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vendredi, 30 mars 2007

TU SERAS UN HOMME MON FILS...

Pour connaître les grands bonheurs il est essentiel d’avoir connu quelques grands malheurs. Au moins dans une logique de comparaison primordiale et permettant de savourer comme il se doit ce qu’on appelle les instants de joie. Pour ce faire, il me paraît nécessaire de préciser quels sont les évènements qu’une personne a du connaître pour être capable de mériter les bonheurs de la vie :

- s’être fait quitter lâchement et avec une explication foireuse,
- avoir passé un vrai Noël de merde,
- avoir un souvenir d’hôpital douloureux,
- avoir perdu un être cher,
- avoir eu un jour très mal physiquement,
- avoir été très triste dans une soirée où tout le monde était très gai,
- regretter un comportement qu’on a eu et qui nous a éloigné d’une personne qu’on aimait beaucoup,
- avoir frôlé la mort,
- avoir loupé un examen important,
- avoir eu de grandes insomnies,
- avoir eu une crise d’angoisse,
- avoir été fouetté pendant 97 minutes par une vieille portugaise dépressive et insomniaque à coup de jambon de Serrano dans un Motel construit sur un vieux cimetière indien devant 14 vierges éventrées sur un air d’accordéon d’André Verchuren en plein mois de février dans le Gévaudan.

Attention toutes ces conditions sont cumulatives et non alternatives et s’il vous en manque une, au hasard la dernière – contactez Madame Eliane Ramirez à Saugues en Gévaudan au 04.71.03.14.28 – possibilité de tarif de groupes à 245 € par personne, visite des caves, jeux de piste et parcours fléchés avec activités nocturnes moyenâgeuses…En tous cas moi j’ai essayé et aujourd’hui, je peux vous le dire, je suis un homme, un vrai et je savoure même les blagues d’Arthur et les choux de Bruxelles…

Quand on attendait le porno soft d'M6...

Mais enfin que diantre, mon dimanche soir n'aura donc plus jamais ce petit goût d'interdit qui finissait si merveilleusement bien mes week-end. L'autre jour en zappant par hasard sur la 6 à minuit un dimanche, si je dis par hasard, c'est parce que j'étais tranquillement installé dans mon fauteuil GRËOKTOFHKOËLT (acheté chez IKEA un vendredi soir de merde où ma chère et tendre Tatiana qui me décontracte normalement les rouleaux en me chantant la Tosca tous les vendredis soirs au 23 de la Rue Jean Sholtès 2ème étage, n'était ce soir là pas disponible parce qu'un gros client espagnol avait réservé et payé d'avance et patati et patata, ce qui me força à m'extraire de mon studio avec vue sur la zone industrielle de la Chazotte pour aller dénicher un canapé trois places plutôt que pour aller sortir celui que je ne vois déjà plus depuis belle lurette sous la douche, enfin poursuivons). Je regardais donc un documentaire sur un mongolien du pays de la Mongolie qui était en train de coudre l'anus d'une marmotte juste avant de lui faire cuire les tripes à la broche pendant que des gamins se jetaient des cafards à la gueule en invoquant le Dieu du vent… donc, je disais que j'ai malencontreusement zappé en voulant me retirer une bourre de nombril et que je suis donc tombé sur une émission sur le Foot. Alors bon moi déjà à la base, je n'aime pas trop le foot préférant de loin des sports plus nobles comme la sioule ou le tirage de câble en zone semi-urbaine. Mais là si je dois me taper des commentaires sur les fameux corners de Nicolas Savinaud, les feintes de frappe de Jérémie Bréchet, l’expérience de Jérôme Leroy, les performances de El-Hadji Diouf ou les facéties de Bodmer, je vous jure que je préfère nettement plus me cracher sur le torse, me foutre un litron d’essence dans le gosier et m’immoler comme une bûche en attendant la mousson…
Mais dis-donc, nom d'une patte de coq fouettant les cuisses de ma mère flétrie par son amour inconsidérée de la poésie moldave et du jambon de pays, il n'est donc plus possible en ces saisons meurtries par le givre et le froid de pouvoir apprécier deux actrices françaises "jouant mal" deux lesbiennes se caressant la toison dans un décor de roman-photo sur une terrasse de Paris en août.
Hein, je vous signale qu'avant les cocos, j'étais capable de me taper une rediffusion de Culture-pub avec toutes les annonces publicitaires pour les bagnoles danoises ainsi que l'intégralité des pubs La Poste à travers les âges, juste pour avoir droit à une demi érection fatiguée dans un dimanche soir s'enfonçant dans le lundi.
Avant, je regardais l'air mauvais le père Blachas avec le jeune peigne-cul en train de commenter par alternance les fameuses pubs belges pour la lessive et j'attendais que Sodome et Gomor se taisent pour laisser place à ma belle ingénue montrant comme ça toutes les dix minutes une fesse ! un nibard ! une tombée de poils ! un voile en soie laissant deviner la courbure d'une femme se faisant manchonner l'abricot par un bel hidalgo genre pub Marlboro Country (le cancer du poumon en moins !).
Ce petit frisson de sexualité me réconfortait, me transportait, loin de mes soucis, de mes tracas quotidiens et loin de ma névrose obsessionnelle avec poussées de psychose mélancolique d'après les conclusions de mon lacanien d'analyste que j'ai croisé un jour sortant des toilettes de la gare avec une trace blanche sur le pif. Ce couillon semblant avoir visiblement une approche beaucoup plus Freudienne de son quotidien… Bref, ce long métrage qui sentait bon la cyprine et le lait de coco n'est plus qu'un lointain souvenir dans un océan de mecs moulés dans du lycra s'affolant devant un public abruti de bière...
Ah Ninon ! Rappelle-toi à mon bon souvenir et laisse moi encore une fois déverser sur ma télécommande universelle, ma semence accusatrice…

jeudi, 29 mars 2007

LA LOI DES SERIES

Cette putain de loi des séries c’est pas une légende les cocos…c’est pas une légende…Il y a des moments où, la vie est ainsi faite, tout ce que vous entreprendrez ne fonctionnera pas, les choses ne se feront pas en douceur mais dans la douleur, la difficulté, le mécanisme de votre propre vie semble grippé et rien ne peut y changer. Ce genre de moments se reproduit tout au long de votre vie et c’est comme ça, personne ne peut y échapper, aussi étrange que certaines photos de Jean-Pierre Pernaud en guêpière prises au Salon de l’Horizontal de Saint Sauveur-en-Rute, que certains clichés de Michel Field et Muray Head avec un bébé renard dans une position tout à fait inconfortable au « Mondial du Glauque 2007 » ou que certaines chorégraphies interdites de Kamel Ouali où l’on pouvait voir pour la bonne cause Isabelle Brès et Sébastien Follin faire ce que l’on nomme en danse moderne une levrette québécoise c'est-à-dire une composition florale sur une musique de Robert Charlebois avec une feuille d’érable sur la figue et les genoux dans la glace…
Ces moments sont nombreux et je vais essayer de vous fournir plusieurs exemples probants aux fins que vous vous disiez : « Mais c’est qu’il a pas tort ce connard ! » si vous pouviez juste éviter de m’appeler connard toutes les 5, ça m’arrangerait :

- la loi de tous les stylos à portée de main qui ne fonctionnent pas lorsque vous êtes en ligne avec quelqu’un qui vous communique un numéro hyper important dont vous avez besoin de toute urgence,
- la loi où l’on a paumé le ticket de péage et l’on s’en rend compte seulement au moment où on arrive pour payer et que plusieurs voitures vous collent au derche,
- la loi de la cravate qu’on tache de dentifrice (la seule qui allait bien avec votre costume et votre chemise) juste avant une présentation importante,
- la loi de la chemise qui a disparu (la seule que l’on veut mettre et dans laquelle on pense assurer pour un rencard) et qui réapparaît comme par miracle 1 mois et demi plus tard,
- la loi de l’absence de réseau de portable lorsque quelqu’un vous dit : « Attends je vais te dire un truc tu ne vas pas en revenir mais tu promets de le dire à personne parce que c’est énorme alors… » et là hop plus de réseau…
- la loi de l’énorme envie de faire pipi au moment crucial du film,
- la loi de ses yeux qui étaient fixés sur le trou du cul d’un chien lorsqu’on vous dit : « T’as vu l’étoile filante ! »
- la loi de la super nana avec qui il aurait pu se passer des supers trucs mais qu’on rencontre que le dernier jour des vacances quand on est gamin et qui habite à 900 bornes…
- la loi du « c’est moi » lorsqu’on s’aperçoit que ça pue la merde en salle de cours et que quelqu’un demande qui a marché dans la merde,
- la loi de la fille canon qui passe juste derrière moi aux toilettes des resto quand je viens de faire un truc pas humain,
- la loi qui fait qu’on ne recroise jamais l’ex qui nous a plaqué au bras d’une très belle fille dans un petit restaurant romantique mais toujours seul en survet en train de manger un kébab devant une vitrine d’articles de pêche,
- la loi qui fait qu’on a toujours laissé ses lunettes de soleil dans son autre veste lorsqu’on est aveuglé par le soleil au volant de sa voiture,
- la loi qui fait qu’on se fait toujours arrêter par les flics quand on est déjà archi en retard,
- la loi qui fait qu'on a toujours une coupure éléctrique 20 minutes avant que les invités arrivent et que l'on reçoit 8 personnes à dîner,
- et enfin la loi qui fait que sur une table de 12 c’est sur vous que la serveuse a choisi de renverser un Irish Coffee…

Voilà pourquoi maintenant je crois au destin, y’a rien à faire, tout est joué d’avance, j’ai juste à attendre patiemment, de l’irish coffee plein la liquette que la loi du mec qui touche le quinté dans l’ordre arrive…malheureusement cette loi s’accompagne de la loi du mec lourd et ivre mort du PMU qui ne s’adresse qu’à vous…c’est le risque…

LA VISITE MEDICALE DE QUAND ON EST PETIT

Tout le monde se souvient des visites médicales de l’école quand nous étions gamins enfin en tous cas moi je m’en souviens très bien. La plupart du temps quand j’étais convoqué il pleuvait, je ne pense pas que cela avait le moindre lien mais ça rendait la chose encore plus pénible. J’arrivais avec mon petit papier mouillé duquel dégoulinait l’encre bleue qui avait servi à écrire l’heure de la convocation. Là, il y avait l’assistante du médecin et le médecin lui-même ou plutôt devrais-je dire elle-même car il s’agissait d’une femme maigrichonne, grande avec des grands yeux globuleux…elle était aussi jolie qu’un pneu réchappé après les 24 heures du Man…Là je me retrouvais en slip rouge-orangé dans une petite pièce avec des cuisses aussi longues que des Knacki-ball et un petit bidon tout rond à attendre « Oeil de mérou ». Alors l’élève qui était en train de se faire ausculter sortait…j’espérais vraiment que ce soit un garçon mais la plupart du temps c’était une fille de ma classe (une des filles jolies si possible) comme ça au moins pour la drague c’était mort pour une bonne trentaine d’années au moins…Je ne sais pas mais la vision d’un petit tout rond moulé dans un slobard couleur feu de Bengale n’a jamais eu pour effet de me propulser en tête des ventes de pelles dans les ruelles qui entouraient le collège…Alors que la jeune fille se rhabillait et que je la scrutais sous tous ses angles, rouge comme une aisselle de camionneur…j’étais invité à rentrer dans la petite pièce où s’opérait la fameuse consultation médicale. Alors que je tendais mon flacon d’urine du matin contenu dans un pot de yahourt la Laitière, on attaque les questions d’usage par un comment tu t’appelles ? t’es en quelle classe ? tu as de bonnes notes ? tout se passe bien ? rien de spécial à signaler ? pas de problèmes de santé particuliers ? et ça continue…je suis en slob devant un Œil de Mérou de 16 mètres augmenté du prisme de lunettes avec verres en cul de bouteille et aussi à l’aise qu’une collégienne à l’anniversaire surprise de Jean-Luc Lahaye…Là elle me mesure : « 1 mètre 48 ok très bien maintenant tu vas monter sur la balance « (là je vis un de mes plus gros calvaires, je ne suis plus rouge je ne suis qu’une tomate géante posée sur une balance de supermarché) « 52 kilos ah quand même ! tu sais qu’en fonction de ta taille ton poids devrait être de 40 kilos à peu près…tu as une surcharge pondérale assez importante quand même, il va falloir surveiller tout ça ! »
« - Euh surcharge pondérale c’est un peu comme quand on est gros en fait ? »
« Oui bouboule ! A propos de bouboule, tu vas t’installer sur cette table et on va regarder tout ça ! »
Là la toubib te met la main au paquet et regarde si tes pruneaux sont bien descendus au fond du panier parce que si t’as encore une noisette dans le bide, c’est inquiétant quand même à 12 ans…ensuite elle te décalotte l’asticot pour voir si c’est OK et ce moment est terrible dans le vie d’un enfant qui devient ado parce que je vous assure que le calamar objet de ladite palpation avait plus la taille d’une noix de cajou que celle même d’un manche de raquette de ping-pong…Là je n’avais pas honte, j’étais mortifié et je crois bien que mon slobard qui avait enfin pris conscience de sa couleur a tout à coup pris feu…
Là le toubib note deux, trois lignes sur un carnet de santé bleu marine et blanc, te le rend, tu te rhabilles pendant qu’une autre fille de la classe se déshabille et tu retournes en cours…
Et puis ensuite à la récré les mythos commencent à fuser : « Oh moi le toubib il savait plus où se mettre parce que quand elle m’a touché je bandais comme un âne ! » ou « Moi elle m’a touché le zboub au moins un quart d’heure tellement qu’elle aimait ça… » enfin toute la finesse de jeunes mâle en manque de testostérone…Et moi, je me disais et "dire que ça recommence dans un an…au moins on foutra la paix à ma rustine pendant 364 jours…"

mercredi, 28 mars 2007

La théorie de l'intervenant moustachu à la cravate rigolote...

Toutes les boîtes plus ou moins importante organisent des séminaires divers et variés pour faire intervenir des « spécialistes autorisés » pour reprendre Michel Colucci aux fins de former ses troupes. En réalité et tout le monde le sait, il s’agit de deux jours à glander entre 18 cafés et à écouter d’une oreille plus que distraite les interventions molles de deux compères avec une veste de costard mauve. Dans ce type de séminaire d’ailleurs, on ne fait que bouffer : croissants et pains au chocolat le matin, salades composées, cuisse de pigeonneau confites avec gratin de légumes, tarte tatin et sa crème fouettée le midi et nems d’écrevisses – feuilleté d’agneau au foie gras et parfait glacé à la châtaigne le soir…En réalité dans ledit séminaire on passe son temps à digérer en sécrétant un maximum d’endorphines ce qui rend parfaitement abruti et en pratique fait que la seule chose que l’on retiendra du symposium sont les petites serviettes bleues pâles parfumées des toilettes…Mais il y a dans ce type de séminaire une théorie qui se reproduit maintenant à tous les coups. Lorsqu’il est midi et quart et que l’intervenant a cliqué sur son clavier pour afficher le dernier putain de slide de Power Point qui annonce le fait que je vais pouvoir commencer à saucer…ma voisine d’à côté s’il le faut : y’a toujours la théorie du mec moustachu et ses questions cons qui font chier tout le monde…
Et cette espèce de moustachu (oui le mot espèce est un nom féminin qui ne s’accorde pas avec le nom commun qui l’accompagne – je sais que mon blog est bourré de fautes d’orthographe notamment le fait que je confonde Hôtel de La Poste avec l’Autel de l’Eglise mais quand même un peu de civilité grammaticale à la Bertrand Renard ne peut faire de mal…) est universel, c’est le prototype du faux cool…c'est-à-dire qu’il porte toujours une cravate à la con avec un Mickey, un Dingo, un Astérix…ou n’importe quel personnage de BD, il a une chemise manche courte d’une couleur indéfinissable que seul les peintres de coques de bateaux arrivent à reproduire, il a une ceinture marronnasse et des chaussures en faux cuir souple dont la forme est aussi finie qu’une phrase de Kamaro…Et ce faux cool qui se la joue un peu : « Et oh les gars décoincez vous, regardez moi tout en cuir souple et en déconnade de chez blagoune de chez rigolus de chez humour…hein faut pas se prendre la tête les copains, regardez vous avec vos costumes sombres et vos lunettes, elle est pas plus belle la vie en vert pomme et en moustache ?!! »…enfin vous voyez le type de gaillard (qu’on croise d’ailleurs énormément dans les banques et dans les services fiscaux), ce sont les pires…Ce sont eux qui posent toujours les questions les plus tordus, qui titillent les intervenants pendant des heures, qui fouillent dans leur saloperie de sacoche en cuir pour prendre un document attestant la véracité de leur intervention…Et puis quand ils ont bien pompé l’air de tout le monde et qu’il est maintenant 12H48 et que pour le coup l’assemblée commence vraiment à avoir la dalle et qu’une autre question est posée (mais ce coup ci par le pendant féminin du casse couille à moustache), là ledit fax cool avec sa sacochette en bandouillère et son blouson verdâtre en simili cuir, regarde ses collègues en soupirant comme pour dire : « putain elle fait chier la Martine à poser des questions alors qu’on veut tous béqueter, pas vrai Jeannot ?!! » suivi d’un petit clin d’œil complice…Et on les retrouve tout le temps ces connasses…Si je devais organiser un symposium sur n’importe quel sujet à la noix, à l’entrée et contrairement à la soldatesque nationale, j’interdis la sacoche en cuir, la cravate marrante et la moustache…après on verra bien si je suis pas en train de saucer la crème moutardée de ma côte de porc à 12H08…

mardi, 27 mars 2007

LES REPAS DE BOULOT

Hier soir alors que j’avais un repas professionnel et que tout se passait à merveille, je crois que j’ai un peu déconné…c’est con au départ je gagnais des pions, j’avais l’agilité de Jackie Quartz, la blague facile à la Tex et j’étais cool comme un sosie d’Elvis Indien… J’ai commencé à déblatérer tous mes grands poncifs du moment : l’arrivée imminente des extraterrestres, le Fan de Johnny dans « Confessions Intimes », est-ce que les chiens à l’anus apparent regardent des pornos avec des chiens tout habillés ? pourquoi les hommes ont-ils des tétons ? est-ce que les prostituées mettent des photos de garagistes dans leur Algeco ? si beaucoup d’hommes se tapent des putains pendant leur RTT, y-a-t-il beaucoup de putains qui vont bosser à l’usine pendant les leurs ?...enfin vous voyez je pouvais tout aborder avec une décontraction incomparable, les gens riaient, il y en a même un au fond qui a vomi sur la serveuse, cela dit il était pas à notre table et il avait 7 mois…mais vous aurez vite compris que j’avais tous les atouts pour me faire un grand nom dans ma boîte. Puis tout à coup, tout a dérapé, la serveuse, une sorte d’ancienne bavaroise à la peau laiteuse et aux mamelles dilatées remplissait mon verre comme un cruchon sans fond et moi qui tenait le crachoir depuis bien 40 minutes je me désaltérais à coup de Macon Village…C’est à ce moment précis où je crois que j’ai dérapé, blagues graveleuses sur les chinois (mon patron est carteron), avec une métaphore discrète sur les couilles et les litchis…Puis j’ai embrayé sur les blagues pornos et sexistes (avec les gestes) pour finir seul dans un coin de table à hurler : « De Nantes à Montegu, la digue, la digue, de Nantes à Montegu la digue… » enfin vous devez certainement la connaître aussi…Pour finir, je ne me souvenais plus de mon numéro de carte bleue et ma collègue a du payer pour moi et pour la remercier j’ai essayé de l’embrasser entre deux filets de bave dans la voiture…C’est à ce moment là qu’elle m’a éjecté de sa Clio à coup de sac à mains…je me suis réveillé ce matin entre un camion de livraison et un éboueur frigorifié…
J’espère qu’on pensera à moi pour les primes de Printemps…c’est bien de faire des petits repas de boulot, ça permet de bien faire connaissance et de pouvoir mieux cerné les gens vous trouvez pas ?....

lundi, 26 mars 2007

LE CHANGEMENT D'HEURE

Un paquet d’enfoiros vont prétexter qu’ils ne se souvenaient plus qu’on changeait d’heure ce week-end pour arriver avec une heure de retard au boulot…Tu parles ouai comme si déjà ils n’avaient pas fait gaffe avec les émissions du Dimanche comme Téléfoot ou Turbo (là le changement d’heure t’inquiètes qu’ils l’ont vite assimilés les cons) sans parler bien entendu du film de TF1…Pour ne pas s’être rendu compte du changement d’heure, il ne faut pas avoir de télévision, pas de radio et aucune vie sociale en fait pour ne pas s’en être rendu compte faut être un putain de mormon. Donc ce qu’il faut c’est interroger les employés qui ont du retard, s’ils sont mormons ça passe sinon heure sup’ (comme quand on est gamin et qu’on est collé finalement – y’a que ça qui marche)…Et puis c’est pas normal non plus qu’ils arrivent une heure en retard (avec donc une heure de sommeil en plus) alors que nous on se fait chier à venir, occis, courbatus, fourbus avec la motivation d’un tourteau dans un mixeur…Personnellement je me sens comme une pute de Bangkok après une perm’ de Marin’s américains mais bon, c’est bien pour deux raisons : la première est pour une économie d’énergie et surtout les jours se rallongent – plus besoin d’aller faire des U.V dans des salles de muscu perdues dans les hauteurs tenues pas des roumains sous méthadone qui jouent leurs analyses d’urine au Poker mais je vais enfin pouvoir profiter de la luminothérapie naturelle…
L’avantage des jours qui rallongent c’est que le soir quand je rentre et que je fais tout comme d’habitude : et ben il fait encore jour… Je rentre je branche tous mes halogènes, je mets en route mon four, mon toaster, mon Babyliss, ma machine à dépigmenter la Coke et mon aspiro et bien sûr mon Plasma 30 pouces…Je mets aussi en marche mon distilleur de méthane à propulsion carbonique pour faire ma propre mixture pour ma XR 297 SL boosté par mon pote Momo et du coup je peux faire une heure de plus de moto le soir…Non y’a pas à dire je pense qu’au niveau de la consommation d’énergie et de la pollution : y’a un vrai mieux avec le changement d’heure…Putain aujourd’hui tu dénonces mon salaud hein ? hola mon cochon, t’a pas peur, tu oses tout hein ? tu dénonces le changement d’heure mais alors t’as pas peur tu peux balancer sur les fonctionnaires, sur les grands patrons, sur les majors, sur le cynisme des producteurs télé, sur Steevy Boulay, sur Le Pen, sur les bourdes de Ségolène, sur Florent Pagny, sur la Guerre en Irak…putain mais vas pas trop loin quand même…Que tu dénonces OK mais là j’ai peur pour ta vie là mec !…
T’inquiètes pas connasse je sais où je vais et même qu’un jour j’oserai dénoncer la Franc-maçonnerie et les aliments véritables qui permettent de fabriquer le surimis (ce qui revient un peu au même puisqu’avec les deux on arrive à faire un truc présentable à base de déchets…) Oh la la mais là tu vas vraiment loin ? t’as pas peur pour ta survie ?
Le seul truc dont j’ai peur gamin c’est qu’avec ce putain de changement d’heure la Josie (ancienne michetonneuse de panam) aux cheveux rouges du Lundi matin va venir me rebattre les oreilles avec les conséquences dramatiques du changement sur son sommeil et sur sa dépression…J’aurais du prendre ma lacrimo…merde…en fait dans la vie y’a vraiment que Josie qui me fait peur…

vendredi, 23 mars 2007

LE KARAOKE DU MERCREDI

Dans la vie j’ai plusieurs passions, l’insulte à agents, lécher les pneus des Twingos et le Karaoké. Je suis ce qui se fait de mieux dans le Karaoké, j’aime pas me vanter mais je suis un peu le Karim Abdoul Jabbar de la chansonnette, le Bernard Pardo du micro, le Childéric des octaves, le Robert Nouzaret de la reverb’, le Laurent Broomhead du retour oreillette, le Fabien Remblier du charisme, l’Olivier Chiabodo du jeu de scène, le Philippe Vercruysse du jeu de jambe et le Mickaël Madar de la chorégraphie.
D’ailleurs quand je vais au Karaoké, toujours par pair, comme les ânes, les burnes et les témoins de Jéovah nous avons même un nom de scène, un nom d’artistes quoi... Vu qu’on voulait coller à la réalité (un peu comme les mains collantes qu’on jetait sur les vitres de la cuisine) et que l’évocation du nom fasse d’ores et déjà rêver les femmes, qu’elles vibrent comme un slobard après une compétition de bowling (la métaphore est ici plus ou moins hasardeuse j’en conviens mais aujourd’hui « c’est vendredi et j’aimerais bien qu’on m’aime, je sens que je vais encore finir chez Venda et ses sirènes.. »- mais j’y reviens)…enfin bref qu’elles se pâment d’envie et de désir…On s’appelle donc les frères Mimolle…Plus précisément Etienne Mimolle (ça c’est Bibi) et Ryan Mimolle (ça c’est l’autre). Mais attention les yeux quand on arrive au Karaoké c’est pas pour chanter « Cœur Grenadine » avec une niquette en velours ah non, nous y’a du métier, du costume : ensemble en lin blanc, petite pochette azure, chemise turquoise, mocassin crème en nubuque, lunettes fumées et pour l’hiver écharpe blanche autour du cou… « ça va les filles…alors on vient voir les gentlemen pousser la note ? ouai, c’est cool, tiens Jennifer, écoute bien , la prochaine elle est pour toi ! ».
Là on commande 2 cocktails rhum-coco avec un soupçon de gingembre (Guy Marchand dans « La Passionata » à côté c’est le catcheur « British Bulldog »), on remplit nos petits cartons (environ mille), on les donne au diffuseur comme on l’appelle à qui on fait la bise bien entendu et on attend…Puis 5 minutes après j’entends au micro : « Etienne Mimolle avec Gaby »…Petit pas de dance brésilien pour arriver sur scène, petite blague machiste sur l’histoire d’une vieille pute de Porto Rico… et j’attaque « Oh Gaby Gaby, tu devrais pas me laisser la nuit, j’peux pas dormir j’fais qu’des conneries oh Gaby »….et je finis nuque au vent, de dos et accroupi : « A quoi ça sert la frite si t’as pas les moules, ça sert à quoi l’cochonnet si t’as pas les booouulles oh oh oh oh oh … ! »- Miracle de la prestation scénique, acclamation du public, femmes en chaleur se roulant en boule sur la moquette imbibée de Gin-Fizz, wagons de femmes hystériques réclamant un mouchoir, un bout d’écharpe, un autographe…En fait comme on y va essentiellement le mercredi, généralement elles sont 2 mais…y se passe quand même quelque chose…Ryan Mimolle nous claque un Barbara « l’aigle noir » avec un pas de dance à la Lionel Ritchie, il a gardé son cocktail à la main…là comme il est à 3 grammes 90 il se renverse les ¾ du cocktail sur sa chemise martiniquaise et tombe de scène (un peu comme Jim Morrisson si vous voulez mais sans la notoriété et en brosse)…ensuite il profite d’être un possession du micro pour insulter le videur et les fans de l’OL et là il se fait gentiement remercier de l’endroit à coup de Nike Air Huarrache dans les côtes flottantes par un grand noir qui a une boucle d’oreille de 7 mètres environ…Je le laisse une bonne vingtaine de minutes dans le caniveau dehors à s’entretenir sur un peu tout et un peu rien, la vie en général j’imagine avec le videur car il faut absolument que je finisse mon tour de chant par « La Java de Broadway » de Sardou et « Les Playboys » de Dutronc…Je termine délicatement mon Rhum-coco, laisse 80 centimes d’euros de pourboire, un petit clin d’œil à Jessica la serveuse, un grand salut amical à Boris de la sono dit « Bobo la gerçure de la ric », dernier levée de patte à la Mickael Jackson, salutation à la foule…Là en principe un ancien militaire qui a été au Kosowo m’insulte et veut me taper dessus…Bobo le calme et lui remet un américano…Je m’envole comme un pigeon… « A bientôt les darling, la semaine prochaine, si vous êtes sages, je vous fais péter « Les mots bleus » de Christophe, ok les filles ?...c’est cool ! »
Je sors, Ryan Mimolle est un peu froissé, je le traîne sur 300 mètres et le pose devant sa porte (sa petite chérie viendra bien lui ouvrir dans la nuit) et je chantonne un « Qu’est ce qui peut sauver l’amour ? » - réponse : « le Karaoké coco…le Karaoké »…

jeudi, 22 mars 2007

LE MAC DO QUI REND CHAUD...

J’adore la gastronomie française je vous jure c’est hallucinant ce que j’aime la bonne cuisine, d’ailleurs quand je dis gastronomie française c’est même la gastronomie en général de tous les pays – je vais même me renseigner pour réserver une table chez Adrian Ferra à Rosas en Espagne dans son fameux restaurant El Buli (meilleur cuisinier du Monde !) même si pour ce faire je dois manger des petits pois carottes pendant 6 mois - j’envisage même un jour de monter mon propre restaurant – c’est la chose que j’aime le plus au monde (avec le moment de la Playmate dans Colaricocoboy bien entendu) et pourtant, j’ai beau adorer la gastronomie, je ne puis m’empêcher d’aller me taper un énorme Mac Do le Dimanche soir.
Alors quand je vais au Mac Do, je prépare ce moment comme si j’étais un tennisman s’apprêtant à jouer une demi-finale sur le Central de Roland-Garros, je me concentre, je refais les mouvements, je respire à fond, je me prépare psychologiquement, je vérifie qu’il me reste un bon rouleau de papier-toilettes en réserve et un magasine à portée de main, je dilate mes shakras…en somme et comme dirait Mathieu Ricard bouddhiste et videur dans une boîte à partouze : « Il faut profiter pleinement du moment qui précède une tempête ».
Je prends ma Lagun’s, je m’écoute un bon vieux Elvis sur le trajet en mesurant déjà bien tout l’ampleur de mon bide serré contre la ceinture de sécurité, je chante en couinant sur « Jailhouse Rock », je transpire et songe au menu le plus gras possible, je vérifie mes comptes, j’en ai pour plus de 20 € à me mettre dans le cornet avec ça si je fais pas une poussée d’urticaire mon gamin c’est que j’ai jamais bouffé gras. Comme un bon américain du Languedoc que je suis aujourd’hui, j’opte bien entendu pour le Drive-In (un peu de marche pourrait peut-être me faire perdre un ou deux calories et j’en ai besoin pour la suite, vous allez comprendre après). J’arrive donc au Drive, baisse un peu mon Presley qui entame maintenant un « Blue Suede Shoes » d’enfer, je reste collé 3-4 minutes derrière un Renault Scénic Familial qui prend commande puis il avance donc j’avance aussi ; une voix de jeune demoiselle se fait entendre : « Bonjour quel est votre commande ? »
- Ecoute bien fillette ça va aller vite : « Un menu Best Of Plus Big Mac avec frites normales et sauces Ketchup et pommes-frites, et un grand-coca light (c’est important light à ce niveau – cela dit je fais partie de ces gens classés Handicap international qui préfèrent le Coca-light au Coca Normal) un Mac Bacon, un Royal Cheese, un cheese (oui le petit cheese qui demande rien à personne et qu’on bouffe juste sur le trajet du retour), une boîte de 9 Chicken Mac Nuggets avec sauce chinoise, mettez moi aussi ces saloperies à la panure en forme d’étoile au fromage et au jambon pour gosses là et un Sunday caramel sans cacahuète (c’est vrai ça se coince dans les dents ces merdes et puis les cacahuètes je les préfère en apéritif avec une bonne Affligem fraîche) »
Là la jeune fille demande : « Ce sera tout ? »
- Je réfléchis : « euh mettez moi une petite frite aussi » comme ça on en parle plus et au moins on est calé, je vais me l’attaquer dans la caisse en attendant qu’elle me fasse patienter sur le côté avant de m’apporter ma boîte de 9.
« Veuillez préparer la somme de 21 €85 »
« Putain joli mon con, record battu »
Je composes mon code sur l’appareil qu’elle me tend, attend ma boîte de 9 en bouffant mes frites, bouffe mon cheese sur le chemin du retour…
J’arrive là j’ai l’œil d’un chien devant un T-bone, il est impossible de m’adresser la parole si on n’est pas coincé entre deux pains avec des graines de sésame sur la tronche…
Je me colle devant Vivement Dimanche où J-P Koff prépare sa fameuse recette pour l’invité, j’avale toute cette merde en moins de 10 minutes, je me fais une dernière gorgée de coca, je fous tout le merdier dans le sac que je balourde près de la porte d'entrée du haut de ma mezzanine…
Je suis gros, gras, bête, chaud, en sueur, mal, envie d’éclater, envie de vomir mais avec la flemme d’aller aux toilettes, je comprends même pas les images qui défilent devant moi (et pourtant c’est Drucker) tellement je suis ensuqué…Bref, je regrette tout ce que je viens de bouffer même si je sais que dans 2 heures j’aurais encore faim…Donc pour reprendre une citation d’Olga : « Vivement Dimanche prochain ! »…

PETITES ANNONCES SEXY

Alors que je lisais Le Monde Diplomatique (c’est ça ma connasse fais ta maline, les seuls journaux que tu lis c’est Closer et FHM) comme tous les matins, j’ai constaté avec stupéfaction que ledit Journal avait désormais sa petite rubrique « Annonces Sexy » et cela m’a beaucoup surpris car il ne me semblait pas que ce genre d’annonces avait une importance telle qu’on la retrouve désormais partout. Comme quoi, même avec Internet, les traditionnelles annonces à 15 € la ligne dans un canard quelconque restent le must en matière de rencontres et je vous prie de bien vouloir trouver ci-après un panel des petites annonces que j’ai pu trouver dans ma feuille de choux :



- Homme 48 ans alcoolique et violent recherche jeune fille sourde et muette 20-25 ans pour relation non durable dans un mobile-home départementale 92 – contactez Jéjé au Centre anti-poison de Crémerol.

- Femme fontaine cherche Homme Orchestre pour Fanfare Place Saint Michel – contactez Sylvianne – square Jaurès


- Homme 31 ans lâche, immature et infidèle cherche femme de 44 ans dépendante affective

- Homme 43 ans recherche hôtesse de l’air 25-28 ans pour lui mordre le bras jusqu’au sang – contacter Réservoir Prod 01.44.14.19.26


- Homme grenouille cherche chienne de garde pour amours vaches par temps de cochon
- Milliardaire arabe recherche princesse britannique pour turlute à 200 Km/h dans un BM –

- Notaire rasta recherche terroriste suisse pour incompréhension mutuelle

- Jeune homme précise comme ça pour parler que son cousin Miche Pasquier planque 19 kilos d’Héroïne, un réseau pédophile et du tabac à chiquer au 17 de la Rue Saint Florien à Amien. Bisous.


- Homme tronc cherche femme pirate pour construire un bateau et fonder une forêt

- Chasseur 38 ans recherche pigeonneau 3-4 mois pour un One-Shot en Forêt


- Apprenti voyeur cherche appartement avec vis-à-vis pour parfaire sa formation – vous pouvez me toucher au Balto – rue St François entre 08h et 22 h

- Homme 29 ans pouvant s'auto-sucer recherche personne

- Jeune routier de 34 ans voudrait attacher sa semi-remorque sur un beau bahut de croisière – demandez La Crampe – Pissotières Montparnasse

- France cherche Hindous pour désamianter ma toison

- Jeune colombien de 57 ans recherche petite fille d'environ 9-10 ans avec un sac à dos en forme de panda qu'il a perdu de vue à l'aéroport de St Exupéry dimanche dernier.

- Jeune fille de 9 ans et demi aimant les animaux (surtout les pandas) recherche amateur de colombienne qui défonce sa mère.

Enfin tant que les gens insèreront dans les Journaux des Petites Annonces pour retrouver d’autres personnes, de la chaleur, de la tendresse, de l’amitié, de la complicité, des contacts tout simplement… nous pourrons dire qu’il y a de l’espoir et surtout qu’il y a encore beaucoup d’Amour à partager dans ce Monde…Halleluia…

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