vendredi, 06 avril 2007

DANS MON RESTAURANT IL Y AURA...

Dans mon restaurant il y aura des grands plaques de verre par terre qui permettront d’admirer un sous-sol rempli de vieux fûts de vin posés sur du gravier avec des éclairages bleutés par-dessous. Dans mon restaurant il y aura un long bar avec de nombreuses bouteilles de vin rangées dans des losanges en bois foncé et plusieurs jambons de Serrano pendraient également comme en Espagne. Dans mon restaurant il y aurait possibilité de manger quelques tapas qui seraient présentés par transparence du bar à savoir des sticks de mozzarella panés, des petits pains grillés à l’huile d’olives, à l’ail et à la tomate, des galettes de parmesan, des crevettes poêlés avec une sauce au citron, des gambas au piment d’Espelette, des beignets de fleurs de courgettes…dans mon restaurant le style serait feutré avec que des éclairages indirects et il serait possible de dîner sur des tonneaux de vin…au fond il y aurait aussi une petite salle spécialement aménagée et reprenant à l’identique la cuisine que l’on voit dans « les tontons flingueurs », là, il serait possible de la réserver avec des amis et de s’y prendre la même cuite avec de l’alcool de riz…dans mon restaurant les cuisines seraient apparentes et tous les cuisiniers seraient habillés de la même façon (toque blanche, chemise renforcée blanche et pantalon rouge à carreaux)…dans mon restaurant il y aurait un grand chois de vin avec également de nombreux vins étrangers notamment de fantastiques vins italiens…Dans mon restaurant aussi il y aurait quelques spécialités dont le risotto aux deux foies gras, la sole meunière au parmesan, le veau de 7 heures à la cuillère, les spaghettis de la mer flambés au cognac ou la croustade d’œufs en meurette…dans mon restaurant il y aurait toujours un petit fond musical mais très discret et parfois il y aurait un petit concert avec un pianiste professionnel accompagné d’une contre-basse, d’un violoniste et d’un trompettiste qui jouerait du Ray Charles, du Armstrong, du Nina Simone ou du Nirvana version Jazz… Dans mon restaurant tous les jeudis il y aura des dégustations de vins avec un grand sommelier et il sera possible de gagner des bouteilles si on arrive à en reconnaître quelques uns…Enfin dans mon restaurant il y aura un fumoir avec de grands fauteuils club et un rétroprojecteur pour pouvoir regarder les matchs de foot importants, les grandes rencontres de tennis ou même les grands Master de Golf (Type Augusta avec pour une fois un français non-professionnel qui y participe ayant eu une well-card car il a remporté la vesrion amateur du Master d’Evian)…
Voilà tout ce qu’il y aura dans mon restaurant mais pour cela il faut que je trouve un bon local, un excellent cuisinier et sa brigade, un grand sommelier qui serait aussi caviste, que je quitte mon boulot et que je passe le restant de mes jours à dormir 5 heures par nuit, que je me verse environ 450 € de salaire pendant 2 ans environ et également et accessoirement que je trouve environ 300.000 €…ce soir direction Rapido, je fais 50 grilles et si je gagne pas, je me fais une Banque et si je me fais arrêter par les flics et que je finis en taule vous viendrez me voir et je vous ferai goûter le chili que je leur fais à la cantine de la prison…un délice…

mardi, 06 mars 2007

LE HEALTHY CONFORT...

Nous sommes condamnés, je vous le dis en un mot comme en cent, nous sommes condamnés. Nous, les bons vieux gros plein de lard qui pouvons se taper des Mac Do gras comme les blagues de Blaise dans « La Classe », jamais faire de sport, s'essouffler pendant 1heure et demi quand on a monté trois marches pour aller dire bonjour à mamy et de par le fait lui piquer 20 Euros pour aller se taper une énorme pizza de chez Pizza Hutt, oui tout à fait la fameuse cheesy crust avec même du fromage à l’intérieur de la pâte – pour ne pas avoir un seul morceau de la pizza qui ne soit pas potentiellement capable de boucher des artères. Manger que des trucs qu’on peut savourer dans la rue devant la vitrine d’un vendeur de baskets (pain-frite, kébab-frites…) et toujours l’accompagner d’une boisson gazeuse orange plus sucrée que le sucre qui traîne au fond des paquets d’Haribot. Ne plus rentrer dans un jean taille 54 acheté pourtant y'a deux mois au rayon – obésité 3ème âge, avoir plus de sein que Magalie CHICANIAN qui se faisait chahuter la fente par Jérémie BUGNON en 4ème 3, ne plus pouvoir observer sa quenelle qu'avec une loupe pliable brevetée par un jeune militant sado-marxiste nommé Maurice Koubiak, se talquer entre les bourrelets avant chaque habillement pour éviter le frottement et les rougeurs à l'entre cuisse, suer même quand il fait 4°c dans une pièce, avoir les oreilles et la nuque perpendiculaires, avoir un bide de la taille de l'Ukraine mais pas avoir du tout de fesse, porter des t-shirt taille triple XL avec des loups dessinés dessus, qui nous boudinent quand même…tout ça c'était le bon temps mes poulets fris. Aujourd'hui le dictat du sport et de la minceur a sonné même nos gros qui rassurent se mettent à mincir. Guy Carlier qui s'y met, la Sonia Dubois également, tu vas voir que bientôt Miss Dominique rentrera dans les jeans d'Arielle Dombale, je te dis pas le merdier moi... Alors on nous fait des campagnes pour le healthy confort, ne fumez pas, mangez sainement, ne vous droguez pas, ne jouez pas, faites attention à votre look, ne maltraiter pas votre chaton enfin tous pleins de conseils qu'il est très difficile d'appliquer si on a une absence de volonté chronique depuis qu'on s'est fait capter à 8 ans en train de saucer les urines d'un diabétique…
Enfin moi j'ai de la chance, je touche le bois du comptoir du Kentucky Fried Chicken comme on dit, pour l'instant je fume comme un pompier, je bouffe jamais un plat qui n’a pas moins de 2300 calories et qui n'a pas été trempé plusieurs fois dans le beurre, la crème, l'huile d’olives ou les trois, je sniffe 3 tubes de colle Cléopatra que je me fais importer de collèges russes par semaine et mon chat n'aura bientôt plus qu'une molaire et voyez, ça me réussit pas mal… Cela dit, on verra bien car du haut de mes 149 kilos je n'ai encore que 14 ans…

vendredi, 23 février 2007

MES COURSES AU SUPER...

A l’instar d’Homer Simpson et des Bee Gees, je suis un véritable inconditionnel des supermarchés…J’adore ça ! Je pourrais y rester des heures et des heures pour admirer sans relâche la profusion des denrées proposées. En début de mois, quand mon compte en banque est suffisamment fourni et que la paye vient juste de tomber, je me précipite au Supermarché et flâne dans les rayons à la recherche des dernières nouveautés. En réalité, je suis le rêve des publicitaires, un slogan et je veux l’acheter. « Mikado aux éclats de noisettes » et dis donc ça doit pas être mal cette merde vas-y mon Jeannot mets-y dans le chariot. Et qu’est ce que c’est ça Mamie Nova à la Pistache- 4 pots pour 3 € 80, en voiture Simone vas-y fait péter mon con ! Attends qu’est ce que je vois là des Knacki-ball au fromage – c’est une blague ? Le génie de l’alliance saucisse-gruyère est enfin arrivé ? Je t’en prie mon nain à roulettes, fous moi donc ce truc dans la chariole – c’est combien ? 3€90 pour 7 boules au fromage qui se courent après- ouai c’est bon vas-y ! Attends ne me dis pas qu’ils ont sorti des Chips à l’ancienne au vinaigre ? Purée de ta mère j’arrivais pas à en trouver jusque là – Génial fais péter 3 paquets. Oh la pas si vite mon connard, tu les as passé un peu vite les Danettes il me semble ! C’est pas une nouveauté ça mon salaud ? t’en avais déjà beaucoup bouffé toi des Danettes au nougat ? ouai c’est ce qui me semblait- fais pas le malin fous moi cette saloperie dans le caddie et plus vite que ça ! attends arrête le carrosse 3 minutes princesse, tu vois ce que je vois ? Du Yop chocolat-coco ! Tu vois que ça sert de fout’ des cierges à l’Eglise hein ? ils m’ont entendu et TAC, mon souhait est exaucé…Tu m’en mets de partout, j’en veux raz la gueule du chariot ok ? je veux qu’il en pleuve des litres et des litres dans l’appart’, on s’est bien compris ? Bon, évidemment que tu me prends ces candy’up à la fraise, t’es malade ou quoi ? Bon on passe au rayon fromage ! eh mais dis donc t’as vu ça la Brique de vache Président mais en rondelles hein qu’est-ce que t’en dis ? ça se présente pas mal c’t’histoire ! Mais oui balance on verra plus tard…Hey mais c'est pas des nouveaux codrons bleus au Gouda d'Hollande, c'est combien cette horreur ? 6 € les 2, vas-y déroule coco, fous en 5 boîtes dans la charrue...C'est bon on continue...Tu plaisantes ils ont sorti un coca à la mangue ? et personne ne m’a prévenu ? Mais tu vas m’en mettre un pack de 6 immédiatement ouai- vas y magne toi je sais même pas pourquoi je discute avec toi ! Bon on passe au Brioches du p’tit déj…oh bordel c’est pas possible des Doo Wap pépites de chocolat-caramel ! Halleluia ! Te gêne pas prends en t’en qu’il y en a ! Bon le chariot est quasi plein, aucune denrée en dessous de 1000 calories, ça me semble un minimum…On se termine par le rayon bonbecs…là il y a de la connerie à gogo : tu me mets 3 paquets de Celebrations…des fraises Tagada nouvelle formule + de sucre moins de fruit, les nouveaux Raffaelo de chez Ferrero et t’oublies pas les machins acidulés au coca hein ma couille ? et puis prends les nouveaux aussi goût fruit des bois, on sait jamais ! Bon ben voilà, je crois qu’on a tout, reste plus qu’à trouver une caisse où on peut encore payer avec des chèque déjeuner et on sera au top…
Oh putain merde j’ai complètement oublié les nouveaux Kinder Pingoui au chocolat au lait, les Choco-mouss et les Dinosorus au chocolat blanc- mais où avais-je la tête ?

Généralement quand j’arrive à la caisse et que j’en ai pour 268 € de saloperies (et que du coup je ne peux plus rien faire pendant un mois) la caissière me demande toujours si j’organise un goûter d’anniversaire pour mes gosses ? et pourquoi elle me dit ça celle là ? ça va on est pas tous obligé de s’acheter des légumes et de la Contrex non plus hein on a le droit de vivre aussi ! Bon… ah oui c’est vrai j’ai oublié les sacs de la dernière fois à la maison…Bon ben c’est bon vous m’en mettez une dizaine ça va ! Quoi comment ça vous avez déjà fais votre note et que vous ne pouvez plus faire machine arrière c’est quoi ce bordel ? Oui ben c’est pas grave je vous règle 268 € et vous ferez une nouvelle note avec les sacs, c’est bon ? Je vous dois combien pour ces saloperies de sac qu’avant on avait gratos ? Hein ? 1 € 20 ? Comment ça vous prenez pas la carte pour 1 € 20 ? Oui mais moi j’ai pas de monnaie, alors, je fais comment ma connasse ? tu peux me le dire ? vous savez pas ! Je vais pas me taper 14 allers-et retours entre votre saloperie de caisse et ma Lagun’s pour transporter mes victuailles? c’est pas possible ça Madame ! Ah vous avez des cartons ? ok allez vas-y envoie tes cartons à la con et ne m’adresse plus jamais la parole, c’est bon j’ai compris…monde ingrat…de toute façon je vais me suicider au choco’mouss…

vendredi, 09 février 2007

LA PHILOSOPHIE DE LA CASSEROLE

Je crois sincèrement après une analyse honnête et sincère de tout ce qui existe sur terre que la chose qui m’intéresse le plus ici bas, c’est de manger. Vous imaginez, on essaie de se dire qu’on se pose de grandes réflexions intellectuelles sur la vie, la mort, la religion, l’amour, la famille, sa place dans la société, l’épanouissement dans le travail (du flan ouai), la nature, les changements climatiques, la gourmette de Paul Amar en bref un petit morceau de métaphysique quotidien et pourtant quand je dis la vérité – aucun tourment cérébral ne m’empêchera jamais de savourer un gigot d’agneau avec de l’ail en chemise accompagné d’un gros gratin savoyard ou un duo de foie gras (mi-cuit et poêlé avec une sauce vin rhubarbe) ou une énorme côte de bœuf avec à côté de la sauce béarnaise et des frites croustillantes à souhait et salé comme la mer morte ou un carré de veau aux girolles avec des lasagnes aux aubergines ou une souris d’agneau caramélisée avec des pommes boulangères ou un veau de 7 heures déglacé au porto ou une fricassée de sot-l’y-laisse avec des croix de Savoie débordant de comté ou des noix de St Jacques au safran avec du riz sauvage ou une sole meunière confite au parmesan ou un tournedos Rossini avec pommes paillasson ou un couscous méchoui ou une gigue de chevreuil sauce grand veneur avec de la confiture d’airelles et des pommes dauphines ou des riz de veau aux morilles avec une purée maison à l’huile d’olive ou une andouillette grise sauce moutarde avec une compotée de choux au pommes caramélisées ou une escalope milanaise avec des spaghettis bolognaises au gruyère ou un poulet au citron confit avec du riz cantonnais ou un canard laqué avec sa peau et les galettes trempées dans de la sauce chinoise ou un véritable hamburger maison avec une sauce au roquefort ou un tartare de thon rouge avec une salade de tomates fraîches à la menthe et à la mozzarella ou un carpaccio de St Jacques à l’huile d’olive et au citron ou une fricassée de rognons sur un lit de feuilles d’épinard poêlées et déglacées au vinaigre de Xérès ou un rôti de porc aux oignons et aux carottes avec des tagliatelles fraîches ou un agneau noir du Velay cuit dans sa croûte de foin avec une réduction d’œufs brouillés aux truffes ou un magret de canard au poivre vert avec des pâtes à la ricotta sauce gorgonzola ou un carré d’agneau au thym avec des pommes de terre rissolées – enfin tout ça pour dire que j’ai peut être juste un peu faim et que je crois au final qu’on n’a jamais fait plus vrai que la phrase : « On ne philosophe que le ventre plein » Dès lors quand je serai repus, gras et gavé comme une oie à la Noël : alors on reparlera de l’infini d’ici là – Bon appétit à tous et excellent week-end !

PLUS DE PALOURDES !

Hier en rentrant chez moi il m’est arrivé un drôle de truc. Je vous raconte pas de blague, vraiment une chose incroyable. Je roulais le nez au vent dans ma Laguna blanche semi Pack + (moitié cuir moitié moquette) en écoutant le dernier album de Steeve Estatoff en tirant sur une cigarette américaine en faisant de temps à autre des clins d’œil aux autres automobilistes comme pour indiquer qu’ils avaient à faire à un mec à la cool, un mec relax – un p’tit billy en somme… Tout à coup alors que j’arrive à un feu rouge, une dame monte à l’arrière de la voiture toute paniquée et elle me hurle d’avancer car son mari qui est derrière envisage très sérieusement de la tuer. Je regarde dans mon rétro américain : rien… à droite : rien… a gauche : TAC, une sorte de grand camionneur costaud avec une machette entre les dents s’avance en courant vers la voiture. Alors moi comme un professionnel, démarrage à la Sébastien Loeb, je sème la bête en moins de 15 secondes – faut dire que sans me vanter j’ai fait installer par mon pote Dédé la Trombine un moteur cylindrique à pistons circulaires y’a pas 3 semaines que j’en ai encore 3 SOFINCO et 2 COFIDIS dans la ganache à rembourser jusqu’à mars 2046. Bref, j’accélère, la dame derrière s’agite comme un sconse dans une rave-party en regardant par la vitre arrière si son mari ne court pas pour rattraper la voiture – et ben figurez-vous que si, l’animal courait à plus de 70 kilomètres/heure et se mettait à envoyer des éclairs lasers par les yeux. Moi qui venait de mettre une couche de peinture argenté sur ma Princesse comme je l’appelle, je vous jure j’en avais mal au cœur…Je lui envoie tout ce que je trouve sous la main pour l’éloigner, un couvercle de Nescafé, une mangue, de l’eau de toilette Scorpio (ma préférée), un tire-lait bref…toutes mes courses du soir et rien à faire l’animal rattrapait un à un les objets et commençait à les assembler comme un Légo pour en faire une catapulte à mangue avec jet aveuglant d’eau de toilette. Il arrive à ma hauteur, je baisse la vitre comme pour discuter avec la bête, là il me balance la mangue catapultée dans la tronche en m’aveuglant au Scorpio, moi, gentleman et je lui dis : « Dites donc mon jeune ami, je crois que ça suffit maintenant, hein, on va arrêter les histoires ! » et le mec me répond : « Mais tu as raison…écoute c’est ma femme, je crois qu’elle me rend dingue tu sais c’est pas évident le mariage, on croit qu’on sera pas comme les autres et puis on se laisse bouffer par le quotidien et puis j’ai trop de travail, je crois que ce sont les nerfs qui lâchent » je lui demande ce qu’il fait, il me répond : « je suis décorateur d’intérieur à mon compte » et voilà qu’on papote, il me donne des idées pour mes rideaux du salon, il me conseille de changer mon parquet flottant pour illuminer la pièce, bref, j’en arrive à prendre rendez-vous avec lui pour qu’il me re-décore ma gentilhommière. Et puis, on continue à papoter comme ça, je lui dis, c’est trop bête, y’a une petite brasserie à côté on va aller se faire un plateau de fruits de mer. Et là c’est la femme qui se met à brailler comme un caniche dans une caravane : « Mais vous êtes malades tous les deux, on essaie de me tuer et après ça choque personne, on est copain, je vais appeler la police, faut vous faire interner et tout.. » alors j’ai pris la catapulte à mangue et je lui ai balancé le morceau à 10 centimètres de la gueule avec un jet de Scorpio dans l’iris. La dame dormait ensuite à l’arrière de ma Laguna dans le sommeil du juste. Je dis au grand gaillard : « Ecoute, je crois qu’on a besoin de se retrouver avec ta femme un peu, on ne se comprend plus trop en ce moment, hein, je reste encore 8 jours avec elle, je te la repose et tout et dans une grosse semaine tu reviens la chercher tranquille, calme, reposée comme une vache sacrée ». Brian (oui parce qu’il s’appelle Brian) me dit : « Pas de problème, c’est sympa de ta part, je crois que ça va nous faire beaucoup de bien à tous les deux ». Et nous voilà parti pour un plateau de fruits de mer. Et c’est là qu’en arrive l’histoire complètement dingue, au restaurant, ils n’avaient plus de palourdes – plus aucune palourde – ah ça des bulots en veux tu en voilà mais mes palourdes TINTIN. C’est hallucinant non ? C’est incroyable cette histoire vous ne trouvez pas ? un restaurant de fruits de mer sans palourdes ! vous avez déjà vu ça – ils devraient inscrire « Restaurant de fruits de mer « excepté les palourdes » et on est au 21ème siècle, hallucinant !!!

mercredi, 07 février 2007

LES RESTOS CHINOIS

De Perpignan à St Auban, de Mormeux à Montbéliar, de Périgueux à Saint Médard, une seule et unique chose est en permanence la même : les restos chinois.
D'abord quand tu rentres dans leur raffiot y'a toujours un carillon qui se met à brailler et à s'agiter comme une poule de luxe dans un palace italien.
Ensuite, il y a la serveuse à qui, si on te le demandait, tu donnerais un âge qui oscille dans une fourchette de 25 à 64 ans, et qui te propose de choisir entre les 14 tables vides du restaurant. Evidemment tu prends la table qui a l'air la plus romantique, celle située sous la chaîne en forme de dragon qui clignote, avec 4 ombrelles rose-orange éclairées par dessous et derrière un aquarium géant où un mérou de la taille d'un cachalot te regarde d'un air vide.
Ensuite, la serveuse pour poser l'ambiance lance une méga compil où une chinoise pré-pubère braille d’aigus en aigus des airs qui se ressemblent tous.
Là, t'as copine peut te balancer un truc du style "Eh celui-là il doit être bon, t'as vu il a été Baguette d'Or". Et là on se dit : « Mais c’est pas possible d’entendre des trucs pareils et on est au 21ème siècle en plus, ah non j’en ferai une descente d’organes d’entendre encore des trucs pareils » mais on préfère répondre : « C’est qu’il doit être bon ma douce colombe aux yeux de braise »
Tous les restos chinois ont été Baguettes d'Or en 1992 et la seule différence qu'il y a entre un resto qui les a et éventuellement s’il en existe un !! celui qui ne les a pas c’est peut être dans la durée de la gastro-entérite qui va suivre ce savoureux moment d’anthologie culinaire.
La serveuse revient avec un bol de chip's à la crevettes datant de la période Maoiste et te recommande un cocktail aux litchis plus sucrés que les rabattants de toilette d'un diabétique.
Tu commences toujours par leur nems qui n'ont qu'une qualité : ils sont gras et souvent pas donnés ! Ensuite tu craques généralement pour le porc au caramel et son riz cantonnais et ton amie pour les nouilles sautées aux crevettes. Tu finiras les nouilles sautées de ta copine et tu te seras enfilé les trois quart d'une bouteille de Coteau du Ventoux 2005 qui aurait volontier pu débouché entièrement les égouts d’une ville comme México (heureusement que ton cancérologue ne te voit pas car il pourrait nous faire un AVC fulgurant rien qu’en regardant la tâche de vin rouge en train de brûler ta chemise à jabots turquoise – oui, c’est important de toujours se saper un peu classe quand on va dans un restaurant exotique, chemise à jabots – futal en cuir et camarguaises en croco…)
Ensuite, ta copine hésitera à commander cet insupportable beignet flambé à la banane et te dira qu'elle en prend si tu promets d'en manger avec elle. Elle le commandera évidemment et le finira toute seule comme une grande.
Tu boiras deux sakés, le tien et celui de ta copine que pour le coup, elle aura délaissé et tu rajouteras même un coup d’eau dans le verre pour pouvoir admirer cette merveilleuse créature plantureuse qui pose au fond et qui est aussi excitante qu’un chant militaire prussien.
Tu feras ronfler une carte pour 42 € 80 et elle sortira du restaurant les yeux brillants en disant : "C'était bien hein ?!".
Et le pire c'est que la semaine prochaine tu seras dans une soirée en hurlant, à qui veut l'entendre, que tu connais le meilleur chinois de la ville…