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07/03/2007
Lettre d'un serial-killer à sa maman...
En naviguant sur Internet, je suis tombé « par hasard » (« par hasard tu parles ouai sale tordu ») sur les serial-killer français dont l’un qui s’appelait Marcel Barbeault- et qui était affublé du doux surnom de « Tueur de l’Oise » et qui a sévit entre 1973 et 1976 en tuant seulement 5 femmes (faute de temps je crois, le bougre avait une famille et un travail).
En voyant sa photo, j’ai imaginé une petite lettre qu’il aurait pu écrire à sa maman chérie dans les années 60 alors qu’il n’avait pas encore commencé sa vie d’adulte.
A Paris, Institut Montsouris, 18 février 1961
« Maman, le jour de mes 5 ans tu as cru bon de me maquiller comme une fille avant d’aller à l’école afin d’assumer pleinement ma part de féminité comme tu l’avais lu dans tes fameux ouvrages de Emile BENVENISTE sur « la traumatologie du langage et du désir inconscient de l’homme d’être une femme ».
Résultat des courses, Pierrot et Didier, mes deux seuls copains m’ont savaté pendant que la maîtresse me faisait les poches.
A 9 ans, étant donné mes piètres résultats scolaires, tu m’as envoyé dans un camp militaire soviétique pour me faire comprendre la chance que j’avais, et ce, pendant les vacances d’été. Là-bas j’ai pu il est vrai apprendre à recoudre certains membres du corps humain avec du fil barbelé, déchiqueter un chien avec un ouvre-boîte et fabriquer une bombe artisanale avec des cailloux et du savon mais à la rentrée mes résultats ne s’étaient pas améliorés. Tu as alors menacé de me dénoncer à la DDASS en disant que tu m’avais recueilli dans un caniveau au bord de la nationale 16 en direction du Man et que je finirai dans une famille d’accueil cannibale qui me dévorerait l’intestin – renvoyant à la théorie du choque émotionnelle de Fernand de SAUSSURE. J’ai alors sombré dans un mutisme qui dura 5 ans et qui me fit finir dans une école spécialisée pour autistes.
Madame CAYASSON, ma professeur de latin, fut la seule à comprendre en 5ème que je n’étais pas autiste et t’obligea à me faire suivre un cursus plus classique.
Mais lorsque je fus intégré dans ma nouvelle école « normale » et que les autres élèves ont su que je venais d’une école spécialisée, ils m’ont immédiatement affublé du sobriquet « Sale Triso » qui fort heureusement me poursuivit jusqu’en terminale.
Tu n’as pas pu venir le jour des résultats du baccalauréat car tu avais un rendez-vous très important chez le pédicure et que tu voulais être belle pour ton rendez-vous avec ton nouvel amoureux, Maurice, chef de rayon à la Samaritaine de son état qui m’a félicité plusieurs fois à coup de clef à molettes dans la gueule.
Etant donné qu’il t’a dit que je te piquais ton pognon à cause de mes études de bouseux, Maman, tu décidas alors de stopper mon versement mensuel de 30000 francs et de m’interdire l’accès à ta nouvelle maison.
Je ne pus donc pas finir mes études de médecine à cause de ma dépression nerveuse de 5 ans qui s’en suivit mais aujourd’hui, j’avoue que je vais beaucoup mieux.
Le juge des tutelles m’a même dit que je pourrais bientôt prendre moi-même le bus, tout seul comme un grand alors je viendrai te rendre visite ma Maman et je t’apporterai les beaux dessins de toi que j’ai fait à l’institut (si les psychologues spécialisés en criminologie daignent bien me les rendre).
Je voudrais seulement que tu me donnes ta nouvelle adresse car tous les courriers que je t’ai adressés sont revenus avec comme inscription « N’habite pas à l’adresse indiquée » mais heureusement, je connais toujours l’adresse de ton travail et je pourrais donc te suivre après ton boulot ma petite maman.
Etant donné que je ne t’ai pas vu depuis longtemps, il faudra absolument que je te présente mon nouveau meilleur ami imaginaire : « Jo La Machette » qui me parle souvent de toi…
A très bientôt ma maman.
Je t’aime.
Signés : Ton fils Marcel et son copain Jo la Machette. »
Alors un conseil, Mesdames les mamans mono-parentale…lisez les lettres de vos gamins nom de Dieu, parfois voyez, y’a comme des présomptions d’indices qui sont laissés – si vous ne le faîtes pas pour vous, faîtes le au moins pour les autres, merci par avance.
C’était un message du C.D.G.Q.S.C.L.G.Q.T.G.D’A.G.E.M.A.V.E.B (comité des gens qui sont contre les gens qui tuent gratuitement d’autres gens en masse avec violence et barbarisme).
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