28.12.2009
UN BEAU LIVRE POUR LES FETES
Pour les fêtes, je suis tombé sur un roman épistolaire, ce sont les correspondances de Victor Hugo avec Victoria Silvstedt, ça reste très moderne.
« Il y a exactement trois sortes de tordus : les hyper-sensibles, les relativistes et les décomplexés. J’ai la chance d’être de la 3ème catégorie et d’avoir épousé la première. Ma femme est, il est vrai un brin vicelarde, elle a déjà tenté 4 fois de m’empoisonner et quand je m’en rends compte (la dernière fois j’ai quand même eu droit à 2 lavages d’estomac), je vais la voir avec une cross de hockey dans les mains et là, comme à son habitude, sa nature hyper-sensible reprend le pas et elle chiale comme une madeleine. Heureusement et comme je vous l’ai dis en intro, je suis un tordu de type décomplexé, du coup je cogne quand même. On est ce qu’on appelle un couple charnel, on aime le débat corporel, tous deux issus d’une famille de militaires, on a pas peur du contact. En fait à la base, on s’est marié sur un malentendu, elle croyait que j’étais l’un des frères du grand footballer Guy CHARBIEU (ça reste un local de l’Ariège mais une vedette là-bas) alors j’ai profité du quiproquo et je me la suis goinfrée. Elle était bien attifée à l’époque et y’avait un paquet de gai-lurons qui auraient aimé être dans mes tiagues. Et puis vous savez ce que c’est, trois séances et j’étais bagué. Ça fait 22 ans maintenant. Ah elle a plus la même dégaine la vieille mais bon, si elle passait pas son temps à élaborer des plans pour me liquider on pourrait s’entendre. Hier je l’ai surprise avec un plan la radasse, y’avait une corde, une échelle, des schémas, on aurait dit un stratagème du Coyote !! Heureusement j’ai senti le coup, j’ai trafiqué le grille-pain ce matin et elle s’est pris du 220 dans la gueule pendant bien 2 minutes. Là elle est dans la baignoire remplie de glace pilée car ça lui a brûlé la croupe !! Quelle poilade. Du coup j’ai mon après-midi alors j’en profite pour aller aux putes. »
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19.12.2009
Le jour où le cousin s'est mis à canner pour la Noël !
Il était monté sur ressort le sagouin. Mais qu’est-ce qu’il avait gobé ce matin pour être en forme comme ça ?!! Ses pupilles n’étaient pas dilatées contrairement à son fiandard car je pense tout de même qu’il s’était fait tartiner la frangipane la veille le cousin. Ce n’est pas ses mèches décolorées, ni ses tailles basses qui m’ont mis sur la piste mais simplement parce qu’il assistait régulièrement aux concerts de Mylène Farmer et qu’il connaît ses chansons par cœur. Je m’en tape la cerise que le cous’ soit recto-verso mais je pense que ça aurait fait un coup à sa vieille. Combien de fois j’ai entendu la tantine dire qu’il faisait un tabac auprès des jeunes filles de son lycée le Tonio. Ouai, ouai ! Tu parles, il s’occupait plus de leur mascara que de leurs avantages le pépère. Enfin ce matin là, putain il n’arrêtait pas de jaqueter à tort et à travers. Il parlait de son désir d’intégrer le cours Florent pour finir doubleur fesse dans un documentaire ou je ne sais quel désir à la con que peuvent avoir les jeunes de son âge pour ne pas finir comme leur daron. Pourtant le daron, Tonton Jonas comme on l’appelle, il est maçon, et il se fait des caramels en trimant 10 heures par jour. Il a des désirs de beauf le Tonton mais il les assume ses vieux désirs de beauf, il venait de se faire grimper un Touareg et allait emmener la tantine passer le réveillon du 31 aux « Folies Bergères », comme chaque année. « Huîtres, foie gras, Champagne qui coule à flot et petites pépés aux nibards bien ronds et aux gambettes interminables, c’est ça la vie » qui répète le tonton Jonas. Il me fait marrer. Enfin il me faisait parce que comme je le disais en prélude, il était tout excité le cousin et il faisait gaffe à rien. En l’espace de 3 secondes, sa mâchoire et le radiateur de la 307 ne faisait plus qu’un. « Putain Tonio quand tu traverses l’avenue de la Grande Armée regarde à droite bordel !! ». Aujourd’hui son foie a été refilé à un motard trentenaire imprudent et un morceau de son estomac à un jeune père de famille. C’était le 24 décembre l’année dernière et c’était son cadeau de Noël. Alors aujourd’hui avec mon enveloppe surprise de jeux à gratter, je me trouve bien con, y’en a qui donne un foie et un estomac et d’autres 2 Végas, un solitaire, 3 Dédés, 2 Banco et 5 Morpions…question de tempérament…
16:32 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
04.12.2009
Un Battle pour parjurer les coiffeurs...
Le J'accuse les Coiffeurs de Victor Motraz
Le coiffeur, c’est vraiment le notaire des cheveux…Pas possible de passer par quelqu’un d’autre pour se faire couper un bout de tignasse, c’est dingue ça tout de même. Faut débourser 25 € et les refiler à ces abrutis. Ils ont tous le même schéma, où que nous allions partout en France, même musique (fond de radio Hit Music Only), même petite gouape qui est à l’accueil avec une voix de repenti toxico, même nana de 40 balais aux cheveux violets qui soupire, même apprentie Jennifer au piercing sur le nez qui brush la même vieille peau d’Amiens à Mandelieu-la-Napoule, même bac à torture prêt à te verser de l’eau tiédasse dans l’oreille ou glacée ou brûlante mais jamais à bonne température, même saloperie de peignoir en nylon que tu enfiles par le devant, même questions cons (qu’est ce que vous faites dans la vie ? et le temps qu’est ce qu’il nous dit le temps aujourd’hui et qu’est ce qu’ils annoncent pour le week-end ? et le stationnement en Ville ? et la violence dans la rue ? et la crise ? …). Dis moi un truc ma connasse, t’es coiffeuse c’est ça ? Alors pourquoi t’es coiffée comme ça ? Même dans un concours de tuning dans en banlieue de ville minière on te dirait que ça fait pouf !! Qui veux-tu emballer comme ça ? Un filet de macro de quelle envergure ? Et puis pourquoi me faire la conversation ! Et puis pourquoi chaque fois qu’il y a deux coiffeuses, une mignonne et une grosse aux dents jaunes, il faut toujours que je me cogne la grosse aux dents jaunes : Comment je vous coupe ? Et la raie, de quel côté ? Quoi la raie !! Qu’est ce que tu viens me parler de raie, t’as vu ton fiandard ?!! je m’en beurre la raie de ta raie moi !! Et puis si t’as 15 kilos de trop pourquoi t’habiller comme ta copine ? Hein ? Je porte des pantalons en cuir et des hauts en lycra moi ? Et puis non je ne veux pas de shampooing spécial supplément 8 €, tu laisses bien mes péloches là où elles sont, tu t’occupes de rien la grognasse, tu coupes, vite si possible, tu fermes ton dévidoir à ordures et tu me laisses feuilleter ce Madame Elle avec une page spéciale sur les coulisses du tournage des « Visiteurs », et non je ne veux pas de ton café Senséo tiédasse. Et oui oui c’est bon ça me va, me fait pas le coup du miroir de derrière, oui tu m’as coiffé quoi !! Et puis vu que tu m’as rasé jusqu’à l’os si ça me convient pas tu fais quoi de plus la morue hein, je te le demande ? Tu me greffes des implants ? Tu m’offres une perruque !! Et puis me passe pas ton blaireau qui m’irrite partout là pour m’enlever trois poils de cul et surtout vas pas me foutre un coup de gel à la fin ou un coup de lac même à 50 centimètres des mèches car on connaît tes références masculines en matière de coiffure hein la grosse ? Que des cake de discothèque aux prénoms américains qui parlent comme des racailles de banlieue alors qu’ils habitent dans des lotissements. Vite que je file mon blé, non ne me file pas de carte de fidélité, la prochaine fois, je la fais comme Michael Jackson, je m’asperge le crâne d’alcool à brûler et je fous le feu à la crinière…m’évitera cette torture…Alors que quand je vais chez le proctologue, là, en revanche, la musique douce, le petit gel hydratant et les petits salés, je les apprécie…question de feeling…
Le j'accuse les coiffeurs de la Rempailleuse
Après plusieurs mois passés à subir les sarcasmes de mes collègues, j'ai fini par m'y résoudre : je ne pouvais plus repousser l'échéance, je devais aller chez le coiffeur.
J'ai donc commencé par soigneusement écarter toutes les enseignes qui se croyaient obligées de faire un jeu de mots foireux avec "tif" ou "hair", ou qui pensaient qu'un patronyme de bottin mondain transformerait leur salon en un lieu select et recherché. Du reste dans ces cas là on ne parle plus de coiffeur, qui doit faire vulgaire, mais de visagiste.
Bon.
Ca m'a du reste toujours fasciné, je suppose qu'en fin de cycle on enseigne aux apprentis coiffeurs comment nommer leur future boutique. "Attention les mecs, vous avez trimé plusieurs années, c'est pas pour se foirer sur la dernière ligne droite, hein. Je veux de l'humour, de la créativité, de la finesse! Excellent ça, mon Kevin, "Diminu'tif", mais t'as aussi "Evolu'tif", encore plus subtil. Alban de Saint-Croisic, bah voilà ma Jessica, on y est! "
J'ai fini par trouver ce que je cherchais, un endroit un peu neutre, au nom classique, et dont les vapeurs parfumées ne vous claquaient pas des boutons sur la gueule dès l'entrée.
Après l'incontournable vestiaire où j'ai pu troquer mon manteau contre un ridicule peignoir en tissu imperméable trois tailles trop petit, j'ai commencé par me faire tripoter le cuir chevelu par une stagiaire habillée comme pour une finale de Secret Story, et qui alternait subtilement le jet brulant et glacé dans l'oreille en me demandant régulièrement "la température, ça va?", le tout en mâchant bruyamment un chewing-gum.
Une fois le supplice terminé, elle m'a conduit nonchalamment à un siège, où une espèce de grande gouape me dévisageant de la tête au pied en affectant un dédain calculé m'a lancé "je suis à vous dans deux minutes".Vu sa tronche et ses manières, j'étais pas précisément pressé, et j'ai parcouru un numéro de Closer sur les rumeurs de couple Dodi Al Fayed et Lady Di, pendant que ma voisine tentait d'échanger quelques banalités affligeantes avec une des employées à peu près aussi raffinée que Diams, sur fond de Skyrock bien évidemment.
Quand la grande folle qui m'était dévolue eût terminé, sans trop se presser, ses récriminations contre l'Etat, les impôts et les problèmes de stationnement du quartier, elle me rejoignit enfin, et se lança dans une démonstration enjouée sur la finesse de mes traits et l'harmonie de mon visage. Elle me questionna alors sur la date de mon dernier passage chez un coiffeur, avec un air désapprobateur en examinant ma nuque, et enchaina sur mon évidente irresponsabilité et le criant manque de soin que j'apportais à mes cheveux. Un peu comme si aller chez le coiffeur toutes les semaines et s'enduire le cuir chevelu de jaune d'oeuf et de karité était une norme, finalement, que je me montrais incapable de respecter.
Après avoir repoussé une bonne dizaine de fois ses propositions insistantes pour me faire un "style éclaté sur le dessus", j'ai alors dû supporter de longues tirades soigneusement sélectionnées pour la circonstance, et dont la médiocrité finit par me donner la nausée. De mon côté, je m'occupais en calculant, à vue de nez, les chances de survie d'une pareille erreur en milieu naturel, et parvenais assez rapidement à la conclusion qu'elles devait être à peu près nulles.
Constatant que je ne répondais plus à ses longs monologues, le cuistre décida alors de me bouder, et n'interrompit son dédaigneux silence que pour lancer un glapissement strident en découvrant l'arrière de mes oreilles, que je n'avais pas du laver depuis quelques semaines.
Enfin, après avoir dû encore subir le vrombissement de sa tondeuse, le pénible frottement de son petit plumeau pour m'enlever trois cheveux dans la nuque, la laque dans les yeux et le gel qui sent le parfum Tati un peu partout sur la tete, je suis parvenu à me dégager et à aller rapidement règler au comptoir.
J'ai poliment décliné la proposition pourtant alléchante d'acheter mon shampoing bizarrement rebaptisé "crème soin" pour l'occasion, quatre fois plus cher que dans le commerce, j'ai empoché la carte de fidélité et refusé le bonbon à la menthe, et je me suis taillé de cet endroit en bénissant les chauves.
15:01 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02.12.2009
Le jour où j'ai appris que la nounou des gamins avait des balloches grosses comme le poing...
"Misère, elle est décédée comment tu me dis ? Châtrée ?!! C'est-à-dire ? Je ne suis pas certain que tu utilises le bon mot Pakito. Non parce que par exemple moi y’a 6 mois j’ai fait châtrer mon Gribouille et je doute que ce soit le cas de Madame Chanrieux. Pardon ah bon mais alors c’était un travelo Madame Chanrieux ? Non ??!!!! Madame Chanrieux, un trav’ ? la dame aux petits biscuits qui était si douce et si gentille avec les enfants ? Une espèce de Madame Doubtfire en sorte c’est ça ? Une paire de burnes camouflée sous un ensemble Chanel !! Et ben dis donc !! Honnêtement c’est vrai que je ne l’ai jamais vraiment regardée comme une femme fatale la mère Chanrieux mais quand même c’était bien fait son bordel…à s’y méprendre même…Maintenant que tu me le dis c’est vrai qu’elle avait un peu de la moustache la vieille, qu’à côté Magnum c’était un duvet d’ado mais quand bon j’allais dire à son âge on ne fait plus vraiment gaffe non plus. Si toutes les mamies à moustache étaient des travelos, ça ferait un sacré défilé à la Gay-Pride tu crois pas ?!! C’est vrai aussi qu’elle décapsulait le Fanta des gosses avec les dents, qu’elle se grattait souvent l’entrejambe et qu’elle ponctuait également ses considérations la plupart du temps footballistiques en rotant son pack de 12 Kantërbraü quotidien. Une fois je l’avais même surprise debout qui pissait contre un arbre mais bon tu sais moi je suis pas vraiment regardant, les gens sont parfois curieux, c’est comme ça j’allais dire, chacun ses modes de fonctionnement, je ne juge personne…Non vraiment ça me choque ce que tu me dis là Pakito, ça me fout mal aussi pour les gosses, putain je les ai laissés des heures entières avec un trav’ bordel…moi qui pensait les laisser à une mamie bien traditionnelle, limite réac !…enfn bon je dis ça, elle était gentille avec eux ou gentil je ne sais pas comment faut dire c’est bien l’essentiel…non ce qui me perturbe un poil c’est que…fin bon tu me connais Pakito…tu vois ce que je veux dire non ?!! bon ben voilà ce qui me fait un coup c’est que ben oui je me la suis tartinée la mère Chanrieux, je lui ai refait le bas de caisse y’a deux ans environ, après la communion du petit et honnêtement j’ai rien vu de particulier…enfin maintenant que tu me le dis dans l’euphorie du moment je l’ai peut être bien un peu prise en bouche la vieille…Ouai ouai ça me revient maintenant, elle avait bel et bien un mandrin la Chanrieux. Quand je vais dire ça à ma femme, elle va faire une de ces tronches…Enfin quand je vais lui dire qu’elle était trav’ pas que je me la suis morflée tu m’as bien compris Pakito ! Et tu me dis alors qu’elle a voulu se faire châtrer et que l’opération s’est mal passée c’est bien ça ? Ah septicémie et tout le tintouin…Je vais te dire un truc Pakito, la mère Chanrieux elle aurait dû garder son paquet, il lui allait pas si mal, crois moi !! Faut pas changer la nature des choses, j’t’le dis moi, crois en ton Martial. Allez je te laisse Pakito, je dois aller nettoyer l’auto y’a compet’ demain. Fais une bise à la Déglingue."
14:45 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


