03.02.2010
Le destin de la France au bout du groin d'un porc
Une petite anecdote m’a fascinée et je profite de ce petit espace de liberté pour vous la conter à mon tour. Au XIIème siècle, le 13 octobre 1131 pour être précis, Louis VI se promenait à cheval dans Paris avec son grand dadais de rejeton, Philippe, 15 ans environ qu’il venait de faire sacrer à Reims comme étant le prochain souverain. Les deux devaient parler de ci de là, le père expliquant à son fils le devoir d’un roi et les difficultés y afférents, le fils avec ses grands yeux ouverts devant s’imaginer dans quelques années avec l’autorité suprême sur la tête. Tout à coup, alors qu’ils sont sur la Place Baudoyer, un troupeau de cochons traverse l'endroit (oui je le répète nous sommes au XIIème siècle, les petites gouapes habillées à la BB Brune, les pouffes habillées en hiver comme en été avec le petit short et les ballerines, les racailles en survet Lacoste et casquettes imitation Vuitton et les gothiques tout droit sortie de la matrice ne faisaient pas légion en ce temps là, on croisait des porcs et l’époque s’en portait-elle plus mal ? L’avenir tranchera…). Bref, j’en reviens donc au fait, une traversée de cochons ! D’un coup, un cochon s’égare du troupeau et se dirige vers le cheval de Philippe qui se cabre et fait donc tomber son cavalier qui se fracasse la tête et meurt sur le coup ! Le père (à l’époque on versait moins dans le larmoyant faut bien reconnaître) voyant cela retourne au château (il a du faire enterrer le morveux avant quand même) va chercher le second qui se prénomme Louis (ça tombe bien) et a du lui dire un truc du genre : « Oh gamin sors toi un doigt, on va à Reims te faire sacrer y’a ton couillon de frère qui s’est fait buter par un porc, je t’expliquerai en route, bref, toi qui devais végéter et finir petite gouape désabusée et plein de vices dans l’ombre du grand et bien finalement c’est toi le futur grand ! ». Le petit Louis a tout juste 11 ans et part à Reims se faire sacrer. Ce petit Louis (futur Louis VII) aura pour descendant Philippe Auguste et dans la même lignée, entre autres Henri IV, Louis XIV et bien sûr Louis XVI. Vous imaginez que l’avenir de la France aurait certainement été toute autre si, au XIIème siècle ce putain de cochon était resté dans le troupeau. Dès lors, songez que lorsque vous bouffez, un parisien à la Gare ou des rillettes sur un coin de table de la cuisine ou une rondelle de saucisson avant de partir au restaurant c’est un peu comme si vous vengiez ce prétendant déchu dont le sang amer s’est répandu au milieu d’une ballade de porcins dans l’indifférence générale. Et même si nous allons plus loin dans l'analyse, il est possible d'arguer que si cette descendance a largement contribué à la magnificience de la France, elle est aussi à l'origine du déclin de la Royauté et de son régime monarchique...en conclusion un tantinet capilotractée nous pouvons donc dire que la démocratie repose sur les caprices d'un porc...
14:57 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Mais pourquoi n'y a t'il pas de ferme devant l'elysée ?
Alors que chaque jours ont y vois un défilé de dindes et de porcs. Les cochons doivent -ils toujours décider de l'histoire ?
je vous laisse répondre comme vous savez si bien le faire Monsieur Victor.
Ecrit par : laure69 | 19.02.2010
Ce qui est amusant c'est que récemment il y a eu une polémique, un Buzz comme disent les mous du bulbe, où l'on voit Villepin avec un cochon et où il fait une allusion à l'actuel résident de l'Elysée. Il me semble que j'avais essayé de faire plus de circonvolutions mais la réalité rejoint souvent la fiction, je m'en rends compte.
Sur ce passez un excellent week-end.
Ecrit par : Victor Motraz | 20.02.2010
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