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jeudi, 26 avril 2007
ODE A JENNIFER
J’adore la poésie, non sérieusement j’ai toujours beaucoup apprécié la manière dont les poètes arrivent à sublimer leurs émotions à travers leurs vers si doux à l’oreille…Il s’agit là en plus d’une des meilleurs façons de séduire, d’attaquer la donzelle, d’appâter le goujon, de choper une morue, de séguer une rascasse ou de piqueter son dernier stock d’étanchéité comme on dit dans les brasseries salzbourgeoises après une 9ème pinte de Charles Quint…Aussi,vais-je ici tenter de m’essayer à cet art délicat, en m’employant à respecter autant que faire ce peut le protocole attaché à ce mode d’expression :
« Quand je l’ai aperçue, j’ai su que c’était elle,
Son teint clair, sa peau de pêche, ses yeux couleur azur,
Pour l’instant mes connasses je me taperai bien la quenelle,
Contre une pute à 100 balles au fond de ma voiture,
Dolorès, c’est le nom de ma douce promise,
Se réserve, c’est son droit jusqu'à nos épousailles,
Jusque là je dépoli toutes les figues de Saint Drize,
En passant par Mormeux, Saint Christo et Linaille,
Je veux que ma colombe vive comme une princesse,
D’amour, de romantisme et de matins de rose,
Mais avant je me finis dans les bouges de Barbès,
Où j’attrape des maladies et autres mycoses…
Je trouve noble de sa part de conserver sa fleur,
Avant que nous prononcions nos vœux infinis,
Par contre les putes niveau pognon c’est une horreur,
Elles m’amputent le budget de la cérémonie…
Du coup c’est organisé au Buffalo Grill,
Sur la route du stade en direction de Pignoux,
Au menu des grillades et saucisses d’Auberville,
Arrosé des fines bulles d’une blanquette du Limoux »
C’est le poème que je vais offrir à ma fiancée pour sceller notre amour et pour lui montrer que je suis content de notre histoire, c’est la première fois que j’offre un poème à une femelle, souhaitez moi bon courage…
14:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Courageuse Dolorès
dont la seule douleur
est de ne pas connaître
de l'amour la couleur
des havres de Pigalle, Barbès
ou rue de France ;
vous le lui expliquez
à l'oreille de l'indien
vigile du Buffalo
comment on crée les liens
d'un noeud de jarretelles
ou de dessous coquins
vous dites tu es bêlleu
alors elle rit fort
toutes dents écartées
vous poussant de l'épaule
en bonne intimité
et vous vous répandez
bras en croix sur le sol
impossible à lever.
Elle s'étonne
Penchée sur votre masse
les volants relevés
sur les collants vinasse
du seul verre renversé
que vous n'avez pas bu.
Dolorès reste pure.
Ecrit par : gene | lundi, 30 avril 2007
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