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mercredi, 31 janvier 2007

LA SOLITUDE

La solitude et surtout l’acceptation de la solitude voilà deux choses des plus techniques. Certaines choses semblent d’une évidence absolue quand on les fait à deux et beaucoup plus surprenantes quand on les pratique seul. J’en prendrai pour exemple, savoir :

- aller boire un verre après le travail,
- aller dîner au restaurant,
- partir en voyage,
- faire du tandem,
- jouer au Ping-Pong,
- se parler et même se raconter des blagues,
- se draguer,
- faire du pédalo au milieu d’un Lac qui s’appelle « Le Lac des Amoureux fous qui n’en peuvent plus et qui n’ont qu’une envie c’est de rentrer »,
- jouer à saute-moutons,
- ….

Il faut donc ne plus avoir peur d’affronter le dictat de ses couples méprisants qui vous regardent l’air de dire « Le pauvre, il me fait de la peine ! » et s’épanouir pleinement dans sa solitude. Parce que la solitude, si on analyse un tant soi peu le problème, au fond, on la recherche un peu. Bon je ne dis pas ça pour les vieux veufs ou les vieilles veuves qui n’étaient plus en âge de refaire une vie – Mais dans les autres cas, il faut aussi s’avouer que inconsciemment, la solitude est une réponse à bon nombre de nos problèmes.
Donc Mesdemoiselles, Messieurs, sortez et enorgueillissez-vous de profiter de ces instants en solitaire. Qui a dit que le monde devait se vivre à deux : Stone et Charden, Sheila et Ringo, Abot et Costello, Tom et Jerry, Sigfried et roy, Villeroy et Bosh ?!!! Non, regardez il suffit de prendre plein d’exemples à qui la solitude a été salvatrice : Marilyn Monroe, Dalida, Lova Moore et Paul Préboist, Mike Brandt et Jimmy Hendrix…ou peut être pas…

L’autre jour, je suis descendu en ville, main dans la main avec moi-même, en faisant du lèche vitrine devant tous les magazins qui annoncent la St Valentin, je suis allé me prendre un cocktail à base de champagne (vous savez les coktails avec la petite ombrelle) en trinquant seul contre le pot de fleur présent sur le comptoir, je me suis ensuite fait le menu dégustation spécial couple avec un dessert à base de gingembre en me déclamant de la poésie romantique (Ronsard, Goethe, Murielle Montosset), excité comme une puce après le gingembre, je me suis fait l’amour toute la nuit en écoutant du Barry White, au petit matin, je me suis levé discrètement pour aller me chercher des croissants et je me suis apporté le petit-déjeuner au lit, je me suis fait plein de bisous dans la glace pour me remercier et je suis reparti en ville me faire des cadeaux.
Alors, elle est pas belle la limonade hein ?!! Et c’est qui le plus heureux, hein, je vous le demande ?!! Bon ça reste les autres bien sûr parce qu’ils n’ont pas besoin de se morfler 12 Prozack, 6 Temesta et 5 Lexomil pour le faire mais le résultat est là…
Bon pour la Saint Valentin, je me fais livrer une pizza et je m’enfile un pot d’Hagën-Datz noix de macadamias devant un film de Kung-Fu, parce que là, ça commence à me courir un peu quand même…surtout pour le Ping-Pong...

mardi, 30 janvier 2007

Le Poker

Avant, quand on se réunissait les samedis soirs avec les copains, chacun amenait son pyjama en pilou, sa casquette de Davy Crocket, un pack de 4 bières et une cassette video d’un film d’horreur style Evil Dead 2, parce qu’avant on trouvait tous normal de passer des soirées comme des américains du Wyoming alors qu’on était de Rive-de-Gier. Il n’y avait pas le chalet au bord d’un lac mais une maison Bouygue avec une piscine gonflable dans le jardin et les Marsch-Mallow au feu de bois se transformaient en Granolas fondus près du radiateur électrique. Mais jusque là, il n’y avait pas de jeu d’argent si ce n’est Tanguy qui répétait invariablement qu’on pouvait toucher le poireau qu’il avait sur l’omoplate moyennant 25 francs. Moi, je ne pouvais jamais le toucher parce que Tanguy il avait jamais la monnaie sur 100 francs et que j’aurais pour le coup trouver curieux de lui toucher 4 fois le poireau si vous me permettez l’expression. Bref, après les soirées c’est devenu 4 packs de 12 bières par tête sans la cassette vidéo (si ce n’est une cassette pornographique que nous prêtait le vieux Marcel – retraité sans enfant qui avait une collection impressionnante de films pornos et d’animaux séchés – en y repensant il était même peut-être un brin malsain le vieux Marcel – d’ailleurs on la retrouver mort étouffé par une loutre séchée en bord de national – mais la police n’ayant pas trop le temps de s’en occuper comme c’était en période de fête ils ont conclu à un accident domestique) et on parlait des filles bien sûr. Moi, comme je mesurais 1m 28 pour 83 kilos, les filles j’avais pas mal tendance à en parler au futur mais en tous cas chacun y allait de sa petite anecdote. C’est comme ça que j’ai su que Sébastien Galziano avait pu toucher le pubis de sa cousine devant US Marchal lorsqu’il était parti fêter la Noël au Grau-du-Roi et que David Batiardin s’était fait toucher le « Pipi » par la jeune fille opère (« aux pairs » comme il la nommait délicatement) à la piscine municipale de Gruchi. Bref, vous voyez ça n’allait pas bien loin. Puis le temps est venu d’aller en boîte de nuit où nous retrouvions des jeunes filles au look des « années collège » avec des coques sur la tête et maquillées comme mes feuilles d’impôt. Nous c’était la classe, bottines Bickers, ceinturon Harley, jean noir, chemise de bûcheron et une coupe de cheveux à la Hartley Cœur à Vif, à négocier les tickets-conso avec les filles en échange d’un tour de périph’ sur un Bi-Wizz débridé. Mais là encore, il n’y avait pas d’histoire d’argent. Aujourd’hui mes amis, tout a bien changé, on arrive toujours avec une dose d’alcool de quoi alimenter toutes les boîtes de la plaine, mais on ne parle plus des filles que pour dire « Qu’est qu’elles nous emm…., ou « pu…, c’est pas possible ce qu’elle me casse les c….. » ou « on est pas mieux entre potes plutôt qu’avec ces c….. » - enfin on a gardé la classe du Wyoming quoi ! et on joue au Poker. Au Texas Olden plus exactement. Et là, je peux vous dire que je suis prêt à allonger 40 € pour voir si Tanguy nous cache pas une paire d’as derrière son poireau. Avec le Poker, j’ai pu découvrir la véritable personnalité de mes potes de toujours et je vous assure que c’est pas beau à voir. Les parties durent entre 4 heures et 7 ans et demi et le plus accro se fait toujours rincer au 1er tour. Et moi je mets toujours mon tapis avec une paire de 5 et me fait éliminer en second. Au final les 2 derniers sont toujours les mêmes et le gagnant, c’est toujours le commerçant. Mais aujourd’hui, on a trouvé la solution, parce comme on se réunissait tous les vendredis et que c’était toujours la même chose, on a décidé de ne plus se réunir donc on ne se voit plus. On fait dorénavant directement un virement tous les vendredis sur le compte de notre pote.
Avant je connaissais sa vie, ses angoisses, ses envies maintenant je ne connais de lui que son code guichet et son numéro de compte. Je vous le dis moi, le Poker a changé nos vies – Merci Patrick…

L'Homme pris individuellement n'est-il pas toujours sympathique ?

Avez-vous déjà trouvé que tout le monde pris dans son individualité est sympathique. Ce qui amène à se poser deux questions, savoir :
- soit tout le monde est vraiment sympa mais se camoufle en troupeau derrière des apparences arrogantes et profondément antipathiques,
- soit il n’est possible de reconnaître véritablement le caractère de quelqu’un que lorsqu’il est en groupe.
Alors dans un premier temps, il reste à expliquer pourquoi bon nombre de personnes se comportent de manière complètement différente en groupe et individuellement ? La réponse selon moi est assez simple : la confiance en soi ! Ah ce satané manque de confiance en soi qui pousse les individus à faire des choses qu’ils regrettent par la suite.
Et bien là encore, c’est assez basique, lorsque vous êtes seul avec quelqu’un, il sait que vous vous adressez à lui, il a le temps de vous cerner un peu voir ce qui va vous plaire ou non. Il ne se pose pas la question de savoir si vous préférez dialoguer ou regarder un tel ou une telle, il est donc en confiance « relative ». Alors qu’en groupe, il faut exister alors soit il faut parler plus fort que tout le monde, soit se mettre avec les gens les plus influents, soit se mettre avec les « daubeurs » qui sont un peu intouchables vu que tout le monde les craint, soit faire celui qui parle très peu ou du moins jamais pour ne rien dire etc…etc…Et c’est à ce moment là que se met à transpirer ce qu’est vraiment la personne.
Yann Moix disait l’autre jour chez Franz-Olivier Gisbert : dis moi ceux que tu aimes et je te dirai qui tu es – je préciserai dis moi ceux avec qui tu es et je te dirai qui tu es. Le choix de ses amis comme celui de son comportement social n’est jamais simple et est bien plus révélateur que tout ce que vous pourrez dire par la suite.
Si un jour vous venez de rencontrer quelqu’un dans la rue et que vous êtes irrémédiablement attiré par lui ou elle – demandez lui d’abord de faire une soirée avec ses copains et ses copines et ensuite vous pourrez envisager une sortie au restaurant. J’en veux pour preuve mon expérience personnelle où j’ai malheureusement eu le tort de faire l’inverse. Le restaurant s’est bien passé, nous sommes allé boire un verre dans un endroit chic et ensuite je l’ai embrassé au bas de son perron (comme dans un film américain avec Meg Ryan). Puis ensuite deux semaines plus tard est arrivé la fameuse présentation avec les sœurs et les copains-copines – J’avais l’impression de me retrouver à un concert de Justin Timberlake pour ce qui est de la conversation des filles et à une réunion de Tuning –parking Carrefour pour les hommes qui faisait cuir des poulets derrière une moto de laquelle sortait des flammes de 2 mètres. Ensuite ma « promise » s’est moquée devant ses copains-copines de mes goûts en matière de film et que le dernier Woody Allen (en l’occurrence Match Point) était, je cite « débile comme à chaque fois ». Ce qui m’a choqué ce n’est pas tant qu’elle trouve le film débile (alors qu’elle a l’intégrale des Sauvez Willy dans sa filmothèque), que le fait qu’elle dise comme à chaque fois alors qu’il est difficile de dire qu’il s’agisse d’un Woody Allen justement car son approche du sujet est radicalement différent dans ce film – que surtout le fait qu’elle n’aurait jamais fait ce type de réflexion si nous étions seuls au restaurant.
Individuellement elle était juste un peu cruche – prise dans son groupe, c’était une véritable plaie d’Egypte. Voilà pourquoi il est nécessaire de toujours resituer quelqu’un dans son entourage ou alors de faire un très bon contrat de mariage…

lundi, 29 janvier 2007

MON VOISIN EST UN CANARD

Alors que je rentrais chez moi un vendredi soir d’une soirée bien arrosée (c’était l’anniversaire de Martial, mon coach professionnel qui m’a permis de reprendre confiance en moi et de pouvoir affronter le fait d’être mono-testiculaire, fan de Larusso et insomniaque depuis qu’on m’a révélé que des machines pourraient un jour construire des machines et qu’il existera des machines à fabriquer des machines qui fabriqueront des machines à fabriquer des machines – Bref mal en point depuis la sortie de Matrix vous l’imaginez) – je rentrais donc comme d’habitude dans un léger smurf arrière. Et je m’apprêtais à insérer les clefs dans ma serrure quand mon voisin sortît de chez lui. Il mesurait 27 centimètres de haut environ, il était recouvert de plumes blanches et marrons et avait une sorte de bec orange de laquelle sortait un énorme cigare cubain. Il secoua le bas de ses reins et me demanda dans un accent du Sud-Ouest si ça me ferait plaisir un de ces 4 de venir manger le confit chez lui. Je répondis machinalement que oui, je me frottais les pattes contre la moquette rouge de l’entrée en desserrant le nœud de ma cravate américaine et ouvrit la porte doucement avec mon crochet de boucher (que je garde en permanence dans la poche de ma côte de maille – la confiance ça se gagne peu à peu mais les ustensiles moyenâgeux accélèrent la formation selon Martial). Je mets alors ma Cap en cuir à l’effigie de Georges Michael et me couche en position foetale sur mon canapé en zèbre (l’assemblage Chanteur de Rock-animaux de Safari a un effet apaisant sur mon sommeil pense Martial). Et là, je ne sais pas si c’est ses amis castors ou alors les faisans qui ont commencé leur java mais alors un boucan d’enfer (comme dirait Renaud entre deux suzes), une véritable basse-cour. Alors du coup vous imaginez : impossible de dormir. Martial me conseillant l’affirmation du « Moi » par le fait de se faire respecter ; je suis ses conseils à la lettre et sors pour dire à mon voisin d’arrêter ce vacarme. Et là il était debout sur la barrière de l’escalier, en cock-ring, se versant du Malibu sur les plumes en chantant « La Musique » de Nicoletta. Alors, je n’y vais pas de main morte et je lui dis : « Monsieur CHICANDIER faut arrêter les bêtises maintenant – on stoppe la stéréo, on remet les vêtements et on rentre se coucher ». Je pars et claque la porte pensant faire mon effet et ben pensez-vous 10 minutes plus tard il entonnait le générique « d’Arnold et Willy » en se trempant le sot-l’y-laisse dans la vodka-pomme. J’ai fait ce que j’avais à faire et Martial me la confirmé, j’ai sorti mon fusil mitrailleur 16 mm et je l’ai tiré comme un pruneau mon voisin- en lui disant que je ne pensais pas me le faire si rapidement le confit. Bon il se trouve que la police après analyse a tiré la conclusion suivante : la schizophrénie, les tranquillisants « maison » de Martial et l’alcool ne font pas bon ménage – vous imaginez, en somme, j’aurais tout inventé quoi, enfin mon cerveau aurait mal jaugé la situation plutôt. Mais moi je sais que je ne suis pas fou…mon voisin de cellule est un lapin et j’adore le civet…ça va aller vite c’est moi qui vous le dis !!!

La philosophie des lumières

Quand on analyse la situation, quel est donc le problème ? je vais vous le dire moi le problème, l’homme est condamné à s’interroger sur sa condition en tant qu’individu, donc il se compare et contrairement à ce qui disait Nietzche, cela ne le rassure pas du tout. Mais que s’est-il passé ? A la base, l’Homme, il travaillait la terre, le soir il rentrait fatigué d’une journée de travail harassante, il mangeait en 20 minutes des soupes avec de gros morceaux de pain et il allait ronfler dans sa couche. Une fois tous les 18 mois il pratiquait l’acte sexuel avec son épouse (on se doute bien que l’orgasme de cette dernière ne devait pas être sa préoccupation principale) – comme ça, les enfants devenaient autant de bras en plus pour travailler la terre. Et voilà, tout fonctionnait à peu près parce qu’on ne lui laissait ni doute et surtout ni choix.
La philosophie des lumières a alors mis en exergue une part de l’homme abominable : la pensée et le fait de s’interroger sur sa condition. Cette époque a créé un schisme entre l’homme et sa classe, l’homme devenant alors individualiste - donc très exigeant quant à sa manière de vivre. Il ne doit plus simplement manger il doit manger bon, il doit évoluer, il doit se sentir important, il doit posséder, il doit parler, en somme il doit être heureux et même la femme maintenant a le devoir de jouir -il n'y a qu'à regarder les magazines féminins (10 manières de s'éclater au plumart avec son amant, les sex-toys en délire, Test : voyez si votre homme est un bon coup et sinon lâchez le ! ...bref j'en passe et des meilleurs).
Depuis cette époque donc l’homme a décidé que le passage sur terre se devait heureux donc s’il n’est pas heureux, ça n’est pas normal et quand l’homme ne se sent pas dans la norme, il se sent rejeté donc il déprime. Voilà la plus grande névrose de l’homme : être heureux. Mais qui peut se targuer d’être heureux quand on sait que le bonheur lui-même est une illusion qui n’a d’autre ambition que d’être éphémère puisque le bonheur en continu tendrait à son antinomie. Donc on nous assène de publicités mensongères avec un homme de 50 ans qui prend une tasse de bon café avec son fils de 15 ans au bord d’un lac (style lac du Michigan) en se comprenant parfaitement du regard. Que doit penser un mari qui rentre chez lui et voit sa femme en collant à fleurs (1m62 -86 kilos) qui s’enfile des Pépitos avec sa fille devant la Star Ac pendant que son fils de 16 ans fume joints sur joints en écoutant du Hard Rock gothique avec un écriteau sur sa porte : « FUCK OFF THE SYSTEM ». Hein je vous le demande qu’est ce qu’il doit penser ? Ne se dit-il pas qu’au moment de la distribution du bonheur on lui a piqué sa part ? Alors qu’est-ce qu’il fait : il boit du rouge dans des bouteilles en plastique seul dans sa cuisine en rêvant qu’il va toucher le tiercé dans l’ordre. Puis quand il est trop soûl et qu’il n’a pas touché les bons numéros, il cogne un peu sa femme et sa gamine (le grand est trop costaud) et va piquer un petit somme dans son canap acheté à crédit chez Leroy Merlin.
La philosophie des lumières a donc rendu l’homme aliéné par sa propre frustration. Il est tombé par terre c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau…tout est dit. Bon c’est vrai que s’il n’y avait pas eu la philosophie des lumières, je ne serai pas assis en train de théoriser mollement mais plutôt dans un champ en train de faucher, asservi par un seigneur qui aurait tendance à exploiter ma famille et à violer ma femme et mes filles...certe, mais bon au moins vous n’auriez pas à subir mes élucubrations quotidiennes – pensez-y !

vendredi, 26 janvier 2007

ELUCUBRATION SUR L'AVENIR DE L'HOMME

"Dieu a fait l'homme à son image" phrase biblique s'il en est qui a occupé des nuits entières mes pensées. En effet, quand on imagine que le premier être vivant est un monozygote qui ressemble plus à un têtard qu'à autre chose, comment peut on décemment se dire que Dieu a fait l'homme a son image. Ou alors même si on prend la perspective de l'homme en tant qu'homme, à savoir le croc-magnon comment peut on une seule seconde imaginer que l'homme de croc- magnon ressemble à Dieu. Vous avez déjà vu des reportages genre Odyssée de l'Espèce, vous avez vu à quoi ressemblaient les premiers hommes ? Et fallait voir leurs occupations… Non, pour moi, ça ne collait pas jusqu'au jour où j'ai entre aperçu l'ébauche d'une réponse. En effet, lorsque nous disons que Dieu a fait l'homme à son image c'est-à-dire que Dieu a fait l'homme comme lui à savoir en perpétuelle mutation. Et il est fort à parier que l'homme telle que nous le connaissons aujourd'hui n'est pas du tout abouti et qu'il va se transformer dans les siècles ou les millénaires à venir.
D'abord prenons comme point de départ le fait que nous sommes actuellement 6milliards et demi sur la terre. Sachant que nous étions 1 milliard au début du 19ème siècle. L'homme a mis 3,6 millions d'années pour être 1 milliard et 200 ans pour être 6milliard et demi. C'est vrai, on sait pourquoi, progrès de la médecine, de la nutrition… Mais voilà, imaginons dans quelques années, il est fort à parier que l'homme devra s'expatrier pour trouver de la place pour que puissent vivre autant d'individus. Cela passera donc forcément par la conquête spatiale. Mais pour l'instant tout semble flou et même une expédition sur mars (qui ne nous apportera certainement pas grand-chose) semble difficile. En plus, il a été découvert que dans l'espace il y a des ondes qui sont envoyées par de nombreuses étoiles qu'on appellera ondes cosmiques et qui sont capables de détruire l'homme en 10 heures. Ce sont d'ailleurs les fameuses ondes décrites par les astronautes lors de la mission Appolo, ces ondes sont invisibles à l'œil nu mais le cerveau les analyse comme des éclairs de lumière. Donc pour parer à ces ondes cosmiques, des laboratoires sont en train de mettre au point des médicaments qui repousseraient ces ondes ou du moins en diminuerait tellement les effets qu'elles ne seraient plus nuisibles pour les astronautes (ils ont encore 6 ans avant l'expédition pour Mars). Mais un scientifique britannique (qui est d'ailleurs une femme) a découvert que sur terre seule une espèce dispose naturellement de ce type de défense pour ces ondes, ce sont les cafards. Elle préconise donc d'injecter des gênes de cafard chez le foetus pour qu'il soit immunisé contre ces rayons, lorsqu'il vivra dans l'espace plus tard et afin qu'il donne à ses descendants naturellement ce gêne. De plus, elle est arrivée à mettre le doigt sur un gêne qui est celui de la vieillesse et a fait des expériences avec des verres de terre où elle est arrivée à multiplier par 5 leur longévité. Vous imaginez l'homme de demain afin de pouvoir voyager dans l'espace des années durant pourra avoir peut être une durée de vie de 400 ans et avoir des gênes d'animaux. Par exemple et pour avoir des poumons plus adaptés à la vie dans l'espace, il pourra avoir des gênes de chat, un cœur plus lent, des membres plus souples, des yeux qui voient la nuit…voilà l'homme de demain ne sera peut être plus qu'un mélange entre toutes les formes de vie qui existent actuellement sur cette terre. Dieu a donc fait l'homme à son image, c'est-à-dire: infini.

TOUT PLAQUER

Parfois, lorsque les ennuis du quotidien submergent mon cortex malade et que les seules mots qui me viennent à l'esprit sont : dépression, médicaments, Chopin et l'intégrale des Modern Talking. Il m'arrive de m'égarer et d'imaginer ce qui arriverait si d'un coup, comme ça, je plaquais tout pour aller monter un club de plongée à Pamul, près de Playa del Carmen au Mexique. Alors d'un seul coup tout me semble plus facile, léger, aérien. Je me vois avec un ventre plus large et plus gras que celui de Maradona dans sa période coke et saucisses de Morteau, buvant une cinquantaine de Buds par jour en hurlant des grossièretés bavaroises à de jeunes mexicaines aux mamelles dilatées en train de se tartiner le flan à coup de Monoï. J'aurai simplement un cabanon en bois avec une dizaine de combinaisons de plongée, des bouteilles d'oxygène et un gigantesque frigo américain où poulets marinés au miel et bières blondes dormiraient en quinconce en attendant midi. De temps en temps j'aspirerai de grandes bouffées paniquées d'oxygène et des bulles de gaz me monteraient à la tête me rendant autiste pour 3 minutes puis quand je me réveillerai j'hurlerai des insanités aux gamins roux, leur assénant tous les types de menaces possibles et imaginables sur leur maman. Puis ensuite, je sortirai une carabine à gros sel pour tirer sur Ricardo, le seul prof de plongée qui accepte d'être payé en emprunts russes et comme chaque mardi je lui éclaterai l'arcade sourcilière et il sera obligé d'arrêter sa leçon. Alors, je ferai griller mes poulets et m'enfilerai 1 litre de Mescale cul-sec et plongerais dans un demi coma éthylique pendant 6-7 heures. Je me réveillerai endolori car j'aurai encore été savaté par la sale bande de gosses du camping d'à côté, ces petits sacripans m'auront encore piqué la recette de la semaine et j'irai encore me venger en séquestrant XINTAKA, leur dindon. Bien sûr, je n'aurai aucun diplôme de plongée parce que de toute façon je ne suis pas sportif et qu'en plus je ne me baigne qu'à Aqualand mais heureusement un très bon ami éthilo-tabagique et contre-bandier en culottes de femmes obèses m'aura fait tous les faux certificats nécessaires pour monter mon club. Evidement, je serai endetté sur 40 ans et l'état mexicain m'aurait dans le collimateur depuis que j'aurai essayé de monter un circuit parallèle de tourisme sexuel avec des chiens policiers. Mais bon, grâce à une bonne dose quotidienne d'alcool et une psychose maniaco-dépressive non soignée, je devrais normalement crever cinq ans après avoir monté ledit club et seuls mes héritiers auraient à subir les affres de mes rapports souffreteux avec l'Etat du Mexique…
On peut toujours rêver…d'ici là je dois faire les joints de ma terrasse et repasser mes draps, Maman vient manger la galette demain.

Les VERNISSAGES

Avez-vous déjà eu l'occasion d'assister à un vernissage ? Si la réponse est non, grand bien vous en fasse. En effet, ce genre d'évènement arrive à réunir dans une même pièce le plus grand nombre de gens crispants de l'histoire de la crispation. Je passerai rapidement sur les mi-bobos mi babs avec une barbe naissante et une veste en velours qui fument clopes sur clopes devant l'expo en compagnie de 2 poufs qui ricanent en écoutant ses sarcasmes surannés. Je m'attarderai par contre un peu plus longuement sur ce type gay mais pas le gay sympa non l'homos vindicatif persuadé de faire partie de l'élite intellectuelle qui a toujours un gros diamant à l'oreille, une veste noire avec des strass et un jean fashion avec de longues bottines pointues. Lui il vous regarde comme si une mouette venait de vous chier à la gueule. On le recroise souvent et sur la fin on le voit palabrer avec une vieille blonde hystérique qui s'enfile coupe de mousseux sur coupe de mousseux.
On y voit aussi toujours une sorte de nana très brune avec une coupe de cheveux intéressante genre frange très courte sur le devant et différentes longueurs très particulières sur le reste du caillou. Elle est habillée tout en noir mais a des chaussures bizarres mi basket mi talons aiguilles roses. Elle semble sortir de l'école des beaux arts et peut apparaître comme alter-mondialiste. Toutefois, on peut souvent la recroiser en train de boire du champagne au Bistrot de Paris se faisant rincer la gueule par un gros industriel de Saint Chamond.
Y'a aussi souvent l'illuminé mi-clodo que tout le monde laisse bien faire la manche le reste de l'année mais qui amuse la galerie pour 2 heures, souvent quand il devient trop soul, une paire de videurs (qui paye les videurs ?!!!) l'éjecte du vernissage avec un regard de mépris inégalable. Il y a aussi la bande de trentenaires névrosés qui font des messes basses et qui suivent l'artiste comme des chiots en toisant du regard un quidam qui s'approcherait pour féliciter le peintre. Et enfin nous avons la perle rare venue d'orient, le bijou, le dernier petit chocolat de la soirée, il s'agit souvent d'une grosse bonne femme d'environ 50 ans, qui a sûrement soit payée le buffet et les boissons soit au moins trouver les fonds nécessaires pour le faire. Il faut bien que tout le monde sache que c'est à travers elle que les choses arrivent et qu'elle reste donc toujours associée aux grands évènements culturels de la ville. Alors elle, étant donné qu'elle paye, elle peut se permettre de faire des caprices. Elle hèle donc l'artiste comme un vulgaire laquet, elle présente les gens en une phrase, du style : "Lui c'est un beau-parleur qui imite très bien le cochon en fin de soirée" ou "Ah voici ma copine Françoise, divorcée, compliquée, névrosée avec deux gamins horribles, très sympa". Elle parle fort, a un jugement péremptoire sur tout, elle connaît toujours un copain d'un copain d'un neveu qui connaît la personne dont vous êtes en train de parler. Il faut en permanence qu'un ménestrel la fasse marrer sinon elle s'ennuie très vite et alors elle peut prendre sa voiture et rentrer se coucher alors que c'est elle qui avait organisé le resto juste après le vernissage. Bref, elle reste le sucre sur la brioche et permet juste de se dire qu'au prochain vernissage, on préférera regarder Pierre Bénichou avec sa veste de tweed taché de gras de jambon déclamant ses rancoeurs personnels pendant qu’une infirmière lui pose une sonde urinaire sous la table.

jeudi, 25 janvier 2007

Les rêves

C'est étrange les rêves vous ne trouvez pas ? On ne sait jamais pourquoi le cerveau conserve une part du réel et transforme le reste. L'appartement de mamy devient l'intérieur d'un tripo clandestin qu'on a vu dans un film, Mamy qui a d'ailleurs la tête de Tantine et Tantine qui a le visage de Patrick Topalov qui n'est en fait que son cousin. Cette nuit, j'ai fait un rêve étrange qui m'a poussé à sortir de mon lit et retirer ma couette avec comme motif Babard et Célestine qui jouent au Crocket pour me passer un coup d'eau sur la figure et réaliser que ce n'était qu'un rêve. Pourtant raconter à froid on ne peut pas imaginer une seconde qu'on est cru un instant que ça n'était pas un rêve. Je recevais chez moi un couple d'amis. Alors couple d'amis c'est vite dit car lui qui avait d'ailleurs le visage de Serge Riaboukine était une vague connaissance de fac et sa compagne, qui elle avait le visage de Sandrine Fayassol (mon amoureuse de colo' - Tante Colette représent's-) était comme LA Sandrine comme on la nomme mais avec des cheveux bleus et ras. Bref, le temps qu'ils garent leur aéro-navette en forme d'éléphant, je les invite à rentrer chez moi dont la porte est celle de l'adresse du 1er ministre anglais. Bon, on attaque l'apéritif - mais attention l'apértif des rêves - parce que moi je bois rarement un jus de betterave de 7 litres avec une paille en forme de bébé Diable de Tazmani avec des Apaches qui dansent le Sertaki en écoutant un sosie d'Elvis Indien jouant mal un morceau de Patrick Swayze "Time of my life". enfin bref, on rigole en degustant des crevettes de 16-17 kilos chacune et là la damoiselle me demande les comodités. Je l'accompagne- On se retrouve dans la galerie des glaces de Versailles - logique dans un T1 de 35 m2- et là elle se met à pousser des cris de belette ou d'écureuil avec les dents en mousse en plus je veux dire. elle convulse, la tête à 360° et tout le tintamard - un savant mélange entre l'exorciste, Désireless et Schtroumpf-Gastro. Bon là je lui demande en araméen ce qui la tracasse et elle me répond que c'est parce qu'il y a le phantôme de sa maman sous le chandelier. Là je lance une blague légère comme un pied de biche dans la gueule d'un chaton sur sa maman. c'est à ce moment là que je comprends mon erreur et que l'esprit commence à me happer et je regarde une dernière fois mon invitée qui savoure le fait que je vais me faire déchiqueter par sa maman sous prétexte d'une blague vaguement salasse. et là comme un dernier défi j'entame une paillarde pour ne pas la citer "Un dimanche matin...sur ma mobylette" en hurlant à la mort. C'est étrange les rêves non ?!!!

La super cagnote de l'Euro-million

On s'est tous posé la question fatidique un vendredi soir alors qu'on est affalé dans un fauteuil club en attendant que Mamour finisse son gratin d'endives. Qu'est ce qu'on ferait si on gagnait à la Super-Cagnote de l'euro-million ? mamour commence, déjà (ce qui étonne le plus souvent les hommes), elle commence toutes ses phrases par "on". Genre on fera des supers-voyages, on montera un gîte où je m'occuperai de la déco, on fera une grande fête hyper classe, on fera les boutiques à Paris et patati et patata...elle continue en disant qu'elle ne sait pas si elle quitterait ou pas son boulot mais que peut-être pas parce qu'elle aurait un peu peur de s'ennuyer (étant donné qu'elle travaille aux Assedics comme si ça llait changer quelque chose...). Bon et puis elle dit que tous les week end aussi on irait faire des relais et châteaux et visiter la France. Là généralement l'homme, lâche comme il sait l'être, acquiesse sans piper mot en regardant d'un oeil distrait les poumons de Sophie Favier.
Mais en son fort intérieur, il pense plus à des "je" en chaîne. Je me paierai une pair de tiags en marbre plaqué -or imossible à mettre mais juste pour le principe, je me ferai péter un énorme jaccuzzi au milieu du salon en face de la téloche, je mettrai pas un orteil en dehors de ma ville pour bien montrer à mes copains que je suis plus quoi en faire de mon blé, je me baladerai en slip kangourou avec une cap et un sceptre avec mon nom marqué en panthère derrière, je ne partirai jamais en voyage, trop loin, trop long, trop pénible trop tout (bon évidemment tous les hommes ne raisonnent peut être pas comme Homer Simpson - mais l'affirmation de "Je" est un point commun quand même...) et enfin je deviendrai tellement odieux et capricieux que plus personne ne voudra me voir et diront même que Puff Daddy c'est Hugh Grant à comparer à moi. Je finirai comme Elvis, seul, obèse, à manger des sandwichs à la banane en insultant ma télé en hurlant aux livreurs d'augmenter les doses de caramel dans ma Double Glace Ben and jerry Caramel-marron-chocolat-guimauve. Enfin bref, alors Sophie Favier annonce les numéros gagants et heureusement pour ma famille je n'en ai pas la queue d'un alors je me retourne vers ma bien aimée et je lui dis amoureusement :"Quand est-ce qu'on bouffe ?"

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