« 2007-01 | Page d'accueil
| 2007-03 »
mercredi, 28 février 2007
L'ANGOISSE DU DIMANCHE SOIR...
Il est pour moi une répétition absolue de toute chose mais une répétition peut être tout à fait agréable (l’arrivée de l’été, Noël, la paye en fin de mois, la naissance d’une nouvelle amitié, le dernier tube de Lorie…) mais cette redondance peut apparaître étouffante lorsqu’il s’agit de l’angoisse du Dimanche soir. Tous les dimanches soirs - exceptés les dimanches de vacances (comme c’est curieux !) à la même heure, 18 H00, une bouffée d’angoisse me submerge. Quand j’étais petit, les bruits de fond que j’entendais résonnés dans l’appartement étaient la voix d’Anne Saint-Claire dans Sept/Sept, la voix de Marthe Villalonga dans Maguie (« Oh Ma’me Maguie, la vérité vous ça a pas l’air d’aller hein ! c’est encore M’sieur Georges qui vous fait des misères…Po, po, po, la vérité on a l’impression que Boissier-discount c’est plus important que sa famille parfois, c’est triste…hein ? c’est ça qui vous rend triste Ma’me Maguie ?! » et puis évidemment le générique de Benny Hill avec les productions de la Tamise…Je faisais des allers et retours entre ma chambre et la télé à me dire que le week-end était déjà terminé. Ce n’est pas tant que je ne voulais pas aller à l’école le lendemain car personnellement j’adorais l’école, c’était pour moi une sorte de cour de récré géante où il y avait tous mes copains. Mais par contre (et c’est ça qui devait sûrement un peu m’inquiéter, je n’avais jamais fait mes devoirs !) alors je me disais : « Que misere – si la maîtresse m’interroge, je ne sais rien, elle va me disputer et je vais me faire gronder ! ». C’en est suivi toute mes angoisses d’anticipation passives (je sens que le problème arrive mais je ne m’en occupe pas et au dernier moment j’ai une boule dans le ventre sans pour autant faire ce que j’ai à faire, en l’occurrence : mes devoirs). Et ce schéma quand j’y pense s’est reproduit à l’infini : devoirs à l’école primaire, au collège, révision du bac, révision des exams en fac, dossiers pénibles enfouis sous une pile planquée dans un placard dans le monde du travail, papiers administratifs personnels, règlement des factures, faire ses comptes, s’occuper de la révision de sa voiture, faire ses lessives, ranger et nettoyer l’appartement etc…etc…Ah ça pour organiser des soirées, faire le plein de conneries, aller au ciné, s’occuper d’une réservation au resto, organiser un Poker, raconter des conneries sur un blog…là y’a du monde mais lorsqu’il s’agit de gérer un peu mon coco, là comme par hasard, il n’y a plus personne. Tu m’étonnes que tu angoisses les dimanches soirs car c’est encore le seul rempart à l’overdose de conneries…Le dimanche soir tu te rends compte que le monde n’est pas une fête foraine géante, qu’il y a des règles, des devoirs et que lorsque les devoirs n’ont pas été fait et bien on angoisse par anticipation des conséquences pénibles en cascade. Et étant donné que l’angoisse est un élément d’alerte naturel qui pousse à se donner des coups de pied au cul pour réagir et le dernier bastion avant la dépression tétanisante qui empêche l’individu d’avancer, je crois, au contraire mon cher, que cette angoisse est tout à fait salvatrice et t’empêche d’être entièrement dominé par tes pulsions de plaisir permanent. Aussi, et pour faire un parallèle psychologique, tous les dimanches soirs à la même heure, tant que tu n’auras pas fait un travail en profondeur sur ton cervelet malade et que tu n’auras pas bien tout réorganiser dans ta vie (comme quand tu étais petit = fais tes devoirs), tu seras condamné à avoir ce type d’angoisse qui t’oblige à t’interroger sur ta propre condition. Dès lors et si, comme tu as l’habitude de faire, tu ne t’occupes de rien et que tu attends passivement que les conséquences de délitement psychologique en cascade adviennent, alors dis-toi que tant que tu auras cette angoisse c’est que c’est encore récupérable MAIS que le jour où cette angoisse disparaît, sans raison et sans travail sur toi préalable, c’est que là les choses commenceront à devenir gravissimes. En résumé, si tu restes comme ça, tant que t’angoisse, il y a de l’espoir !
T’as oublié connard !
Oui excuse moi, tant que tu angoisses c’est qu’il y a de l’espoir, CONNARD !
14:02 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
donner du sens à nos vies..
Hier, alors que je regardais « 93, rue du Faubourg St Honoré » - Emission de Thierry Ardisson tournée dans l’appartement de l’animateur avec des caméras tournantes fixées sur des espèces de mannequins métalliques et qui se veut intimiste. Comme un repas de bon copains en somme (on imagine que la notion d’amitié est quelque peu éloignée de celle de Brassens mais bon, le milieu de l’intelligentsia people-socio-politico médiatique n’a cure des amitiés sincères et profondes) où l’on peut palabrer à tort ou à raison sur n’importe quel sujet (sauf orientation de l’animateur qui n’oublie pas son rôle). Les invités étaient Guy A. Lepage (le pendant québécois de Thierry ardisson qui présente « Tout le monde en parle » là-bas, ainsi que sa partenaire dans « Un gars-une fille » oui car il se trouve que Guy A Lepage n’est pas qu’animateur mais également comédien car il est également le pendant québécois de Jean Dujardin pour le « Un gars-Une fille » canadien- mais rendons à césar ce qui est à césar comme dirait le Christ-Roi, le format a été par lui inventé), Julie Lescault (alias Véronique Genest) – avec sa gouaille titi parisien qui énonce des vérités plates comme la Hollande mais qui est la bonne copine toujours prête à sortir une vulgarité pour faire marrer l’assemblée – Madame de Fontenay – tenue par son chapeau que tout le monde invite parce qu’ils sont fascinés par sa schizophrénie qui consiste à ne fréquenter que le monde futile des miss et des paillettes et qui est politiquement tendance Arlette Laguiller- personnellement je ne vois pas tellement ce qui est fascinant là-dedans (il ne me semble pas difficile par snobisme d’être conceptuellement pro Arlette Laguiller quand on mange des petits fours dans des hôtels particuliers parisiens pendant que sa nouvelle Miss France essaye des robes Dior), Christophe Hondelate- ancien présentateur du Journal de 13 H sur le service public et aujourd’hui présentateur de l’émission « Faites entrer l’accusé », il est Bac + 5 en droit et regrette de n’avoir pas passé l’examen d’avocat ou d’avoir préparé une thèse qui aurait pu lui donner une équivalence, il tourne donc en quelque sorte autour du pot et commence à écrire des scénaris autour du thème de la justice (c’est en quelque sorte un John Grisham à la française, le diplôme et l’expérience en moins) et enfin Thomas Fabius (qui se trouve être un chroniqueur de la bouse télévisuelle « Langues de V.I.P.). Voilà, je suis donc resté planté à les regarder bouffer dans un appartement de 200 m2 au moins (et puis faut voir ce qu’ils dégustent les salauds : amuses-bouche au foie gras, poularde de Bresse et j’en passe..) alors que je digérais timidement mon taboulé oriental Pierre Martinez dans mon une pièce cuisine, à tergiverser sur le sens respectif de leur vie. D’un coup Christophe Hondelate qu’on voyait bouillonner dans sa marmite s’est littéralement jeté sur Thomas Fabius en lui disant schématiquement qu’avec l’éducation et l’enfance qu’il avait eu (devant avoir eu chez lui un défilé de lumières intellectuelles, artistiques et politiques), il était invraisemblable de finir chroniqueur pour une connerie d’émission pareille et puis chacun y est allé da sa petite pensée en finissant par lui dire que tout le monde se foutait éperdument du sens que l’on était censé donner à la vie des autres (sous entendu « Que chacun se démerde avec ce qu’il a et ce qu’il peut tant qu’il nous fait pas chier). Christophe Hondelate qui avait alors des yeux de cockers exorbités de bouffe a déclamé : « Mais on va finir par en crever de ne pas donner de sens à nos vies ! » et là, j’ai eu une illumination- en me disant qu’il avait entièrement raison du coup j’ai éteint la télé et je me suis endormi : enfin voilà une chose qui a un sens…
10:50 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 27 février 2007
Toi t'es trop V.I.P !
Un lundi sur deux je suis malheureux comme les pierres car mon émission « Confessions intimes » n’est pas diffusée au profit d’une saloperie de « Langues de V.I.P » (sur une musique de Philippe Katerine que j'adore en plus..., c'est un comble !). Juste histoire de dire j’ai quand même jeté un coup d’œil à cette abomination pour comprendre. Et dire qu’à l’époque, on se foutait de « Tout est possible » avec Morandini parce qu’on trouvait ça racoleur et vulgaire. Non mais je suis désolé mais à côté « Tout est possible » c’est « Le cercle de Minuit ». Déjà, la gueule prognathe de Benjamin Castaldi, je ne peux pas. Et puis il me semblait que c’était le premier à attaquer Voici ou Closer lorsqu’il se retrouvait piégé avec son huître de compagne sur une plage et là, il en fait son fonds de commerce. Le mythe de Faust en comparaison c’est la bibliothèque verte. Mais bon, passons…je regarde un peu, je vois quatre espèce de chroniqueurs sur le retour attablés sur un meuble en léopard qui cancanent. Mais à la limite, je dirai que ce ne sont pas les pires car ils ont tous l’air pas trop cons- bien sûr ils incarnent l’horreur des paillettes parisiennes et la génération « tout pour les people » qui aurait fait faire une descente d’organes à un Desproges – la bonne femme qui ressemble d’ailleurs un peu à Frigide Bardot (femme de Basile de Koch – lui-même frère de Karl Zéro) incarne à elle seule l’aigreur d’une peau de bête laissée sur un sol de boîte de nuit et trempant dans les mégots de clope et l’alcool frelaté – les mecs semblent aussi masculins qu’un Steevy Boulais sous exta (renvoyant à la flamboyante théorie du 3ème sexe du sémillant Michel Schneider- qui est plus ou moins sosie officiel de regard de Frantz-Olivier Gisbert et qui d’ailleurs s’est fait critiquer son style d’écriture par une Virginie de Clausade très jolie d’ailleurs mais pétrie de suffisance chez un Ruquier partial comme à son habitude)…mais là encore leurs interventions ne manquent pas de panache et même si la discussion est aussi stérile qu’un bloc opératoire (du moins on l’espère !), c’est toujours plus intéressant que le regard bovin de Benjamin Castaldi se déhanchant dans son costume-chemise tout de noir (qu’il n’a visiblement pas quitté depuis le Loft).
Mais le comble de l’horreur a été l’arrivée de Jean-Luc Lahaye, qui même si on peut lui accorder des circonstances atténuantes ayant été abandonné par ses parents et venant de la DDASS, est aussi classe qu’un bracelet de cheville. Il arrive nerveux, pour parler du calvaire qu’il a vécu, car, ayant couché avec une fille de 14 ans et cet acte étant pénalement répréhensible (excusez-nous !), il a du subir les affres de la justice et du même coup, les quolibets de la presse people ! Et moi, voir Jean-Luc Lahaye expliquer que c’est à son insu qu’il a sauté une fillette de 14 ans (qui devait certainement en paraître 35, on imagine bien !!!) avec un T-shirt à motif strass style j’ai 50 balais mais je m’amuse comme un gosse de 16 ans alors qu’il a deux filles de 20 et 22 ans et que les gens l’applaudissent et bien je suis désolé mais je fais comme une over-dose télévisuelle…Rendez-moi mon « Confessions Intimes » au moins quand les gens se comportent mal, il y a un psychologue qui vient faire du bien, y’a une morale judeo-chrétienne, ça donne du sens à mes lundis…là c’était juste très moche alors je me suis bavé dessus d’horreur en regardant cette merde et cette nuit je n’ai fait que des cauchemars où des papas travelos prenaient de la coke dans une maternelle en écoutant à fond « Moi je m’appelle Lolita » d’Alizée…
11:23 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MATHILDE SEIGNER : QUELLE CONNE !
L’autre jour alors que je regardais le grand journal de Canal + en dégustant une merveilleuse boîte de thon à la catalane en buvant une sous-marque de jus d’orange en attendant de me finir un paquet de Torsados au chocolat (c’est comme les Fingers mais pour les pauvres), je vis arriver celle qui me crispe de plus en plus à savoir Mathilde Seigner. Avant c’est vrai Mathilde Seigner c’était la bonne copine qui a son franc parler qui gaffe un peu mais qui est toujours de bonne humeur. Bien sûr qu’elle était déjà agaçante, très péremptoire : un peu une Madame Sangêne du 21ème, un mélange entre Jackie Sardou et Julie Lescault mais bon avec une grosse dose d’euphorie on se disait qu’après tout ça passait…Mais alors là mes cocos, on se retrouve avec la même mais maintenant hyper prétentieuse, à mon avis les hormones jouent beaucoup à cause de sa maternité, plus du tout drôle et même carrément désagréable avec tout le monde. Sur le plateau, Philippe Katerine est venue interpréter sa chanson phare « J’adore regarder danser les gens », il était déguisé en fille mais avec des tâches de Dalmatien sur tout le corps et quand il a fini son tour de chant pour passer à l’interview, on pouvait remarquer Mathilde Seigner et Samy Frey regarder Philippe Katerine comme s’il s’agissait d’un mégot au fond d’un chiotte et en suppliant Denisot du regard de bien vouloir tirer la chasse. Philippe Katerine était tout mal à l’aise surtout lorsque Denisot a passé une chanson extraite de son album et que Mathilde Seigner a dit en l’écoutant : « Je ne vois pas l’intérêt ! ». Comme si et d’une on lui demandait son avis de rombière et de deux, son impolitesse était une preuve de franchise ou de courage audio-visuelle. Samy Frey, dont je n’admire que les chaussures avait lui au moins le mérite de se taire. C'est-à-dire que Mathilde Seigner n’a toujours pas compris à mon avis qu’on ne passe pas de Michèle Bernier à Lauren Baccall parce qu’on a un polichinel dans le tiroir. Alors maintenant, la mémère qui doit se prendre pour Grâce kelly quitte les plateaux de télé, se la donne femme enceinte au-dessus de tout ça qui vient de tout comprendre à la vie et qui dès lors peut se permettre de toiser tout le monde parce que ce qu’elle fait par contre c’est impeccable. Je ne parle pas de camping qui au moins a le mérite d’être drôle mais des dizaines de films de trentenaires en manque d’amour qu’elle nous a fait subir avec la grâce d’un éléphanteau dans un musée de miniatures. Ce n’est pas tant sa bêtise qui me dérange que l’arrogance de sa bêtise…elle ferait mieux de nous faire une myriade de gosses et arrêter le cinéma ce qui l’empêcherait de venir faire chier devant mon thon catalan mon Philippe Katerinounet tout patraque…
C’était un message du comité de défense des chanteurs déguisés en Dalmatien…
09:32 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 26 février 2007
MES MOON-BOOTS ROUGES
Quand j’étais petit et qu’il se mettait à neiger même très légèrement (lorsque la neige n’adhère pas au bitume), ma mère se précipitait dans le placard à chaussures et me sortait « LES MOON-BOOTS ». En plus mes Moon-boots étaient rouges vifs et étaient 2 fois trop grandes. Alors imaginez, nous sommes en Mars (ce qu’on a coutume d’appeler les giboulées), 3 flocons plein d’eau volent au vent, ma mère voit ça se précipite dans le placard, attrape mes Moon-Boots et me hurle : « Mets tes Moon-Boots ! »
« Mais quoi tout de suite là dans l’appartement, ça sert à rien ! »
« Mais qu’est ce qu’il est emmerdant celui là aujourd’hui, c’est pas vrai ça ! Mets tes Moon-Boots et discute pas, ensuite tu viendras terminer ton gratin d’endives avant de retourner à l’école ! »
Alors je suis donc retourné au collège avec mes Moon-Boots inutiles puisque le sol était plein d’eau mais pas plein de neige. J’avais 14 ans, je voulais commencer à plaire un peu aux filles et à être le type cool, détaché des parents, en bref, totalement assumé. Mais quand j’arrivais en Mars sous la pluie (oui parce que les vagues flocons avaient fait place à une pluie battante) en Moon-Boots rouges avec un anorak bleu et orange (avec en guise d’inscription, un surfer vert fluo dans le dos – les années 80’ m’auront définitivement tuées…) et que je faisais un clin d’œil aux filles de ma classe qui crapotaient une cigarette Chevignon goût pêche devant le bahut et qu’elles me jettaient des cailloux, il ne fallait pas vraiment que je m’en étonne…
Surtout qu’il y avait toujours avec elles une sorte de Jonathan qui portait même des baskets toutes plates lorsqu’il y avait 50 centimètres de neige dans les rues, qui fumait 2 paquets par jour et qui avait un ensemble en jean un peu délavé et juste un T-Shirt blanc (même à – 15° C). Il avait déjà redoublé 3 fois, connaissait tous les profs de tous les collèges de la ville, sentait la cigarette mélangé au parfum Gaultier à 8 H du matin, avait une voix plus grave que Barry White et était copain avec des gens qui avaient tous au moins 600 ans pour moi…Toutes les filles étaient folles de lui et moi, planté dans la cours avec mon bermuda, mes Moon-Boots et mon anorak trop chaud à manger des Z’animaux près des casiers, je crois que j’attendais mon heure…Un jour une des filles est venue me voir (en mon for intérieur, je me disais, ça y est mon coco Végas est à moi, c’est ton heure tu vas les mettre à genoux) et là elle m’a demandé : « Dis donc tu sais pas où est Johnattan, avec les filles on veut lui demander quelque chose (là elle s’est mise à glousser comme un cochon qu’on égorge), si tu le vois dis lui qu’on est devant le bahut avec les copines…on fume des clopes ! » Moi, recrachant par saccades un Pépito avalé en entier : « Ok Coralie, pas de problème, je lui dis ! ». Et c’est là que pour moi, ce fut la goutte d’eau qui fait déborder le jacuzzi. J’ai attendu le soir, j’ai suivi Johnattan rentrant chez lui et dans une ruelle sombre, je l’ai attaqué par derrière à coup de parpaing. Depuis lors, je n’ai plus jamais été emmerdé par ce bellâtre, personne d’ailleurs…le seul hic c’est que dans ma maison de correction et lorsqu’il y avait 3 flocons qui pointaient, ma mère avait donné consigne au maton de m’obliger à mettre mes Moon-Boots rouges…
10:24 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le questionnaire de Proust à mon voisin...
Sur E-Entertainment TV, il y a une émission qui s’appelle Actor Studio où un barbu à lunettes (je crois si ma mémoire est bonne que son nom est James Lipton) reçoit un acteur hollywoodien et retrace avec lui l’intégralité de sa carrière devant un public de jeunes comédiens, réalisateurs, scénaristes…bref un peu comme si le public c’était tous des élèves de Fame mais la musique en moins et ne dansant pas sur les taxis New-yorkais et ne portant pas de bandeau fluo ni de bas de survet roulé jusqu’au pubis…en fait une sorte de Fame pour autistes en quelque sorte…Et en fin d’entretien, le sieur Lipton a l’habitude de poser à son invité les questions tirées du fameux questionnaire de Proust (questionnaire également utilisé par Bernard Pivot dans « Bouillon de culture » d’ailleurs)…j’imagine toujours si un jour par je ne sais quel miracle mon voisin qui est alcoolique et amateur de course de côte se retrouvait face à James Lipton et devait répondre tous azimut auxdites questions :
1)Quel est le trait principal de votre caractère ?
- L’absence de lucidité
2)La qualité que vous préférez chez un individu ?
- Son levée de coude
3)Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?
- Leur bas de caisse
4)Votre principal défaut ?
- Les virages
5)Votre occupation favorite ?
- Tirer des freins à mains sur un parking enneigé
6)Votre idée du bonheur ?
- Une serrure 3 points et un portail éléctrifié
7)Votre idée du malheur ?
-Décuver
8)Votre idée de la souffrance ?
- Une panne de carburant
9)A part vous, qui auriez vous voulu être ?
- Sébastien Loeb
10)A part la France dans quel pays aurais-je aimé vivre ?
- Pardon ?
11)Votre couleur préférée ?
- Le mélange entre le violet et le marron
12)Votre auteur préféré ?
- Roger Hanin
13)Votre héros de fiction préféré ?
- Rocky 4
14)Votre héros dans la vie réelle ?
- Celui qui arrivera à mettre moins de 14 minutes pour faire St Christo – St Jean-D’Airs en plein mois de février
15)Votre prénom préféré ?
- Pamela pour une fille, Chuck pour un garçon (comme mes enfants)
16)Ce que vous détestez par-dessus tout ?
- Les douaniers
17)Le personnage historique que je méprise le plus ?
-L’inventeur du permis à points
18)Comment aimeriez vous mourir ?
-Enfumer dans une cave
19)Quelle est la faute qui vous inspire le plus d’indulgence ?
- Passer une chicane en 3ème
20)Votre juron préféré ?
- « Fils de pute » lorsque je m’adresse à Chuck
21)Quand vous mourrez et que vous arriverez au ciel, que voudriez-vous que Dieu vous dise ?
-« Fais demi tour connasse c’est pas ton heure… »
08:57 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 23 février 2007
Are Krishna !
Hier j’ai été littéralement fasciné par un reportage dans Envoyé Spécial. Alors le principe si j’ai bien tout compris -bon déjà pour commencer, ça se passe en Inde voilà, comme ça, comme au cinéma, le décor est planté – là il y a des hommes et des femmes qui vénèrent un certain Krishna (c’est un peu comme notre Jésus à nous mais il a un point rouge entre les yeux) et puis je crois que Krishna , il est pas tout seul et qu’il a des copains mais bon d’après ce que j’ai compris c’est la divinité la plus importante. Ça, c’est fait…maintenant les hommes et les femmes viennent faire des cadeaux à Krishna en guise d’offrande. Là comme ça je le fais mal mais quand eux le font, y’a de la musique, des éléphants, des roulades, des danses et des bazars et tout le monde a l’air content…Au moins dans leur religion, les gens ont au moins l’air de sourire…Bon et puis chacun y va de sa petite piécette, de son petit cadeau mais les pauvres, les méga-pauvres eux ils n’ont pas de cadeaux à offrir alors qu’est ce qu’ils peuvent bien donner à Krishna me direz-vous? Réponse : des cheveux… ??? Et oui, femmes, hommes, enfants se font raser la tête par un jeune diplômé raseur de cheveux et ensuite ils partent contents, sacrifiés…ça aurait pu s’arrêter là mais non pas du tout parce que moi je me disais mais qu’est ce qu’ils en foutent des tignasses ? ils les brûlent ? (ce qui symboliquement aurait encore eu un intérêt) Mais non le pèlerin, il se fait tondre comme un mouton et il ne veut surtout pas savoir ce qu’on va faire de ses mèches et bien c’est là que ça devient intéressant. Un autre indien arrive mais lui pas l’indien comme les autres visiblement lui, il a plus le style à l’Européenne, d’ailleurs il arbore un T-shirt Pink Floyd, des lunettes d’aviateur et mâche un chewing-gum la bouche ouverte, la voix-off nous apprend d’ailleurs qu’il a fait une grande école de commerce en Angleterre…Lui il arrive, il juge un peu les différentes tignasses, la texture, la couleur etc…et puis il va voir son collègue et il lui dit « Ouai vas y charge dans le fourgon, je t’en prends 12 tonnes ». Là on est encore intrigué mais qu’est ce qu’il peut bien faire avec 12 tonnes de cheveux ce Monsieur, c’est un collectionneur ? il fournit directement ZZ Top ? il est en train de reconstituer le Capitaine caverne ? Et bien non figurez-vous- tout ce stock part en Italie où un père et son fils dirige une entreprise d’extension capillaire ! Les cheveux arrivent bruns bien entendu (excusez moi du peu c’est dommage que les danois ne vouent pas le même culte ça aurait éviter la dépigmentation mais bon !!) et sont donc dépigmentés dans de grands bacs pour ensuite ressortir dans différents tons de blond…Parfois certaines tignasses récalcitrantes conservent des cheveux bruns (vous imaginez ?) donc les italiens renvoient le merdier aux indiens (et dites donc c’est quoi ce bordel on avait dit Lorie les cheveux pas Mauranne ouai ben tu te démerdes et tu me fais des tignasses blondes comme Anna Nicole Smith – du moins ce qu’il en reste – ok ?). Et là des mèches de cheveux blonds (avec quelques cheveux bruns) sont réexpédiés en Inde où des Indiennes payées à coup de boule trient un par un pendant des journées entières les cheveux et arrachent si nécessaires les cheveux bruns – puis c’est contrôler, re-contrôler, re-re-contrôler puis réexpédier en Italie…Tout ceci pour finir greffer sur la tronche d’une star européenne ou Hollywoodienne, ou d’une femme d’un homme d’affaire en manque de cheveux longs (« C’est sympa darling, non, tu trouves pas ? moi qui est toujours rêvée d’avoir des cheveux longs bien épais c’est extra ! »). Donc on ne se doute pas quand on regarde la première page d’un magasine que l’épaule de Cameron Diaz est recouverte de cheveux d’indiennes rasées décolorés expédiés en Italie puis réexpédiés en Inde puis réexpédiés en Italie puis acheminer à Los Angeles- ces cheveux là ont déjà fait trois fois le tour du globe pendant qu’elle se trémousse en rotant à côté de Justin Timberlake…Incroyable…Mais je pense que ce qui est mal fait c’est que les Indiens ne viennent pas directement en Italie (acheminés par Boeing entier) et se raser la ganache devant les deux hommes d’affaire italien qui aurait chacun un bandeau l’un avec marqué « KRI » et l’autre « SHNA », ce serait certainement plus pratique…
09:45 Publié dans Bons plans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MES COURSES AU SUPER...
A l’instar d’Homer Simpson et des Bee Gees, je suis un véritable inconditionnel des supermarchés…J’adore ça ! Je pourrais y rester des heures et des heures pour admirer sans relâche la profusion des denrées proposées. En début de mois, quand mon compte en banque est suffisamment fourni et que la paye vient juste de tomber, je me précipite au Supermarché et flâne dans les rayons à la recherche des dernières nouveautés. En réalité, je suis le rêve des publicitaires, un slogan et je veux l’acheter. « Mikado aux éclats de noisettes » et dis donc ça doit pas être mal cette merde vas-y mon Jeannot mets-y dans le chariot. Et qu’est ce que c’est ça Mamie Nova à la Pistache- 4 pots pour 3 € 80, en voiture Simone vas-y fait péter mon con ! Attends qu’est ce que je vois là des Knacki-ball au fromage – c’est une blague ? Le génie de l’alliance saucisse-gruyère est enfin arrivé ? Je t’en prie mon nain à roulettes, fous moi donc ce truc dans la chariole – c’est combien ? 3€90 pour 7 boules au fromage qui se courent après- ouai c’est bon vas-y ! Attends ne me dis pas qu’ils ont sorti des Chips à l’ancienne au vinaigre ? Purée de ta mère j’arrivais pas à en trouver jusque là – Génial fais péter 3 paquets. Oh la pas si vite mon connard, tu les as passé un peu vite les Danettes il me semble ! C’est pas une nouveauté ça mon salaud ? t’en avais déjà beaucoup bouffé toi des Danettes au nougat ? ouai c’est ce qui me semblait- fais pas le malin fous moi cette saloperie dans le caddie et plus vite que ça ! attends arrête le carrosse 3 minutes princesse, tu vois ce que je vois ? Du Yop chocolat-coco ! Tu vois que ça sert de fout’ des cierges à l’Eglise hein ? ils m’ont entendu et TAC, mon souhait est exaucé…Tu m’en mets de partout, j’en veux raz la gueule du chariot ok ? je veux qu’il en pleuve des litres et des litres dans l’appart’, on s’est bien compris ? Bon, évidemment que tu me prends ces candy’up à la fraise, t’es malade ou quoi ? Bon on passe au rayon fromage ! eh mais dis donc t’as vu ça la Brique de vache Président mais en rondelles hein qu’est-ce que t’en dis ? ça se présente pas mal c’t’histoire ! Mais oui balance on verra plus tard…Hey mais c'est pas des nouveaux codrons bleus au Gouda d'Hollande, c'est combien cette horreur ? 6 € les 2, vas-y déroule coco, fous en 5 boîtes dans la charrue...C'est bon on continue...Tu plaisantes ils ont sorti un coca à la mangue ? et personne ne m’a prévenu ? Mais tu vas m’en mettre un pack de 6 immédiatement ouai- vas y magne toi je sais même pas pourquoi je discute avec toi ! Bon on passe au Brioches du p’tit déj…oh bordel c’est pas possible des Doo Wap pépites de chocolat-caramel ! Halleluia ! Te gêne pas prends en t’en qu’il y en a ! Bon le chariot est quasi plein, aucune denrée en dessous de 1000 calories, ça me semble un minimum…On se termine par le rayon bonbecs…là il y a de la connerie à gogo : tu me mets 3 paquets de Celebrations…des fraises Tagada nouvelle formule + de sucre moins de fruit, les nouveaux Raffaelo de chez Ferrero et t’oublies pas les machins acidulés au coca hein ma couille ? et puis prends les nouveaux aussi goût fruit des bois, on sait jamais ! Bon ben voilà, je crois qu’on a tout, reste plus qu’à trouver une caisse où on peut encore payer avec des chèque déjeuner et on sera au top…
Oh putain merde j’ai complètement oublié les nouveaux Kinder Pingoui au chocolat au lait, les Choco-mouss et les Dinosorus au chocolat blanc- mais où avais-je la tête ?
Généralement quand j’arrive à la caisse et que j’en ai pour 268 € de saloperies (et que du coup je ne peux plus rien faire pendant un mois) la caissière me demande toujours si j’organise un goûter d’anniversaire pour mes gosses ? et pourquoi elle me dit ça celle là ? ça va on est pas tous obligé de s’acheter des légumes et de la Contrex non plus hein on a le droit de vivre aussi ! Bon… ah oui c’est vrai j’ai oublié les sacs de la dernière fois à la maison…Bon ben c’est bon vous m’en mettez une dizaine ça va ! Quoi comment ça vous avez déjà fais votre note et que vous ne pouvez plus faire machine arrière c’est quoi ce bordel ? Oui ben c’est pas grave je vous règle 268 € et vous ferez une nouvelle note avec les sacs, c’est bon ? Je vous dois combien pour ces saloperies de sac qu’avant on avait gratos ? Hein ? 1 € 20 ? Comment ça vous prenez pas la carte pour 1 € 20 ? Oui mais moi j’ai pas de monnaie, alors, je fais comment ma connasse ? tu peux me le dire ? vous savez pas ! Je vais pas me taper 14 allers-et retours entre votre saloperie de caisse et ma Lagun’s pour transporter mes victuailles? c’est pas possible ça Madame ! Ah vous avez des cartons ? ok allez vas-y envoie tes cartons à la con et ne m’adresse plus jamais la parole, c’est bon j’ai compris…monde ingrat…de toute façon je vais me suicider au choco’mouss…
08:53 Publié dans Cuisine/Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 22 février 2007
LE CHOIX...
De temps en temps, il m’arrive de ne pas mais alors pas du tout me trouver à mon goût tant physiquement que psychiquement. Vous savez ces jours où vous ne vous accordez rien du tout. J’imagine que c’est parce que j’ai mon Mercure planté en Vénus…Alors que peut-on faire quand on ne se supporte plus, qu’on n’arrive plus à s’assumer, à part la drogue je veux dire ? Réponse : et bien rien, à part rêver…Alors moi, dans mes rêves, je suis :
- Hugh Grandt : Pour son côté gaffeur attachant mais hyper classe
- James Stewart : Pour le flegme
- Harrison Ford : Pour la testostérone
- Jim Courrier : pour son coup droit
- Un mélange entre Benoît Poolvoerdt, Edouard Baer, Alain Chabat, Kad et Olivier, Omar et Fred, Coluche, Pierre Desproges et Woody Allen : Pour l’humour
- Baffie : Pour sa fulgurance
- Yann Moix ou Patrick Besson : Pour leur analyse à contre sens
- Eddy Mitchell dans le « Bonheur est dans le prés » pour sa spontanéité
- Ralph Fiennes dans le « Patient anglais » pour son physique
- Jean d’Ormesson : pour son esprit
- Vijay Sing : Pour ses approches au Golf
- Frison-Roche : Pour sa pureté
- Hervé Bazin : pour sa blessure
- Philippe Noiret : Pour sa voix
- Guy Carlier : pour son analyse des médias
- Jean-Luc Petit-Renaud : pour ses adresses
- Mozart : Pour son génie
- Belmondo dans « Itinéraire d’un enfant gaté » pour son assurance
- Etienne Chatillez pour ses réalisations
- Brel pour sa poésie
- Jack Nicholson pour son charisme
- Eric Bomard pour sa cave
- Chris Waddle : pour sa nuque
Et bien lorsque j’avais 6 ans, vous n’allez pas me croire mais un type déguisé en Hard Rocker polonais est descendu dans un grand saladier rempli de dragibus, il sifflait « Tire-li pimpom sur le chi-oua-oua » et avait deux ailes dans le dos, et là, il m’a présenté cette liste et il m’a dit : « Vas-y bonhomme, dis moi ce que tu veux, fais ton choix ? » moi j’ai dis : « Ben evidemment Chris Waddle, qu’il est con celui-là ! » je trouvais que le nom sonnait classe…
09:56 Publié dans Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Ouh qu'il est malin...
Je pense que nous avons tous, plus ou moins bien entendu, eu des moments où l’on ne sait pas senti les plus intelligents du monde – tout simplement parce qu’on croyait des choses et que lorsqu’on se retrouve face à une situation qui nécessite qu’on l’évoque et alors lorsqu’on fait part de notre point de vue, les gens vous regardent comme si vous étiez Corky. Je prends pour exemple un ami que je connais qui, malgré le fait qu’il soit très intelligent, a déclaré lorsqu’on lui a demandé son avis sur la guerre au proche-orient: « ils commencent vraiment à devenir pénible cette bande de gaza » ( voyez un peu comme la bande à Bonneau mais la ce serait la bande à Gaza) et je vous assure qu’il s’agit de quelqu’un d’archi-brillant…Un autre ami, bon qui lui est un peu plus technique à aborder vu qu’il est professeur d’agression sur personnes invalides donc le contact n’est pas toujours aisé et bien lui pensait que Carlos, le terroriste et Carlos, le chanteur étaient la même personne et il répétait : « Mais c’est pas possible, tu imagines il chante Big Bisous et juste après il pose des bombes, c’est fou, c’est fou… » Une autre fois une dame censée être très cultivée me dit qu’elle avait vu un film mais qu’il était en anglais et donc que cela l’avait un peu gêné, du coup elle m’a dit, pour éviter de dire vulgairement, j’aurais préféré que ce soit en français : « J’aurais préféré que ce soit dans le langage de Shakespeare mais bon, soit … ! »…Je connais aussi le frère d’un copain qui a répondu en 1ère quand on lui a demandé son auteur féminin préféré : « Moi personnellement, mon auteur féminin préféré c’est Marie Vaux »…Des gens également avaient fait croire à une fille que je connais qu’ils mettaient 2 heures pour faire Lyon-Biarritz grâce à un passage spatio-temporelle, l’année d’après quand elle est repartie en vacances elle a demandé à son père pourquoi il ne passait pas par le fameux passage spatio-temporel – c’est vrai c’est tellement plus court…elle avait 19 ans !! Une fille de la fac se plaisait à régulièrement employé l’expression : « On a ri au Corneille ». L’ancienne petit ami de mon meilleur ami disait pour dire que beaucoup de gens travaillaient sur un même projet : « Et ben je peux te dire qu’il y avait du monde au balcon ! »
Mais sans se moquer vraiment d’eux, je pourrais vous citer plein de moments où j’ai bien compris que j’étais plus proche de Lova-Moore que d’Albert Einstein :
- Une fois ma mère m’a demandé d’aller chercher pour Noël un arbre en pot (pensant qu’on pourrait ensuite le replanter) et moi du haut de mes 13 ans, j’ai répondu : « Ok mais en peau de quoi ? » elle aurait du me répondre « En cuir connard ! »
- Une autre fois j’ai dit à un copain, j’avais 20 ans environ : « je comprends pas au basket c’est toujours les mêmes rencontres ça fait je ne sais pas combien de fois que je vois Pau contre Ortez,
- J’étais intimement persuadé que le Cochon-Dinde était un animal mixte entre le cochon et la Dinde,
- J’arrivais pas du tout à comprendre l’expression en « bon et due forme » que j’écrivais d’ailleurs en Bonnet-Duforme…
- Pendant des années je pensais que l’expression était « C’est pas dema la veille » et du coup je l’utilisai mais je ne voyais pas trop ce que cela voulait dire,
- Quand on disait « Tous les chemins mènent à Rome » je m’interrogeais « Mais, je comprends pas si je fais Limoge-Dunkerque, je passe pas par Rome ?!! » et je n’avais pas 12 ans, croyez-moi !
- En terminale, en anglais, il fallait analyser un texte qui parlait d’un Espagnol débarquant aux Etats-Unis et j’ai conclu en disant c’est sûr que c’est pas évident pour un espagnol de débarquer dans un pays qui ne parle pas sa langue il aurait été plus facile pour lui qu’il aille en Amérique Latine où de nombreux pays sont de langue espagnole comme le Brésil par exemple…Bon cela dit, j’ai pas eu de mention au bac non plus, ça se comprend…
- Une fois j’avais entendu que le fils d’amis de mes parents faisait sup’aéro et moi je me disais « Oua ça doit être génial de faire une école de super héros… ! »…
et j’en passe mille autres évidemment… Je vous précise également que les américains qui apparaissent comme l’élite mondial – quand on leur demande de citer les 5 continents – le continent qui apparaît le plus grand nombre de fois c’est le Mexique…
Gainsbourg disait : « La connerie, c’est la décontraction de l’intelligence » et pour ma part je me suis senti en maintes circonstances particulièrement décontracté… D’ailleurs, c’est une chose très étonnante que l’intelligence et de l’intérêt qu’on y porte. C’est vrai à longueur de journée on répète « il est con à bouffer du foin » ou « alors elle franchement c’est pas une lumière » comme pour nous rassurer sur nos propres capacités cérébrales. Comme si l’intelligence était la plus grande qualité que l’on doit avoir (« il est malhonnête, il n’a aucune morale et te fera toujours un petit dans le dos mais alors qu’est ce qu’il est malin ce gamin !! »)
Une grande évidence et qu’on ne se dit pas assez c’est que bien sûr on est toujours le François Pignon de quelqu’un, le blaireau de quelqu’un, le méchant de quelqu’un, l’hypocrite de quelqu’un mais rien n’y fait et on ne peut s’en empêcher on juge, on critique, on s’insurge comme si on ne s’était jamais reconnu dans la méchanceté, la bêtise, la moquerie ou l’hypocrisie…Descartes disait : « L’intelligence est la chose la mieux partagée dans le monde puisque tout le monde pense en être suffisamment pourvu pour pouvoir juger celle des autres »…Franchement moi je dis quel blaireau… !!
08:55 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


