jeudi, 15 mars 2007

LA DRAGUE DE MON PERE

"J’attaque par un « Comment vas-tu - yau de poils et toi-l’ à matelas, en chantier je m’appelle- teuse et moi-sonneuse », après je touche un des téton de la fille puis l’autre en lui disant « c’était c’tété ou l’autre » puis je lui repince le téton plus fort en lui disant « tes seins serrent », je l’achève par un « t’in-kikette dont pas j’ai la bite-rude » et après mon gamin, elles craquent toutes…elles te tombent dans les bras comme des merles cendrés shootés au lance-pierre…une fois qu’on a franchi les portes du palais de l’humour aucune fille digne de ce nom ne peut revenir sans avoir été touchée en plein cœur par la flèche affûtée de Cupidon et portée de ce fait le lourd poids de la maladie, la maladie d’amour…"

Voilà ce que m’a dit mon père quand je lui ai demandé comment plaire à une fille dont j’étais amoureux…vous imaginez le franc succès que j’ai obtenu lorsque je suis arrivé vers Nathalie PICHARDON en récitant mal les blagues de mon père et en lui arrachant la moitié d’un téton entre mes doigts plein de terre… Elle est allée voir la maîtresse qui a convoqué les parents de Nathalie ainsi que les miens…Le père de Nathalie, un gros industriel voulait porter plainte mais on lui a vite dit qu’à 9 ans, je ne pouvais pas aller en taule pour ça…Il m’a simplement fait renvoyer de l’école et en accord avec le Maire nous a fait expulser du village… Ma mère m’a demandé où est ce que j’avais bien pu entendre des horreurs pareil – moi lâche et pleurnichard, je lui ai dit que c’était papa qui m’avait donné la technique pour plaire aux filles. Maman est ensuite aller voir mon père qui est aussi lâche que moi et qui a aussitôt démenti…Puis ma mère s’est agacée, tout est remonté à la surface ou je ne sais plus quoi et elle a demandé à mon père de dégager. Il est parti en me regardant d’un œil noir et mes parents ont divorcé 3 mois plus tard…Un jour, quand j’avais 14 ans, j’ai demandé à ma mère si c’était de ma faute tout ça et ma mère m’a répondu : « Evidemment p’tit connard que c’est de ta faute (elle avait les mêmes mimiques que Andora dans « Ma Sorcière bien-aimée » - avec la paume de la main posée sur le front et la tête légèrement en arrière appuyée sur le mur), tu as fait divorcer ta pauvre mère qui aujourd’hui est malheureuse et qui ne retrouvera plus jamais personne, tu es CONTENT j’espère, hein c’est ça que tu veux p’tit ingrat, que TA mère meurt de chagrin, c’est bien ça que TU veux, ah aaaaaaa, uhhhh, ihhhhhhh » suivi de 4 heures de pleurnicherie hystérique.
Moi j’avais les joues rouges sang et je baissais la tête dans mon coin, j’acquiesçai sans rien dire et je fus envoyé en pension le reste de ma scolarité chez les maristes. J’y fis une mini dépression au début car j’étais arrivée en cours d’année et que les autres petits tyrans semi-orphelins de ma classe m’avaient choisi pour tête de turc (j’eu droit à la mise à l’air en plein mois de janvier dans la neige, la bite au cirage, la tête dans la purée à la cantine, l’ouverture systématique de mon courrier, le vol systématique de mon goûter etc…). Je n’avais pas de nouvelle de mon père et ma mère venait une fois par trimestre me voir en pleurnichant et en me disant qu’elle était terriblement seule. Puis à la fin de ma scolarité et au début de mes études, j’ai rencontré ma femme et là j’ai amorcé une phase de reconstruction, et ma femme malgré nos différents m’a bien aidé et je lui en suis vraiment reconnaissant…ça n’est pas toujours facile mais on s’en sort comme on peut…On a eu un p’tit bout de choux, un p’tit Cruz (ma femme adorait Santa Barbara et trouve que la relation entre Cruz Castillo et Eden Capwell symbolise la complexité de l’amour et son éternité à la fois – oui ma femme est conne…). Je n’ai plus trop de nouvelle de ma mère depuis, elle a du voir mon Cruz une ou deux fois depuis sa naissance et aujourd’hui mon petit bonhomme a tout juste 10 ans.
Et puis l’autre jour, ironie de la vie oblige, Cruz est venu me voir pour me demander ce qu’il fallait dire aux filles pour leur plaire…alors je lui ai dit :

"J’attaque par un « Comment vas-tu - yau de poils ……………"

lundi, 19 février 2007

LA BOOM

Quand j’avais 11 ans, j’étais éperdument amoureux d’une grande blonde qui s’appelait Aurélie et qui mesurait juste 20 centimètres de plus que moi (ce qui n’était pas bien dur vu que je mesurais 1 m 13). Généralement quand ma promise s’adressait à moi, elle me disait : « Fais nous marrer bouboule ou vas-y sors une connerie Choco (en référence au film les Goonies – pour les amateurs) » et moi de faire rire l’assemblée en faisant ma fameuse imitation du Fonz’ ou la voix des méchants dans Nicky Larson (ils s’appelaient toujours Marcel ou Robert et ils disaient : « LARSON (entendez Lareçon), je vais te faire bobo, je vais t’envoyer une boulette ». Mais c’est à peu près là que s’arrêtait notre romance vu qu’elle était plutôt attirée par de jeunes éphèbes mystérieux qui avaient pour principal atout de fermer leur gueule alors que je racontais mes blagounettes…J’animais les booms, les goûters et lorsque l’ambiance battait son plein et que commençait les ¼ d’heure américain, je me retrouvais toujours près du radiateur avec un mec qui était pratiquement aveugle et qui me proposait d’aller faire un Scrabble dans la salle du fond…Un jour, la belle Aurélie me convia à sa boom…C’était un samedi après midi en plein mois de juin et j’étais comme un gros dingue. Mais je ne savais jamais comment m’habiller étant donné que je trouvais mon popotin très légèrement surdimensionné (un peu moins grand que l’Australie et beaucoup plus gros que celui de mon meilleur ami de l’époque qui avait le cul serré comme une noix de cajou entre les doigts d’Armor King). A l’époque, je ne portais pratiquement que des bermudas qui selon moi avaient le mérite de me faire la cuisse fine (imaginez un altérophiliste en bermuda et vous comprendrez tout de suite l’erreur de jugement que l’on peut avoir quand on a 11 ans) et puis pour le haut, je ne trouvais pas de chemise assez longue pour cacher mon derrière à la J-Lo alors j’ai été obligé de fouiller dans les pulls (le 22 juin lorsqu’il fait plus de 25 °c dehors, ça semble indispensable) et là encore je n’ai pas trouvé. J’ai donc fouillé encore plus bas dans les affaires d’hiver et là j’ai trouvé mon bonheur un pull blanc de ski avec des épaulettes rouges qu’avait déjà porté mon père, puis mon frère et qui venait à merveille cacher le bas de mon dos. Il avait également un petit écusson qui représentait un coq avec 2 skis parallèles derrière (au cas où on aurait pas compris que je m’étais planté de saison). Je suis donc parti en chemisette (pour éviter que ma mère ne me demande pourquoi je m’étais un pull d’hiver en été et que j’ai à m’expliquer sur mes complexes et qu’elle se sente obligée de me ressasser un passage d’un livre quelconque de Françoise Dolto sur le début de l’adolescence et ses conséquences psycho-sociales). Quand je suis arrivé à la boom avec tous mes copains en t-shirt j’avais l’air ridicule (ridicule mais pas de gros cul oK ?!). On m’avait demandé d’amener des slows et des rocks (à l’époque c’était un revival de Jive-Bunny) donc après mon 3ème rock, j’étais plus en sueur qu’un cycliste dans la montée du tour Mallet. On a du me poser environ 35 fois la question : « T’as pas trop chaud ? » et moi : « Non, non je suis bien là ». Puis sont venus les slows, j’ai pu en faire un avec Aurélie mais celui d’après elle était en train d’embrasser un autre copain alors je me suis rabattu sur sa copine brune mais elle aussi elle embrassait encore un autre copain au slow d’après…J’ai alors retrouvé mon pote aveugle en fond de pièce, j’ai retiré mon pull, ma chemisette vichy était trempée et j’ai fait mon plus beau mot au scrabble qui m’a rapporté 26 points : FRUSTRATION…

lundi, 29 janvier 2007

MON VOISIN EST UN CANARD

Alors que je rentrais chez moi un vendredi soir d’une soirée bien arrosée (c’était l’anniversaire de Martial, mon coach professionnel qui m’a permis de reprendre confiance en moi et de pouvoir affronter le fait d’être mono-testiculaire, fan de Larusso et insomniaque depuis qu’on m’a révélé que des machines pourraient un jour construire des machines et qu’il existera des machines à fabriquer des machines qui fabriqueront des machines à fabriquer des machines – Bref mal en point depuis la sortie de Matrix vous l’imaginez) – je rentrais donc comme d’habitude dans un léger smurf arrière. Et je m’apprêtais à insérer les clefs dans ma serrure quand mon voisin sortît de chez lui. Il mesurait 27 centimètres de haut environ, il était recouvert de plumes blanches et marrons et avait une sorte de bec orange de laquelle sortait un énorme cigare cubain. Il secoua le bas de ses reins et me demanda dans un accent du Sud-Ouest si ça me ferait plaisir un de ces 4 de venir manger le confit chez lui. Je répondis machinalement que oui, je me frottais les pattes contre la moquette rouge de l’entrée en desserrant le nœud de ma cravate américaine et ouvrit la porte doucement avec mon crochet de boucher (que je garde en permanence dans la poche de ma côte de maille – la confiance ça se gagne peu à peu mais les ustensiles moyenâgeux accélèrent la formation selon Martial). Je mets alors ma Cap en cuir à l’effigie de Georges Michael et me couche en position foetale sur mon canapé en zèbre (l’assemblage Chanteur de Rock-animaux de Safari a un effet apaisant sur mon sommeil pense Martial). Et là, je ne sais pas si c’est ses amis castors ou alors les faisans qui ont commencé leur java mais alors un boucan d’enfer (comme dirait Renaud entre deux suzes), une véritable basse-cour. Alors du coup vous imaginez : impossible de dormir. Martial me conseillant l’affirmation du « Moi » par le fait de se faire respecter ; je suis ses conseils à la lettre et sors pour dire à mon voisin d’arrêter ce vacarme. Et là il était debout sur la barrière de l’escalier, en cock-ring, se versant du Malibu sur les plumes en chantant « La Musique » de Nicoletta. Alors, je n’y vais pas de main morte et je lui dis : « Monsieur CHICANDIER faut arrêter les bêtises maintenant – on stoppe la stéréo, on remet les vêtements et on rentre se coucher ». Je pars et claque la porte pensant faire mon effet et ben pensez-vous 10 minutes plus tard il entonnait le générique « d’Arnold et Willy » en se trempant le sot-l’y-laisse dans la vodka-pomme. J’ai fait ce que j’avais à faire et Martial me la confirmé, j’ai sorti mon fusil mitrailleur 16 mm et je l’ai tiré comme un pruneau mon voisin- en lui disant que je ne pensais pas me le faire si rapidement le confit. Bon il se trouve que la police après analyse a tiré la conclusion suivante : la schizophrénie, les tranquillisants « maison » de Martial et l’alcool ne font pas bon ménage – vous imaginez, en somme, j’aurais tout inventé quoi, enfin mon cerveau aurait mal jaugé la situation plutôt. Mais moi je sais que je ne suis pas fou…mon voisin de cellule est un lapin et j’adore le civet…ça va aller vite c’est moi qui vous le dis !!!