vendredi, 10 octobre 2008
J'EMMERDE...
J’emmerde, les cadres trentenaires chaussures pointues turlututu, effet faussement décoiffé, ceinture de marque, costard rayé, téléphone collé à l’oreille, persuadé d’être un rouage non négligeable dans l’économie moderne, se touchant le ventre d’autosatisfaction et s’autoproclamant maître du monde qui sont persuadés d’être « décalé » parce qu’ils écoutent Artic Monkeys et portent des baskets « vintage » le week-end.
J’emmerde les faux rappeurs de la ville aux chaînes à la Mister T au regard vif comme une rascasse sur une étale de poissonnerie et qui font partie d’un seul gang « le gang des abrutis »
J’emmerde les comptables de 50 ans aux bourrelets enrubannés dans des gilets moulants qui rêvent en secret de se taper le patron et se vengent de leur désert sexuel sur les assistantes et les stagiaires.
J’emmerde la bourgeoisie qui s’encanaille en sniffant de la Coke dans des bars lounge à la con et en partouzant dans des loft, anciens ateliers de menuiserie.
J’emmerde les petites frappes au survet Lacoste, chaussettes relevées, casquettes « Burberry’s » vicés sur leurs grosses oreilles décollées, sac en bandoulière « Vuitton » qui marchent en canard par 3 dans les rues en parlant trop fort exprès et en commençant toutes leurs phrases par « Oh j’m’en bats les couilles sérieux ! »
J’emmerde les petites gouapes de 15 ans, jean slim, Converses, ceintures cloutées, mèches décoiffés qui ont toujours l’air blazé et ne s’intéressent qu’à leur petit trou du cul de petite gouape au cul de 9 centimètres et portables hi-tech en évidence dans leur blazer blanc taille 7 ans.
J’emmerde les putains de commerçants réac’ qui gueulent pour tout en permanence et ne supportent aucun changement en s’égosillant sur un sens de circulation mal pensé, qui votent à droite depuis l’âge de 5 ans, ne se remettent jamais en question, paient trop d’impôts malgré le fait qu’ils font 35 % de black et se considèrent comme étant « la France honnête », qui regardent les derniers moteurs de bagnole dans leurs magazines à la con.
J’emmerde les profs de gauche, persuadés d’incarner l’ « intelligentsia » française, jaloux, donneurs de leçons, qui connaissent tout mieux que tout le monde, jamais à leur place nulle part, qui doivent regarder le Guide du Routard pour savoir quand ils peuvent baiser et traînent dans les couloirs des musées le pas trop lent, la chaussure trop marron et l’haleine du resto bon marché.
J’emmerde les putains de chinois en France depuis 30 ans qui veulent encore nous refourguer leur cocktails au litchi à la noix et leur porc sauce aigre douce passé de 15 jours.
J
’emmerde les bébés punks qui boivent de la bière sur le parvis des églises et pissent dans les jardins publics en réclamant une piécette alors que leurs parents habitent à 200 mètres dans un 100 m2.
J’emmerde les vendeurs de chez ZARA au cul serré et aux coiffures inexistantes qui ont tout leur humour de petite merde de vendeur de chez ZARA et s’extasient devant le fion d’un autre connard de vendeur de chez ZARA.
J’emmerde les vendeurs FNAC qui sourient quand ils se font péter la gueule et n’ont jamais ce qu’on leur demande.
J’emmerde les mecs bodybuildés épilés au laser qui portent des pantalons souples à fleurs, n’ont pas de coup et parlent comme des CRS
J’emmerde les vieux qui squattent les boulangeries et les charcuteries à 7H30 du matin.
J’emmerde les bobos qui ont le monopole du bon goût et qui regardent à 3 fois avant de parler pour ne pas briser un putain de consensus mou qui s’installe dans n’importe quelle conversation urbaine basique.
J’emmerde les vendeurs de caisses ventripotents qui cachent leur finesse intérieure derrière une gourmette de 18 kilos.
J’emmerde les nymphettes de 35 balais, lunette de secrétaire de film porno plantées sur la ganache, ticket de metro-sexuel collé au bifteack, persuadé de se libérer à coup de manches alors que leur aliénation est totale.
J’emmerde les vendeuses de chez Hermès ou autres qui n’ont pas un flèche et jugent de toute leur stupidité et leur manque d’amabilité les clients potentiels du magasin.
J’emmerde parallèlement les gouinettes misandres persuadées que l’homme représente le mal(e) et qui regardent tous les hommes l’air de dire « tu ne m’auras jamais, je ne suis pas intéressée… » alors qu’elles pèsent 100 kilos et portent une brosse !
J’emmerde les machos bite d’acier, qui se réclament de leurs prouesses sexuelles et de leur technique de drague et qui s’énervent dès qu’on manque de respect à leur putain de mère.
Enfin j’emmerde les bloggeurs qui étalent leurs états d’âme aussi intéressants que la recette du pain à l’huile,en se disant que ça peut intéresser. Au lieu d’utiliser du réseau et de l’espace internet, allez vous faire traiter et faites pas chier (donc tu t’emmerdes là ?! Parce que le petit connard qui bouffe du réseau pour cette connerie c’est toi en l’occurrence - oui c’est un peu ce que je viens de dire, schématiquement bien sûr !).
16:16 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 13 avril 2007
Lettre à mon copain Martial
Cudrolle, le 13 avril 2007
Martial,
Je t’écris la présente car parfois quand la coupe est vraiment trop pleine, il faut la vider. Que tu couches avec ma femme depuis maintenant 5 ans dans le lit conjugal quand j’ai le dos tourné et que je suis sur les chantiers passe encore. Après tout ma femme est une adulte consentante et tant que tu ne lui fais pas de mal, je peux comprendre…quoique j’ai retrouvé sous le lit des objets type matériaux de construction avec pieu en béton et chaîne de Fénouik et j’espère que personne ne se blesse lors de vos étreintes qui ont l’air quelque peu techniques…Mais là, ça passe…Que tu couches également avec ma fille de 17 ans en lui sortant le grand jeu avec sortie du Lycée en décapotable et week-end à Deauville…alors qu’elle a son Bac de français dans un mois et demi, là encore, je comprends, il faut bien que jeunesse se fasse et ne t’inquiète pas je dirai rien à Françoise de peur de lui faire de la peine…Que tu t’enfiles mes grands crus classés lorsque je suis au boulot et que tu me piques du blé dans la commode pour pouvoir flamber au Casino, là aussi je peux le concevoir…moi-même j’étais un joueur invétéré il y a quelques années et je sais à quel point il est difficile de trouver du liquide lorsqu’on est interdit bancaire…Que tu dises à tous nos anciens potes du bahut que je me fais taper la cul dans les boîtes homos (alors que tu sais que c’est faux) en faisant des photo-montages sur le Net et en adressant le site à tout le monde dont mon patron…là encore, j’ai le sens de l’humour et malgré le fait que j’ai frôlé un licenciement, je comprends que toi, étant au chômage, tu aies besoin de te défouler et d’être un peu caustique…Que tu aies écrasé mon Gribouille avec ta voiture en sortant de tes extravagances avec ma Françoise, un Dog Anglais brave comme tout que j’avais acheté 5.000 € et que les gosses adoraient en plus, je peux comprendre, Gribouille était parfois inattentif et j’imagine aisément que c’est lui qui a du se mettre sous tes roues quoique je suis un peu étonné car tu l’as écrasé sur mon gazon et en marche avant…Que tu aies dessiné des croix gammées sur ma maison en me traitant de nazi parce que j’ai refusé de te prêter mon appartement en ville pour que tu sautes ma fille alors que tu sais très bien que ma mère gravement malade y habite depuis 2 ans , là je dis que tu as commencé sérieusement à déraper Martial – parce que non seulement les voisins refusent de nous adresser la parole mais en plus cela m’a coûté la bagatelle de 800 € de peinture pour recouvrir tes graffitis…Que tu coupes régulièrement les câbles électriques de la maison, que tu jettes des pierres sur ma voiture la nuit, que tu fasses tes besoins sur mon paillasson et que tu aies mis ma fille en cloque (alors que Françoise pense qu’il s’agit du fils du buraliste qu’elle harcèle du coup !!)…là je dis mon Martial, tu as des problèmes et notre amitié est au-dessus de ça MAIS que tu aies dis à Jeannot mardi dernier à la buvette du stade que mon fils avait un pied gauche faiblard là mon Martial, je crois que tu as dépassé les bornes…et de beaucoup !!
Du coup, là, je suis devant chez ta maman qui garde tes enfants (ceux que tu as eu avec ton ex femme « Sandrine les Gros Mamelons » comme on l’appelle) pour le week-end et je vais donc devoir attacher tout ce petit monde à l’arbre qui trône devant la maison – du même coup je vais enfin savoir si le bas ventre de ta Maman et les ganaches de tes bambins sont plus ou moins solides que le pare-buffle de ma Ranch Rover…Fallait pas insulter la frappe tendue de mon Damien mon Martial…là t’as déconné…A mon tour…
PS : Sans rancune tout de même, on se voit toujours au Balto Lundi pour notre Loto-Foot quotidien, moi je dis que Lens-Rennes, match nul qu’est-ce t’en penses ?
Flavien dit la Crampe de Cudrolle
09:00 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 05 avril 2007
LES MECS QUI SIFFLOTENT DANS LA RUE...
Je déteste les chevaux, les rats, les araignées, les moustiques, les poissons de plus de 80 centimètres, les petits chiens et les reptiles mais cette aversion pour nos non-amis les bêtes n’est rien à comparer à ce que j’éprouve quand je vois un mec qui sifflote dans la rue…D’ailleurs il n’y a que les hommes qui sifflotent dans la rue, vous ne verrez jamais oh grand jamais une femme siffloter dans la rue « femmes du monde ou bien putains femelles en tout genre je vous aime »…Quelle idée de siffler dans les rues de la sorte ? Les hommes qui sifflent dans la rue sont les archétypes des faux cool (que je hais plus que les petits poils qu’il y a sur les pattes des frelons et ce n’est pas peu dire), d’abord ils ne sifflent jamais un air véritable donc musicalement déjà ça ne veut rien dire, ça pue, c’est laid, c’est moche…deuxio, ils pensent sincèrement nous faire gober qu’ils sont tout en décontraction dans les ruelles ? vous voulez rire, y’a pas plus tendu qu’un mec qui siffle dans la rue – généralement même l’homme qui siffle dans la rue regarde partout l’œil faussement sur de lui, un peu comme un Jack Russel à un running Harley Davidson, en fait il tremble comme une feuille, il est aussi confiant qu’une musaraigne dans une course de côte et il est là les mains dans les poches à siffloter pensant qu’on va rentrer dans son manège. Et bien non Monsieur, la vie c’est pas aussi facile, il suffit pas d’avoir un front de 2 centimètres qu’à côté Gérard Holtz on dirait Chirac, d’avoir une jaquette en daim, un pantalon de toile, des baskets de jeune et de siffloter un air de merde dans une ruelle devant la vitrine d’un boucher pour avoir l’air détendu ma vieille figue de Quimper…Alors t’es gentil tu prends ton sac East Pack version militaire, tu sors les mains des poches, tu te laisses pousser le front et tu vas siffler chez ta maman face de fendard parce que moi les connasses qui sifflent en pleine rue et qui se la jouent Docteur Pépère, je les prends je les fous dans ma cave, je leur fait boire du détergeant, je les agenouille sur une barre en titane cloutée, je sors une masse d’arme de 7 kilos et je leur tapote les glaouis à la Barbarian’s et là je regarde s’ils sifflent encore les pétzailles…Y’en a un une fois je lui ai tellement serré les pistaches qu’ils pouvaient siffler « God save the Queen » en japonais…on a été obligé d’appeler sa cousine pour qu’elle lui ressoude les pistons avec de la colle à bois…
« Alors maintenant les mecs, on serre les dents, on range la langue et on arrête les petits sifflements merdiques, ok ? Hein, on laisse ça aux professionnels comme Micheline Daax…Allez viens ma Micheline, je t’ai installé ton micro, chauffe toi la glotte, rince toi la langue avec du vinaigre de framboise, mets ta perruque, tu rentres en scène dans 10 minutes… » c’est pas vrai ça encore, faut tout le temps gueuler, c’est toujours pareil… !
09:14 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 02 avril 2007
Pour une sombre histoire de gourmette...
Il y a une chose qui m’intrigue plus que tout au monde comme dirait un bon vieux Pascal Obispo après son 6ème blanc-limé…plus que l’avenir de l’Homme, plus que l’Univers, plus que les extra-terrestres, plus qu’un moelleux au chocolat avec le petit plus de mon copain Cyril Lignac qui consiste à rajouter un petit carré de chocolat blanc au dernier moment de la cuisson (non peut être pas plus à bien y réfléchir mais autant…) : c’est fait pourquoi la Gourmette ?
Qui a inventé ce machin ? pour quoi faire ? quel est l’intérêt ? au départ s’agissait-il d’un pari ? d’un traitement contre l’arthrite ? un inventeur avait-il décrété qu’il n’y avait pas assez de choses qui pouvaient faire blaireau sur cette bonne vieille terre ? au départ c’est fait pour qui d’ailleurs ? les banquiers ? les agents immobiliers ? les cadres de La Poste ? les chauffeurs de Taxi parisiens ? les agents d’assurance ? les buralistes ?...je ne sais pas mais je vous jure que j’aimerais comprendre. Une fois j’ai fait un tournoi de tennis avec un banquier, petit moustachu, nuque un peu épaisse, T-shirt rigolo « Ah que coucou ! », chaussures de footing, odeur confuse mêlant à la fois le plastic trop neuf et le Ricard, chaîne en or et bandeau anti transpirant…bref jusque là pas de problème ceux là je les connais bien, ils sont classés 30/2 n’ont pas de deuxième balle, détestent les coups droits liftés sur leur revers, montent toujours à la volée même s’ils mesurent 1 m64 et disent : « C’est pas possible ça » à peu près toutes les 37 secondes…Mais c’est pas ça qui me dérangeait, ce que je n’arrivais absolument pas à comprendre c’est l’intérêt qu’il avait à porter une gourmette en argent avec son prénom marqué dessus « MICHEL » et qui pesait environ 18 kilos…Tu m’étonnes qu’il avait du mal avec son coup droit : t’as déjà essayé toi de slisser une balle avec une boule de bowling accroché au poignet !!! Et en plus faut voir parce qu’il y a du jeu dans ces saloperies de gourmette, un coup ça va près de la main, un coup ça remonte dans le bras et que ça baille et que ça sautille…mais pourquoi mon Michel ? hein ? pourquoi tu as besoin de porter ça ? en plus je veux dire ? le t-shirt « Ah ! que coucou », le bandeau, la chaînette en or, la moustache tout ça c’était quoi pour toi ? L’apéritif ? l’amuse-gueule ? il fallait que tu me termines par une énorme gourmette en argent que même Don King n’oserait pas porter aux 30 ans de « 50 cents » et aux 60 de « Mister T » !!! Et puis d’abord elle vient d’où cette horreur ? c’était ton cadeau de baptême ? mais à 8 mois tu peux pas porter un truc qui est 5 fois plus lourd que toi ? t’es pas une fourmi mon Michel !
Alors c’était quoi, un cadeau de mariage ? un anniversaire ? on te voulait du mal mon Michel hein ? on voulait que t’es l’air encore plus couillon mon Michel, c’est ça hein ? Allez viens voir tonton grenadine vas, il va te coller un 6/2 – 6/1 vite fait bien fait sans heurt, ni fracas et dans 35 minutes t’es au « Café de la Gerbe » à boire un 51 bien tassé et à attaquer tes quelques 295 blagues sur les blondes…tu vois moi je te bichonne mon Michel mais ta gourmette je te le dis tout net, je pense que c’est pas ta copine. D’ailleurs objectivement une gourmette c’est la copine de personne…d’ailleurs blagounette oblige : « vous connaissez comment on reconnaît un blaireau éthiopien ? à la gourmette qu’il porte autour de la taille… »
« vous voyez à force de parler de gourmette j’en ai la blague facile…fais voir Jeannine montre moi comment ça se porte ce merdier de gourmette – eh c’est pas si mal cette merde, ça maintient bien le bras, y’a mon nom dessus comme ça si je m’évanouis on peut me ramener chez moi, comme un clébard, ça donne une sensation de puissance…ça me muscle l’avant bras…non ok c’est bon les pédés, je garde cette saloperie au bras…et les cons, vous connaissez la différence entre une blonde et un aspirateur ?... »
Vous constaterez donc par vous-même qu’il n’y a pas lieu de tergiverser plus longuement chez le blaireau, la gourmette y joue pour beaucoup…Regardez Patrick Sébastien vous lui enlevez le bouc et la gourmette et y vous reste Greta Garbo…
16:37 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 28 mars 2007
La théorie de l'intervenant moustachu à la cravate rigolote...
Toutes les boîtes plus ou moins importante organisent des séminaires divers et variés pour faire intervenir des « spécialistes autorisés » pour reprendre Michel Colucci aux fins de former ses troupes. En réalité et tout le monde le sait, il s’agit de deux jours à glander entre 18 cafés et à écouter d’une oreille plus que distraite les interventions molles de deux compères avec une veste de costard mauve. Dans ce type de séminaire d’ailleurs, on ne fait que bouffer : croissants et pains au chocolat le matin, salades composées, cuisse de pigeonneau confites avec gratin de légumes, tarte tatin et sa crème fouettée le midi et nems d’écrevisses – feuilleté d’agneau au foie gras et parfait glacé à la châtaigne le soir…En réalité dans ledit séminaire on passe son temps à digérer en sécrétant un maximum d’endorphines ce qui rend parfaitement abruti et en pratique fait que la seule chose que l’on retiendra du symposium sont les petites serviettes bleues pâles parfumées des toilettes…Mais il y a dans ce type de séminaire une théorie qui se reproduit maintenant à tous les coups. Lorsqu’il est midi et quart et que l’intervenant a cliqué sur son clavier pour afficher le dernier putain de slide de Power Point qui annonce le fait que je vais pouvoir commencer à saucer…ma voisine d’à côté s’il le faut : y’a toujours la théorie du mec moustachu et ses questions cons qui font chier tout le monde…
Et cette espèce de moustachu (oui le mot espèce est un nom féminin qui ne s’accorde pas avec le nom commun qui l’accompagne – je sais que mon blog est bourré de fautes d’orthographe notamment le fait que je confonde Hôtel de La Poste avec l’Autel de l’Eglise mais quand même un peu de civilité grammaticale à la Bertrand Renard ne peut faire de mal…) est universel, c’est le prototype du faux cool…c'est-à-dire qu’il porte toujours une cravate à la con avec un Mickey, un Dingo, un Astérix…ou n’importe quel personnage de BD, il a une chemise manche courte d’une couleur indéfinissable que seul les peintres de coques de bateaux arrivent à reproduire, il a une ceinture marronnasse et des chaussures en faux cuir souple dont la forme est aussi finie qu’une phrase de Kamaro…Et ce faux cool qui se la joue un peu : « Et oh les gars décoincez vous, regardez moi tout en cuir souple et en déconnade de chez blagoune de chez rigolus de chez humour…hein faut pas se prendre la tête les copains, regardez vous avec vos costumes sombres et vos lunettes, elle est pas plus belle la vie en vert pomme et en moustache ?!! »…enfin vous voyez le type de gaillard (qu’on croise d’ailleurs énormément dans les banques et dans les services fiscaux), ce sont les pires…Ce sont eux qui posent toujours les questions les plus tordus, qui titillent les intervenants pendant des heures, qui fouillent dans leur saloperie de sacoche en cuir pour prendre un document attestant la véracité de leur intervention…Et puis quand ils ont bien pompé l’air de tout le monde et qu’il est maintenant 12H48 et que pour le coup l’assemblée commence vraiment à avoir la dalle et qu’une autre question est posée (mais ce coup ci par le pendant féminin du casse couille à moustache), là ledit fax cool avec sa sacochette en bandouillère et son blouson verdâtre en simili cuir, regarde ses collègues en soupirant comme pour dire : « putain elle fait chier la Martine à poser des questions alors qu’on veut tous béqueter, pas vrai Jeannot ?!! » suivi d’un petit clin d’œil complice…Et on les retrouve tout le temps ces connasses…Si je devais organiser un symposium sur n’importe quel sujet à la noix, à l’entrée et contrairement à la soldatesque nationale, j’interdis la sacoche en cuir, la cravate marrante et la moustache…après on verra bien si je suis pas en train de saucer la crème moutardée de ma côte de porc à 12H08…
10:12 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 05 mars 2007
LES VELOS...
Qui sont ces personnes l'air fiers comme des caniches devant un monticule de merde qui circulent en danseuses espagnoles entre les automobilistes ? Ce sont évidemment ces cons de cyclistes.
Alors il y a plusieurs types de cyclistes, savoir:
- le bobo qui godille sur son vélo de grand-mère en arborant un pardessus bleu-marine qui prétend faire un peu de sport dans ce monde de barbare alors qu'il s'est fumé un paquet et demi de Marlboro médium en conversant sur l'expo d'art période Dada en buvant 3 demis avec un barbu nommé Michel. Lui il s'indigne sur le comportement des gens en voiture par contre il grille consciencieusement tous les feux rouges en ville prend des sens interdits, hésite entre le trottoir et la route, pose son vélo à la con au milieu d'un passage clouté et manque de me faire un rétro chaque fois qu'il passe à côté de ma R16 "Van Halen" série limitée.
- le babacool avec sa veste en chanvre aux motifs indiens qui a un sac à dos plus petit et plus souple que mes deux œufs pochés, lui il est souvent au milieu d'un trottoir en train de discuter avec une fille avec des collants à la Punky Brooster, il prend cet air niais l'air de dire "oh c'est bon cool man, je fais pas exprès de te faire chier" et pourtant si tu vois tu me fais chier que je dois rentrer mon bide pour passer et que même mon chien "Fanzy" il te pisserai sur la rustine s'il comprenait à quel point je te hais.
- le vrai sportif genre le prothésiste dentaire de droite depuis sa naissance qui a eu tendance a prendre du poids vers les 35-40 ans et qui aujourd'hui se rattrape en faisant 37 heures de vélo dans le week-end ce qui a pour avantage de lui faire perdre du poids et en plus d'éviter de voir sa femme et ses deux gosses dépressifs qu'il ne peut plus blairer. J'ajouterai au passage que comme par hasard sa mise au vélo correspond à la prise d'une maîtresse régulière qui n'était pas très fan de ses poignets d'amour… lui on le croise essentiellement en zone semi-urbaine. Il te regarde également d'un oeil mauvais l'air de dire "Avec tous les impôts que je paye petit connard écoute moi bien, je t'emmerde !"
- le vieux qui n'a rien à faire sur le boulevard urbain et qui fait du 7 km/h, lui il se met bien au milieu de la route, il annonce jamais quand il tourne, il s'en fout car il a une excuse toute trouvée, il est vieux. Alors lui, contrairement aux autres connards, il ne te regarde même pas, si ça se trouve d'ailleurs, il est aveugle.
- sinon toujours à propos de vieux y'a les vieux en bande aussi type nouveaux retraités de 65-68 ans et qui ont un groupe de randonnée à vélos type "Les joyeux randonneurs du mardi". Ce qui m'intéresse aussi chez eux c'est leur rendez-vous sur une départementale hyper fréquentée, alors ils peuvent boucher une route mais ils s'en foutent eux aussi. Ils te regardent bien tranquillement dans leur coupe-vent fluo vert et jaune et ils te disent avec les yeux "Je t'emmerde, j'ai le droit, je suis vieux et à la retraite et quand t'aura travaillé autant que moi, on en reparlera".
Mais quand j'aurai travaillé autant que toi Papy, je serai déjà mort depuis longtemps, la grippe aviaire, le cancer de la prostate, un AVC fulgurant, une tumeur au cerveau, une cirrhose du foie, je me serai fait torturer par la commission de surendettement pour avoir payé un Week end à Pralognan à ma Sandrine au lieu de verser la prestation compensatoire sous forme de rente mensuelle à mon ex-femme, qu'en sais-je moi ? En tous cas, ce dont je suis sur c'est que je ne serai pas là sur la départementale à emmerder tout le monde parce que Monique a 15 minutes de retard car elle devait déposer sa petite fille à la danse, merde !
Enfin tous ces cons de vélocipèdes à la manque, on tous un point commun, ils ne sont pas humains, ils sont hybrides, ils ont les inconvénients des bagnoles et des piétons et ils n'ont aucun avantage. Putain mais qu'ils se barrent en Hollande ces enfoiros. Là ils pourront s'en donner à cœur joie, de la pédale à gogo, la magie de la petite reine à portée de leur bourse molle, en plus le babacool y pourra même y fumer de l'afghane, elle est pas belle la limonade.
En tous cas je préviens que si un jour, on m'annonce une maladie et que je dois mourir dans les 8 jours, croyez moi que je vais buter du deux roues moi: flingue, chevrotine, cailloux, lance flamme, lance roquettes, pigeons transformistes pilotées par informatique, bombe artisanale à l'amiante et au formole et mon fameux désintégrateur à pression combinant le souffre et l'azote liquide. Tout sera mis en œuvre pour la destruction massive du vélocycliste et de son armée.
Alors comme on dit dans le jargon:"On range la bécane et on sort la Mégane". Merci d'avance.
09:02 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 27 février 2007
Toi t'es trop V.I.P !
Un lundi sur deux je suis malheureux comme les pierres car mon émission « Confessions intimes » n’est pas diffusée au profit d’une saloperie de « Langues de V.I.P » (sur une musique de Philippe Katerine que j'adore en plus..., c'est un comble !). Juste histoire de dire j’ai quand même jeté un coup d’œil à cette abomination pour comprendre. Et dire qu’à l’époque, on se foutait de « Tout est possible » avec Morandini parce qu’on trouvait ça racoleur et vulgaire. Non mais je suis désolé mais à côté « Tout est possible » c’est « Le cercle de Minuit ». Déjà, la gueule prognathe de Benjamin Castaldi, je ne peux pas. Et puis il me semblait que c’était le premier à attaquer Voici ou Closer lorsqu’il se retrouvait piégé avec son huître de compagne sur une plage et là, il en fait son fonds de commerce. Le mythe de Faust en comparaison c’est la bibliothèque verte. Mais bon, passons…je regarde un peu, je vois quatre espèce de chroniqueurs sur le retour attablés sur un meuble en léopard qui cancanent. Mais à la limite, je dirai que ce ne sont pas les pires car ils ont tous l’air pas trop cons- bien sûr ils incarnent l’horreur des paillettes parisiennes et la génération « tout pour les people » qui aurait fait faire une descente d’organes à un Desproges – la bonne femme qui ressemble d’ailleurs un peu à Frigide Bardot (femme de Basile de Koch – lui-même frère de Karl Zéro) incarne à elle seule l’aigreur d’une peau de bête laissée sur un sol de boîte de nuit et trempant dans les mégots de clope et l’alcool frelaté – les mecs semblent aussi masculins qu’un Steevy Boulais sous exta (renvoyant à la flamboyante théorie du 3ème sexe du sémillant Michel Schneider- qui est plus ou moins sosie officiel de regard de Frantz-Olivier Gisbert et qui d’ailleurs s’est fait critiquer son style d’écriture par une Virginie de Clausade très jolie d’ailleurs mais pétrie de suffisance chez un Ruquier partial comme à son habitude)…mais là encore leurs interventions ne manquent pas de panache et même si la discussion est aussi stérile qu’un bloc opératoire (du moins on l’espère !), c’est toujours plus intéressant que le regard bovin de Benjamin Castaldi se déhanchant dans son costume-chemise tout de noir (qu’il n’a visiblement pas quitté depuis le Loft).
Mais le comble de l’horreur a été l’arrivée de Jean-Luc Lahaye, qui même si on peut lui accorder des circonstances atténuantes ayant été abandonné par ses parents et venant de la DDASS, est aussi classe qu’un bracelet de cheville. Il arrive nerveux, pour parler du calvaire qu’il a vécu, car, ayant couché avec une fille de 14 ans et cet acte étant pénalement répréhensible (excusez-nous !), il a du subir les affres de la justice et du même coup, les quolibets de la presse people ! Et moi, voir Jean-Luc Lahaye expliquer que c’est à son insu qu’il a sauté une fillette de 14 ans (qui devait certainement en paraître 35, on imagine bien !!!) avec un T-shirt à motif strass style j’ai 50 balais mais je m’amuse comme un gosse de 16 ans alors qu’il a deux filles de 20 et 22 ans et que les gens l’applaudissent et bien je suis désolé mais je fais comme une over-dose télévisuelle…Rendez-moi mon « Confessions Intimes » au moins quand les gens se comportent mal, il y a un psychologue qui vient faire du bien, y’a une morale judeo-chrétienne, ça donne du sens à mes lundis…là c’était juste très moche alors je me suis bavé dessus d’horreur en regardant cette merde et cette nuit je n’ai fait que des cauchemars où des papas travelos prenaient de la coke dans une maternelle en écoutant à fond « Moi je m’appelle Lolita » d’Alizée…
11:23 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 19 février 2007
MON SUPER WEEK END DE MERDE
Je ne sais plus si c’était Proust ou Lorie qui disait « C’est super le week end, c’est comme ça qu’on les aime » mais je vous jure quelle absurdité…le week-end c’est super quand on a de l’argent ou un groupe d’amis ou une famille ou les trois (ce qui est rare car quand on a une famille on n’a plus d’argent et quand on a des amis c’est qu’on n’a pas de famille). Je suis donc content de reprendre le travail car je n’ai jamais trouvé le week-end aussi long (une fois mon oncle m’avait attaché à un arbre en pleine forêt les 24 et 25 décembre 1987 parce que j’avais eu le malheur de dire que la BM était parfois plus puissante que la Mercos, eh bien j’avais trouvé ces 2 jours plus courts que la saleté de week-end que je viens de passer). Vendredi soir, j’ai appelé un copain qui est rempailleur publique et on a fait un poker par téléphone (c’est lui qui avait les cartes et j’ai pas eu de bol, j’ai pas gagné une manche dis-donc, en plus on a parié de l’argent, je me suis donc fait ratiboiser de 500 € - je ne suis donc plus en mesure de payer l’électricité et l’eau mais bon, ça en valait la peine m’a-t-il-dit). Ensuite j’ai raccroché et je me suis entaillé le coude avec un couvercle de boîte de sardines, j’ai saigné comme un jaret de veau et comme je suis hémophile, je suis tombé dans les vaps…je me suis réveillé 1H30 et 3 litres de sang plus tard, j’ai juste eu la force d’attraper du fil dentaire et un trombone pour me recoudre (un peu comme Hugolin dans Jean de Florette quand il se coud un morceau de tissu de la robe de Manon sur le téton)…Après ces émotions, je me suis dis : « Rien de tel qu’un peu de lait pour me requinquer » mais une fois que j’ai fini la bouteille et que je l’ai regardée, j’ai vu la date de péremption – juin 2001…Une heure après j’avais le ventre gonflé comme un sachet de chips et ma peau devenait verte…Et c’est en me rendant à la pharmacie pour prendre des médicaments que j’ai accroché le trottoir avec la Laguna et que mon pneu arrière droit a fini dans un champs de brebis. Comme je suis bricoleur comme une actrice hollywoodienne sous tranquillisant, j’ai mis 1H30 à changer ma roue et j’en ai profité pour me luxer l’épaule. J’ai fini par arriver à la pharmacie mais elle était fermée, la pharmacie de garde était à 10 bornes et je n’avais plus d’essence, j’ai voulu retirer de l’argent pour pouvoir m’y rendre mais le méchant distributeur Société Générale indiquait « Possibilités de retrait épuisées », je m’y suis donc rendu à pieds…après m’être fait attaqué par un junkie qui a mis sa seringue sur ma nuque en me quémandant mon survet Adidas, je suis reparti en caleçon (comme il pleuvait et qu’il faisait 2°c, je crois bien que j’ai choppé une pneumonie)…J’arrive à la pharmacie de garde, je prends mes médicaments (bandage pour épaules, anti-poison, Spacefon pour gastro et médicaments pour pneumonie) total : 89 €50, comme je ne suis plus du tout assuré socialement depuis 2004 (quand on me demande ma carte de sécu je sors systématiquement une carte Quick, seul document officiel que j’ai conservé précieusement depuis ma 1ère année), je paye plein pot, je trouve ça mieux et qu’il ne me restait dans une chaussette que mon dernier chèque que je me réservais pour faire les courses chez Leader Price – genre denrées nécessaires pour 2-3 semaines (c’est pas grave je me laverai à la javelle et au gant de crin et je m’alimenterai essentiellement par le vol à l’étalage, ayant vécu au quartier de la Goutte d’Or dans les années 1920, j’ai l’habitude). J’ai donc fait un chèque en blanc et je suis reparti à pieds et presqu’à poils à ma maison…Mais quand je suis arrivé, petit HIC eh oui, c’est le junkie qui avait mes clefs, mon portable et tout en définitive…J’ai posé mes médicaments et suis reparti voir mon copain Junkie pour lui demander si éventuellement je pouvais juste récupérer mes clefs…Quand je suis arrivé, il dormait dans son vomi, j’en ai profité pour récupérer mon survet, je lui ai piqué 40 € et le CD 2 titres de Amina et Leslie « Sobri 2 » dans son sac et je lui ai foutu un coup de pieds retourné dans les parties charnues…J’ai enfin pu me soigner et j’ai dormi 21 heures de suite…Dimanche et ce fût la le seul plaisir du week-end, je me suis fait sapé comme un milord pendant que je faisais hurler « Sobri 2 » dans mon T8 de 12 m2 et je suis allé dans un grand restaurant mexicain. Là je me suis fait les Onions Rings en entrée, les fajitas de bœuf et poulet avec du guacamole ensuite pour finir par un cheese-cake au chocolat blanc et tout ça avec les 40 € du junkie…vous voyez qu’on peut faire de belles choses avec l’argent de la drogue…
09:38 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 08 février 2007
LES JEUDIS
Le jeudi, je ne sais pas pour vous mais moi j’adore, je trouve que c’est le jour le plus cool – oui le jeudi je parle comme Fonzzie. Le jeudi on est encore dans le boulot mais les projets du week end deviennent de plus en plus concrets (cela dit mes projets du week end consistent à laver mon linge, commencer une collection de feuilles séchées et faire des freins à mains sur le parking du Super U dimanche…), le jeudi on se dit que même si on sort un peu tard le soir, c’est moins grave car on aura qu’une seule journée à tenir le lendemain (cela dit moi la dernière fois que je suis sorti à point d’heure c’est quand je suis aller aux 9 ans de mon cousin et qu’on a fini dans un délire totale de bataille de confettis vers les 21H-21H15), le jeudi, on se dit que c’est le grand jour de l’after work où de jeunes cadres dynamiques vêtus de superbes costards Boss viennent dépenser de l’argent tout neuf dans des immenses cocktails ou des « Piscines » de Champagne, en ayant de grandes conversations avec des grandes blondes nommées Adeline (cela dit la dernière fois que j’y suis allé, déjà le videur ne voulait pas me laisser entrer, alors que j’avais sur moi mon plus beau pat’ d’eph’ blanc et mon gilet en similicuir des grands jours achetés spécialement pour le mariage de ma cousine La Toya et qu’une fois que j’ai pu enfin rentré, je n’ai même pas pu consommer parce que soit disant comme c’était un bar, ils ne prenaient pas les tickets-resto…). Mais le jeudi c’est aussi le grand déjeuner de la semaine au boulot où tout le monde se retrouve pour discuter, déguster des bons petits plats, faire des projets de sortie etc… (cela dit je n’ai encore jamais été convié sous prétexte qu’ils disaient que j’allais tout répéter au patron et que j’enregistrais même les conversations – bon en plus la dernière fois les micros m’avaient arraché les derniers poils du torse, et avec la transpiration j'avais reçu une grosse décharge électrique qui m'avait anesthésiée les tétons pendant 2 semaines, de plus le son était très mauvais selon le boss – donc je comprends pas trop…), les jeudis y’a aussi Nadège la secrétaire qui apporte toujours une tarte maison pour le 4 heures, comme ils disent, mais la dernière fois que je lui ai demandé une part elle m’a répondu, je cite : « Dégage sale tordu, je te signale que le juge t'as déjà dit que t’avais pas le droit de t’approcher de moi à moins de 500 mètres… » sous prétexte d’un malheureux mal-entendu près de la photocopieuse... bon sinon et enfin, le jeudi, on appelle les siens pour leur demander comment va s’organiser leur week end et si tout se passe bien, ça fait chaud au cœur d’avoir des nouvelles des siens (bon le problème c’est que la dernière fois que j’ai eu mes parents au téléphone ils m’ont dit que si je reprenais encore contact avec eux, ils me faisaient, je cite encore : « Buter par des russes shootés à la colle sale bâtard psycho-maniaque dégénéré! »…ch’est plus trop pourquoi j’aime le jeudi moi…!!! heureusement qu’il y a ma petite-amie imaginaire et mon chien invisible, sinon je crois que je déprimerais…
11:02 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 05 février 2007
LA SAINT VALENTIN
Dans 9 jours maintenant il y a ce qu’on appelle La Saint Valentin. Alors la Saint Valentin, ça fait combien de temps que ça se fête en France ? Dix ans, tout au plus. Quand j’étais petit et que je regardais la télé et ses séries américaines 18 heures par jour comme un vrai petit Groseille, je voyais bien que les couples fêtaient la St Valentin mais je ne savais pas ce que c’était exactement un peu comme Halloween ou Thanksgiving. Maintenant que l’Amérique a largement débordé sur notre culture, nous avons pris l’habitude de fêter la Saint Valentin. Alors bien sûr il y a toujours des gens qui croyant faire bien disent qu’il s’agit là d’une fête purement commerciale et qu’ils ne s’abaisseront jamais à fêter cette absurdité. Dans ce type de couple même si la femme cautionne le discours, elle est tout de même un peu déçue quand le copain balourd ne ramène rien à la maison (pas même une rose vendue à la sauvette). Bon évidemment si on trouve que la Saint Valentin est une fête purement commerciale, je le conçois mais bon que dire de Noël, de la fête des mères, des pères, des grands-mères, de Pâques, de la Galette des Rois, des anniversaires ? Pourquoi est ce qu’on vous félicite d’avoir une année de plus. Au moyen âge quand la moyenne de vie était de 35 ans d’accord, ça voulait dire quelque chose parce que quand on mangeait l’espèce de pudding en guise de gâteau, ça voulait dire bravo Jeannot t’a évité la peste noire, la malaria, la gangrène, l’attaque des Huns, la peste bubonique, la chaude-pisse ou même la grippe. Mais aujourd’hui, n’y a-t-il pas de chose plus commerciale qu’un anniversaire ? Enfin soit, admettons que certains se disent après tout une fête en vaut une autre et il est toujours sympa de se faire des petits cadeaux. Alors, nous rentrons dans le schéma de la Saint Valentin. Donc qui dit Saint Valentin dit petit restaurant chic et détendu pour sortir le couple de son godiveau purée – Louis La Brocante du mercredi. Maman enlève les pantoufles pour arborer sa plus belle robe à fleurs et Papa met sa magnifique chemise verte émeraude par-dessus le marcel et en avant Guinguamp. Pour célébrer dignement l’occasion on va aller se faire le menu spécial Amourex chez « La mère Josy » et même qu’on se fera péter une « roteuse » comme le susurre délicatement Monsieur à Madame. Le problème de ce genre de couple c’est qu’évidemment on sait quoi se dire à la maison mais au restaurant ce n’est plus la même. Jeannot se demande ce qu’il pourrait bien dire à sa Jeannine qui ne lui ai pas déjà répété 30 fois dans la BX. Bon, finalement il se plonge dans le menu et attend. Ils passent commande. Lui se siffle 3 -4 coupes de champagne en regardant la chute de rein de la serveuse, elle fixe l’aquarium de l’entrée et tout le monde y trouve son compte. Quand les plats arrivent, on se jette sur la nourriture comme la vérole sur le bas clergé en ponctuant ses régurgitations d’un « Pas dégueu’ cette merde ». Souvent le mari qui aime à complimenter sa dame sort une phrase comme « Mais je préfère quand même ton gigot, il est moins sec maman » et la jolie dame émue du compliment rajoute « C’est parce que je l’arrose d’huile d’olive et de Calvados » et Monsieur de surenchérir « ça doit être ça ». Bref, une fois la conversation terminée, Monsieur termine la bouteille de Côte du Rhône Village tout seul. Quand il achève la dernière bouchée de sa crème brûlée et qu’il a un petit relan du saucisson chaud pris en entrée, il enlève sa serviette mis autour du coup, il hèle le serveur en disant « Qu’est-ce qu’on coûte ? ». Il jette sur la table 8 tickets resto et quand il sort il dit amoureusement à sa femme : « Putain j’ai trop bouffé je vais pas bien dormir avec ces conneries ! ». Les deux tourtereaux remontent dans la BX, Monsieur prend le volant évidemment. Quand elle arrive Madame se fait une tasse de camomille et se fait une grille de Sudoku au lit, Monsieur s’endort sur l’auto-biographie de Candelloro.
Et on voudrait nous dire de ne plus faire la Saint Valentin sous prétexte que c’est commercial. Je suis désolé mais quand on voit ça on se dit que fêter l’amour c’est primordial...
15:54 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


