisse et le désespoir des gamins qui ont fait dans la couche en colonie de vacances…
17:03 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.04.2010
De l'art délicieux de la comparaison...
Quelques années ont passé…voilà que je me mets à causer comme mon vieux, ça fait bien voilà 15 années à y regarder de plus près…A l’époque, il était vraiment beau, je ne suis pas le genre à offrir ma pastille aux gars mais force était de le reconnaître, d’ailleurs les demoiselles ne s’y trompaient guère ! Il emballait l’ami Pierre-Jean, avec une certaine distinction en plus, pas un queutard de banlieue, non, dans un dandysme travaillé, il leur faisait la lecture le bonhomme, tout y passait Musset, Verlaine, Beaumarchais, Rimbaud, Apollinaire voire même quelques lignes de Sade, bien choisies les lignes pas les passages trop suggestifs ! Elles craquaient toutes et une fille quand ça craque, ça écarte, c’est ainsi. Du besogneux qui paye ses Malibu Ananas en Discothèque périurbaine, en passant par le primaire qui fait ronfler sa Mégane, au binoclard qui mise tout sur sa névrose, la question est la même : Combien de temps ça va me prendre avant qu’elle écarte ? Et lui, faut bien le dire c’était le Lucky Luke du lycée, c’est comme la Caverne d’Ali Baba, et lui le « Sésame », il l’avait trouvé et faut voir comment…Tout ça pour en venir au fait, ce matin, à l’angle de la rue Ste Marguerite et du Passage des Frères Montgolfier, qui ai-je croisé, le bonhomme ! Ouah ! Autant il y a des vieillissements qui complexent autant là, je me suis dit, il a eu raison d’en profiter le garçon parce que ça n’est pas aujourd’hui qu’il va jouer au petit ramoneur ! Faut avouer que trente kilos de plus au compteur, ça n’a jamais embelli le paquet mais fallait voir la dégaine du miteux, un vrai clodard le Pierre-Jean ! Il m’a raconté sa petite misère, sa décompensation, les hôpitaux psychiatriques, l’abandon des études de médecine…aujourd’hui il vit chez ses parents et il postule pour devenir brancardier mais sans résultat pour l’instant ! J’aime pas jouer aux enflures mais là, il m’a ragaillardi l’animal et pour des semaines avec ça, je me voyais sylphide et assumé d’un seul coup…Nietszsche avait décidemment raison sur toute la ligne, la comparaison, y’a que ça qui marche dans ce monde de dégueulasses !!
09:55 Publié dans Bons plans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2010
Un monde merveilleux, un monde sans client...
"Du porc, des huîtres, un siphon, du sang caillé… apportez-moi ça Geneviève, je suis à l’office là ! Si vous saviez ma Geneviève ce que les clients ont été difficiles ce matin…des monstres bordel de Dieu, des monstres, y’a pas d’autre mot…La première, une femme, la soixantaine je dirais, elle venait pour la succession de son frère, apparemment un type bien mais alors elle…à venir quémander les trois pauvres ronds qu’il avait accumulé comme ouvrier spécialisé chez Renault ! Mais c’est qu’elle m’en a raconté la frangine et sa passion pour les courses et qu’il ne suçait pas que de la glace et les grues qui venaient le visiter le week-end que ci et que ça…Bref quarante minutes elle m’a bouffé cette furie. Les clients comme ça, ça bouffe pas quarante minutes tout compte fait, ça bouffe l’âme, les tripes, le peu d’amour qu’il me restait pour mes congénères, ça vous ronge tout jusqu’à l’os des pourries pareilles. Une fois qu’elle s’est barrée la mégère, j’ai même nettoyé mes oreilles avec du vinaigre…fallait laver cette crasse ! Cela dit le second client n’était guère plus recommandable. Ah d’aspect rien à dire, pour sûr, un beau costume anthracite Hugo Boss, des chaussures cirées, une montre Reverso ce chez Jaeger-Lecoultre. Lui il venait pour me parler de son projet de divorce. Je schématise en disant combien ça va me coûter si je mets la vieille à la benne et que j’acquiers cette belle monture brésilienne, moins de 5000 kilomètres au compteur et 800 bourrins sous le capot ? Avant de vivre son grand amour, il faut compter un peu, beaucoup même, il faut faire des tableaux de partage et calculer les frais. Et oui ma chère Geneviève, bander ça a un prix comme le reste et après tout c’est assez logique. Une fois que je lui ai présenté la facture, à son regard, j’ai vite compris que la brésilienne resterait encore pour un petit paquet de temps dans la tranche 17h-19H, en porte-jarretelle dans les 4 étoiles…la présentation « officielle » aux gamins n’était pas pour demain ! Je ne juge pas Geneviève mais car ce n’est pas l’immoralité des gens qui m’exaspèrent c’est leur manque d’originalité, oui c’est ça, essentiellement ça. Quant à mon rendez-vous de 11H, là aussi j’aurais préféré m’en passer…un couple, dans les quarante ans…les deux profs…et puis les vrais, les purs et durs, ceux qui savent mieux que le professionnel, en toute chose, toute matière confondue. Ils venaient se plaindre d’un autre confrère qui leur avait fait un montage un peu litigieux en défiscalisation « De Robien »…au final, ils ne s’y retrouvaient pas, ils avaient eu un rappel fiscal et voulait savoir quelles étaient leurs chances de réussite en attaquant le confrère ?! C’est toujours pareil avec ces profs, ça fait des leçons de vie, des grandes phrases de gauche, ça veut éviter une « surimposition » et mettre de l’argent à gauche justement (« celui qu’on veut pas que l’état en fasse des écoles avec ! ») et si on perd, faut trouver un responsable de leur misère. Je ne le connais pas ce confrère là mais par principe j’y cogne pas dessus, même si je sais que la pareille n’est pas systématique, là encore ça n’est pas moral, c’est pour éviter de faire plaisir à ces pisse-froid. Je leur ai dit que les chances d’aboutir étaient nulles et que s’ils signaient des choses sans en mesurer toutes les conséquences, ils devaient demander chacun une mise sous tutelle ou curatelle renforcée…elle hurlait tellement que c’est moi qui suis sorti du bureau, je l’entendais brailler alors que je me fumais un clopon dans les archives…ils me cherchaient les rats…ils ont fini par partir…alors voyez jeune ‘Viève, vous viendriez avec quelques victuailles, votre tenue de Jeannette et vos bottes en fourrures, ce serait formidable…en plus ma femme ne rentre qu’en fin de soirée…"
15:36 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.04.2010
LE PETIT RAPT ILLUSTRE
Bonjour,
Je fais juste ce petit message pour vous inviter à découvrir un petit magazine satirique : « Rapt et Le Petit Rapt Illustré » un Journal gratuit destiné essentiellement à le feuilleter calmement le séant bien posé sur un Jacob et Delaffon et pouvant être utilisé en cas de pénurie de Moltonelle épaisseur triple.
En outre, le petit Rapt Illustré s’illustre également désormais sur la Toile où votre serviteur a offert son plus beau jeu d’acteur pour soutenir également la noble cause de l’engament militaire, dans la marine nationale plus exactement.
N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires même acerbes car comme disait Nietzsche le soir chez lui à sa femme : « Tu veux vraiment que je bouffe ta saloperie d’osso bucco dégueulasse, tu préfères pas qu’on se commande des sushis plutôt ? »
Bien a vous.
Victor Motraz
la campagne de pub pour la marine nationale :: http://www.youtube.com/watch?v=4kwKTHryg84
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14:45 Publié dans Bons plans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.04.2010
Je comprends...
Je jonchais de mes yeux salis cette poisse environnante éclatante de crasse, débordante, souffreteuse, absorbée par sa décadente perfidie, son immédiate médiocrité quotidienne, qui fait mal au fondement, d’une lourdeur infinie presque irréelle. Lui, seul, pétri dans sa colère, vide. Elle, vieille, poussiéreuse, angoissée, lèvres pincées, craintive. Les enfants crachant. Le monde autour. L’existence résumée dans cette scène d’autobus. Je somnole et à cette vue, je regrette l’instant où j’ai ouvert une ébauche de paupière. A cet instant je comprends tout, la drogue, l’alcool, les salles de fitness, l’obésité, les excès de vitesse, l’anorexie mentale, les dépressives shootées au sommeil, les travailleurs irraisonnés, le yoga, le bouddhisme, les grévistes, les ravis de la crèche, la pétanque, les mondains, les punks, les clochards insoumis, les racistes, les contrôleurs fiscaux, les anti-racistes intolérants, les communistes du développement durable, les pollueurs non payeurs, les sionistes, les illuminés raéliens, les révisionnistes, les terroristes caucasiens, les inconditionnels de Guillaume Mussot, les végétaliens, les personnes participant aux émissions de télé-réalité, la pédophilie en famille, le jambon de la mer, les pizzas sans fromage, les croutonneux, les collectionneurs de calcaire, Cauet, Arthur, Anne Roumanoff ? Qu’y a-t-il d’autre à faire dans un monde où la seule véritable ambition est d’en finir au plus vite que d’être un abruti fini avec un but abscond ? Les choses que j’ai plus de mal à comprendre ce sont les gens qui ne boivent pas ! Qui ne se droguent pas…qui ne s’évadent pas…les gens ancrés, tel un fer à cheval, à cette réalité morbide… j’avoue que cela m’épate. La seule réponse humaine est la fuite, à force de pourquoi ? à raison de mille comment ? On cherche par tout moyen l’échappatoire « est-il s’il vous plaît Monsieur le Dieu qui n’existe pas de me sortir de cette saloperie ? Comment appelez-vous ça ? La Duvel ? Très bien ça la Duvel…beau nom pour une évasion ! »…les gens qui apprécient apparaissent selon moi ou bien très forts…ou bien très cons…dès lors si le monde n’est selon Jean-Mouloud Nietzsche que « volonté de puissance », il n’est donc a contrario « qu’un perpétuel aveu de faiblesse.. »…j'ai de par ce syllogisme une vague idée de la réponse à ma question...CQFD...
15:58 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
17.03.2010
Je demande simplement une petite vérification et voilà, c'est le Bronx avec la dame
Je vérifierai. Non non écoute, je ne demande qu’à te croire mais je préfère vérifier. Quoi ? Si bien sûr que je te fais confiance mais j’aime autant lire de mes propres yeux le truc et comme ça, bon ben moi je suis rassuré et voilà… en plus comme ce que je vais lire ne va faire que confirmer ton propos, j’aurai encore plus confiance en tes lumières la prochaine fois. Tu comprends ça quand même, non ? Quoi c’est insultant ! De quoi, vérifier ? Tu trouves vraiment insultant le simple fait de juste voilà quoi, faire confirmer tes dires. Tu sais on dit souvent, deux avis valent mieux qu’un et bien voilà, j’ai ton expertise, je demande simplement une contre expertise. Non je n’emploie pas mes termes d’assureur militant, je t’explique. T’es vraiment agaçante à prendre tout au pied de la lettre comme ça, non franchement, t’étais moins comme ça quand on s’est connu, j’ai l’impression non ? Ou c’est déjà que j’avais vraiment envie de baiser je sais pas !! Déjà t’avais quelques 25 kilos de moins, tu pouvais faire du top-less sans que les gamins se mettent à chialer, t’étais moins, je sais pas comment on dit…si voilà, t’étais moins vieille et j’ai même l’impression que t’étais moins cruche, moins conne, moins vulgaire, moi connasse, moins radasse, moins chouineuse, moins ta mère en définitive. C’est marrant comme ton QI évolue de façon inversement proportionnelle à la taille de ton futal…Alors t’arrêtes de te vexer pour des conneries, tu me laisses faire la contre-expertise, TAC c’est vérifié, moi, ben voilà je suis content et puis tout roule. Je continue de rentrer maison le soir une à deux fois par semaine, je tartine un peu la collègue le reste du temps, je te laisse 3, 4 tickets-resto pour le tout venant de la semaine, je te laisse la télécommande universelle pour la journée de la femme, je te sors en Ville à chaque solstice, terminé bonsoir…Tu sais comment on nous appelle en Ville dans les repas mondains : "Les Dream sellers", oui les vendeurs de rêve…hop hop hop si tu recommences avec cette vague histoire de baigne…enfin putain cette semaine là, je perds ma mère, on me menace de licenciement et Razak Boukari qui loupe sa frappe à 6 mètres…putain ça faisait chargé, en plus t’y mets une quinzaine de mousses et quelques cachetons un peu punchis, bon ben c’est parti tout seul…Oui avec un mini coup de savate…ça fait juste 15 fois qu’on en parle ça va…le temps a coulé sous les ponts !! Oui deux mois !! Tu sais combien ça fait deux mois pour les clébards ? Bon écoute, j’en ai marre, je vais faire ma vérification et c’est bon. Tu me passes les ciseaux qui sont devant toi s’il te plaît ?! Ben pour lui couper une mèche…C’est soit ça soit la salive ou le sang, tu veux que je l’entaille ce merdeux…Ecoute, t’es blanche, je suis blanc, nos autres gamins aussi, lui on dirait le petit moustachu dans « Les Cités d’Or », je suis désolé mes olives ne contiennent pas de gènes de chicanos…Alors oui il a 16 ans, d’accord, ça fait déjà trop de temps que je nourris cette tâche, je check tout ça et dès le retour, on le renvoie chez les Aztèques, il ira faire pousser sa moustache dans ses forêts et tout le monde y trouvera son compte…Et puis, toi qui a du lever la patte pour un putain de portoricain, ben si tu l'aimes tant que ça, t'auras qu'à partir avec...comme ça moi j'aurai plus devant la tronche ni sa sale gueule de tortillas ni ton gras double menton ! Putain y'a pas marqué "Ol del passo" sur le paillaisson bordel...
15:23 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.03.2010
Une drôle d'histoire arrivée à ma vieille à mon retour du petit marché
Curieusement, voilà comment cette étrange histoire est arrivée. Bon Dieu, c’était le jour de mes gentils bazars. Il n’y a pas que des petits bazars d’égoïste d’abord, et les petits beurrés pour la vieille et quérir un dépanneur pour le sacro-saint sèche-linge… pour le reste, je reconnais qu’il s’agit surtout de minutieuses petites attentions que je me réserve en partant chercher mon hebdo. J’y ai droit. C’est mon petit caramel du samedi matin, le reste du temps c’est pour la vieille. Les petits enfants nous ont acheté un téléphone portable. Des nèfles ! Jamais je ne prendrai avec moi cette saloperie, surtout dans ces envolées voluptueuses, dérobées au reste de la bourbasse. J’ai connu la deuxième Grande, face à l’ennemi, le principal va-tout c’est justement de ne pas se faire repérer. Il m’arrive même de m’accouder pour un demi frais ou un jaune mais je ne reste pas et n’en prends jamais plus d’un. Les gars du comptoir ne comprendront jamais la délicieuse subtilité du plaisir et se contente de l’ivrognerie lugubre. D’ailleurs je ne leur parle jamais aux poches, je n’ai rien à leur dire et quand je cause, c’est souvent pour leur parler de mon mépris. Je me contente dorénavant de lever mon verre à leur attention avant de leur tourner définitivement le dos. Je vais aussi sentir les livres de la libraire Folbriot, parfois même j’en rachète un car je vais toujours chiner dans les classiques et avec la vieille, faut voir notre bibliothèque, une sacrée. Après je vais goûter les fromages de tête au petit marché et les Picodons de la mère Gerbosie j’achète mon canard et vers midi, je rentre chez la vieille. Samedi, c’est généralement gigot accompagné de ses lingots. J’ouvre la porte d’entrée, ça sent la mort mais pas le gigot. Et je vois la tête de ma vieille mais uniquement ça, la tête. Décapitée. Pour une fille d’ouvrière finir comme une nobliau fin XVIIIème c’est un comble. Et le reste, c’est où le reste ? Je fouine dans tous les recoins, pas de petit corps serré dans une robe de vieille, juste un petit mot : « Si vous voulez revoir le corps de votre femme, envoyez vos dons ! ». Signé : « Emmaüs ». Je savais qu’ils étaient dans la dèche les fumelons mais de là à passer aux méthodes colombiennes... J’ai pris mon chéquier et j’ai envoyé un peu plus de trois cents euros aux bonnes œuvres. Deux jours après, on me renvoyait le corps de la vieille. Fallait pas rêver que je me disais, à mon avis elle est cannée, on ne peut décemment vivre sans tête. Pendant ces 48 heures j’avais conservé sa trogne dans le bac à légumes du réfrigérateur. J’ai retiré le persil plat qui s’était niché dans sa truffe et lavé ses cheveux tout imprégnés de l’odeur d’oignons blancs puis j’ai fixé maladroitement sa tête sur le corps fraîchement livré…sans trop y croire pour être tout à fait honnête…Et puis j’ai recousu le tout avec du fil de couturière trouvé dans les affaires de la vieille. Et bien, deux, trois minutes plus tard, vas-y qu’elle se mettait à cligner des yeux et à reprendre connaissance…La bonne nouvelle c’est que j’avais retrouvé ma vieille, les deux mauvaises, d’une que je n’avais pas eu mon gigot et deux que j’avais épousé C6PO bordel…
10:04 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.03.2010
JE VEUX DEVENIR AMBASSADEUR CETTE ANNEE
Comment devient-on ambassadeur ? Y-a-t-il une « Nouvelle star des ambassadeurs ? » ou un « Ambassador’academy ». Je souhaite ardemment devenir ambassadeur et ce pour plein de raisons. Déjà la gratte. Et oh ça palpe combien un ambassadeur ? Hein ? Je suis persuadé que ça va tirer au minimum dans les 8 ou 10 mille net par mois. Et puis ça dépense rien en plus un ambassadeur, ça passe sa vie dans des apéritifs mondains dans des grands salons à bouffer des petits fours de grands traiteurs et des Ferrero Rocher en veux-tu en voilà. En revanche, ça peut pas trop tiser un ambassadeur. Oui, on s’attend à voir un homme assez classe, flegmatique qui peut entretenir une conversation de salon assez soutenue que ce soit dans la politique, l’art, le commerce international, l’histoire, la géographie, les sciences, l’architecture, l’industrie, la philosophie etc…alors si t’arrives avec ta gueule plaquée avec tâches rouges, suspectes et éparses, sentant la vinasse avec des élans de phrases « toutes faites » un tantinet machistes et teintées de xénophobie latente, genre : « Dis donc elle se magne la bédouine qui pue la transpi de me remplir mon cruchon de Sangria ouai ! » ou « C’est marrant chez ces noirs ce besoin de se reproduire ! Honnêtement si tu gagnes pas ta vie tu ponds pas 15 mouflets si ?! » ou « Le problème des irlandais c’est surtout leur couleur de cheveux, moi une fois j’en ai limée une et ben c’est triste à dire mais putain elle schlinguait de la fiarde ! » voire même un léger « c’est bien les niaqués ça, tu les vois pas arriver, ils te foutent un « Fleur de Jade » au rez-de-chausée et 3 ans après t’as rien vu venir, ton voisin de pallier s’appelle Chang et ta gamine se fait gratter dans la cour par un jaune ! C’est fourbe le chinetoque, enfin ils n’empêchent qu’en ping-pong ils dégainent les fumiers ! ». Voici typiquement le genre de phrases que nous n’attendons pas d’un ambassadeur et c’est bien naturel. Il est sensé représenté à l’étranger la grandeur de la France, pays de lumière avec les droits de l’Homme et toute la merde. Donc je me sens prêt, j’ai relu Rousseau, Diderot, Voltaire, Montesquieu (en profil j’avoue putain sinon j’ai même plus le temps de me siffler une Suze devant Motus) et j’ai envoyé mon CV.
A l’attention du Minsitre chargé d’employer les ambassadeurs,
Monsieur le Ministre,
Voici mon CV pour devenir ambassadeur, j’étais un peu dans le commerce et mon contact clientèle est pas mal réputé sur la région BRON (secteur Grand Sud), après j’ai été en feuille pour des raisons qui vous dépassent mais là le Jean-Do se remet en scelle et entend bien être carriériste avec les crocs car il en a marre de manger des conserves dans son T2 de banlieue.
Et ouai Monsieur le Ministre, tout le monde dit que je ressemble à un clodard mais le Jean-Do c’est un putain de Winner qui cache son jeu.
Donc contactez moi et on se verra à votre ministère ou alors un entretien au Bristol (un peu arrosé, on est entre hommes) me conviendrait bien si je sais que c’est l’Etat qui raque (je crois qu’on s’est bien compris, entre gentlemen).
Bien gentiment et dans l'attente de votre réponse rapide.
Jean-Do
PS : Vous pouvez m’interroger sur « Zadig » de Voltaire, je suis pas si dégueu.
CV
Jean-Do
Coordonnées : 06 58 74 78 75
Situation pro : Pour l’instant au chomedu (en feuille comme dit ma femme)
Mobilité géographique : Mobile
Situation familiale : Célibataire (merde j’ai pas mis « en feuille comme dit ma femme » la ligne au-dessus, je sais plus !)
Disponibilité : Disponible (après le mondial si possible)
Prétention salariale : de 8 à 10 plaques net (je parle en euro là) avec les buffets gratos
11:21 Publié dans Bons plans | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.03.2010
Ma soirée dans un restaurant indien
Il était 20H14, je m’installe au Punjab, une table de deux près du radiateur. A peine assis, j’interpelle le serveur « Une bière s’il vous plaît ? » « Indienne ? » me demande l’obligé. « J’ai déjà la chiasse autant finir le boulot » lui ai-je répondu et puis après tout, je ne suis pas entré dans un établissement indien dans un objectif de calbute immaculé ! J’aplate une petite dizaine de mousses, commande un poulet tandoori, un curry d’agneau avec un cheese nan et un Croze Hermitage, sors un livre porno « spécial rapports épicés » et savoure mon vendredi. Tout à coup, quelqu’un rentre dans le restaurant. Je le regarde avec méfiance. Il s’installe et à la façon qu’il a de poser sa malette sur la chaise libre à côté de lui, je comprends que c’est un Pangol et visiblement un de la nouvelle génération. Le serveur arrive et cette saloperie de Pangol commande comme moi, c'était à prévoir... bière Indienne qu’il s’enfile comme des fraise tagada, le poulet tandoori, le curry d’agneau, le cheese nan, le Croze Hermitage, tout y est. Il sort son magasine, un porno « spécial copulations pimentées ». Il n’y a plus aucun doute à se faire là-dessus, une saloperie de Pangol trône à moins de 2 mètres de moi. Putain ça me fout des frissons dans le dos…La porte s’ouvre à nouveau, c’est mon pote « Le Suisse » qui avait dit me rejoindre pour le dessert. Mais qu’y a-t-il de plus risqué que de prendre un dessert dans ce type d’endroit ? Hein ? Avaler 8 litres de méthanol au dessus d’un bec de gaz ? Le serveur apporte des graines de porc à l’huile de colza baignant dans un sachet de gravas, le tout inséré dans un pot-pourri parfumé au sésame, bref, on lui fait remballer sa mort aux rats (je vous rappelle que les indiens boivent l’eau du Gange sans crever, ça explique deux trois trucs quant à leur métabolisme de dégénérés) et on commande des digestifs en pagaille. Il me demande comment ça va, je lui explique que je panique car j’ai la pénible sensation de bouffer à côté d’un Pangol. « Qu’est-ce qu’il te fait dire ça ? » me demande le Suisse. Je n’ai pas le temps de finir ma phrase que le Suisse dégaine un FAMAS de sa pochette en daim et refait toute la façade avant du Pangol à raison d’une petite rafale de 41 balles. Une gerboise jaunâtre est immédiatement projetée sur le mur et son corps, tel un têtard continue à bouger 2 minutes avant arrêt définitif. Le Suisse me demande : « Et alors ces vacances dans le Jura ? ». « Bien mais froid » lui dis je en finissant de saucer un fond de sauce curry avec un bout de cheese nan froid. Il m’a ensuite parlé de sa relation houleuse avec son berger allemand qui fait une dépression canine suite à sa thalasso aux Seychelles, ses problèmes avec sa mère qui a une infection au téton suite à une volonté de se le faire piercer pour faire une surprise pour les 60 ans du père, bref nous avons discuté 2 bonnes heures. Le serveur nous a apporté une addition efficace et moins épicée que ses mets. J’ai payé en chèques vacances, le Suisse a gravé sur la table un symbole en gaélique avec son couteau qui signifie textuellement : « Je paierai dès que mon clébard reprendra le goût à la vie », nous avons pris 2 places pour « La Princesse et la Grenouille », le Suisse a uriné sur sa chaise, je lui ai serré la main et suis parti finir Avatar dans la salle d’à côté, en partant j'entendais le Suisse cracher sur les deux lesbiennes qui étaient derrière nous. Ça fait du bien de passer des petites soirées comme ça, à refaire.
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