24.03.2009
JESUS OU MAHOMET ?
Merci Jésus, merci Jésus voilà qui est fait. C’est grâce à lui finalement qu’il y a une différence fondamentale entre l’ouvrier musulman et l’ouvrier chrétien, que nous appellerons pour rester dans ce langage jeune qui me découpe l’oreille à la scie circulaire : l’ouvrier re-beu et l’ouvrier gaulois. Donc l’ouvrier re-beu rentre chez lui, il a l’avantage du voile cela dit, qui fait qu’il n’a pas à se taper, du moins de façon frontale, la ganache de sa femme…s’il est bon, il lui fait même porter des lunettes de soleil et dès lors, un peu comme avec Robocop, impossible de savoir si elle est gaie ou triste donc là pour le coup, il est pas mal le re-beu et n’a plus à se poser la question de l’éventuelle bien-être de sa chère et tendre mais pour le reste…il aimerait bien le re-beu, il aimerait bien…il aimerait se taper une fiole de rouge avec un pot de rillettes mais voilà, c’est comme ça, il ne peut pas ! Il aimerait pouvoir, à l’instar de son gaulois de voisin, se taper un pack de kros et un kil de rouge devant le match en gobant quelques tranches de sauciflard mais non, là encore, il ne peut pas…des mecs bien avant lui ont décrété que ça n’était pas bon pour lui sans se douter que 1600 ans plus tard, le seul truc qui vaille sur cette terre reste la cochonaille et le pinard ! Z’aurait pas pu interdire le tofu et le Riclès non ?!! qu’il se dit le re-beu ! Bref, le gaulois, lui doit bel et bien se morfler la tronche de frangipane de sa moitié quand il rentre chez lui…il la voit boudinée dans un legging à fleurs en train de se taper une boîte d’imitations Pépito devant la Roue de la Fortune mais il a un avantage considérable le gaulois, il se dirige vers le Sacro-saint cubi de Côte du Rhône trônant en haut du réfrigérateur et verse le tout dans une bouteille de Vittel vide…TAC il fait le plein…et comme sa R19 garée en bas… ce soir il va faire du 1 litre 5 en zone péri-urbaine le gaulois…Il sort ensuite le pot de Rillette, un saucisson sec et du pain et l’ouvrier gaulois se dit : « C’est qui le patron ? » Il se l’inverse la lute des classes le gaulois…Dans moins d’une demi-heure il sera à 1 gramme 80 ce qui lui rendra la ganache de sa femme nettement plus supportable et son salon bien plus grand…A 2 grammes 90, il aura, il est vrai, tendance à devenir agressif et à cogner un brin mais c’est, après tout, une bonne occasion de se défouler…Pendant ce temps, l’ouvrier re-beu doit tout affronter, sobrement, pas d’échappatoire possible…Les deux n’ont pas un caramel en poche, pas de vacances sympa en vue, pas d’acquisition d’un F5 en centre ville programmée demain mais l’un est d’abord bien puis violent puis il dort puis le lendemain il se souvient de rien et l’autre garde en mémoire toutes ces soirées de merde qu’il doit subir dans une sobriété maladive imposée…Je vous dis, heureusement que Jésus n’a pas fait le con, pour le sang du Christ, il aurait pris de l’eau et de la grenadine, je vous dis pas comment la chrétien aurait fait la gueule ?! Un mec qui dit : « Buvez, c’est mon sang » avec un Margaux 76, moi, je dis, il est bon le mec et certains curés avec la truffe comme une patate et l’haleine chargée au réveil ne s’y sont pas trompés… voilà une religion qui va bien. En fait le re-beu lorsqu’il est intégriste prend vraiment soin de sa santé et puis il se fait exploser devant un magasin, l’intégriste gaulois lui, préfère se détruire quotidiennement au vin de messe… ses mille vierges, elles sont dans son paquet de Gauloise et son 5 étoiles du Balto qu’il doit se farcir tous les jours…Finalement, le combat se ressemble…Mais, me concernant, si, en tant que chrétien je n’avais pas droit au pinard, moi aussi je serais en colère alors vous allez me dire y’a l’herbe et le shit pour les pinards non pratiquants, c’est vrai ça adoucit un peu quand même…D’ailleurs c’est une chance que Mahomet n’ait pas interdit de façon directe le shit, les survets Lacoste et la musique Raï à fond dans les BM toutes vitres ouvertes…sinon resterait plus grand-chose au fils de l’ouvrier re-beu pour se tenir propre et parallèlement heureusement que Jésus n’a pas interdit la bière, les tatouages et la musique techno à fond dans une 106 tunée toutes vitres ouvertes parce que sinon, il ne resterait plus grand-chose au fils de l’ouvrier gaulois pour se tenir propre non plus…Ils avaient une bonne vision des banlieues finalement Jésus et Mahomet…
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19.03.2009
POURQUOI CREER UN BLOG ?
Pourquoi créer un Blog ? C’est vrai la question peut se poser très sérieusement – De nombreux Blogs sont créés par des ados qui mettent leurs photos de famille, avec leur chien Snoopy, avec leurs copines à Port-Camargue été 2008 Top délire – la photo de leur mec, une sorte de gamin de 7 ans avec une tête d’irlandais et qui est déguisé en gangsta rap. Les ados affichent aussi leur goût pour la musique, le cinéma etc…c’est vrai que dans la majorité des cas, on n'est pas emmerdé par Boulez et Fellini mais voilà c’est de leur âge. Généralement papa et maman surveillent un peu l’édifice essayant comme ils peuvent de prémunir leur progéniture contre d'éventuels pervers cybernétiques en manque de chaire fraîche. Donc le blog est ici un outil de rencontres au même titre que Face Book. Le but étant de raconter le quotidien, même s’il se révèle aussi intéressant que l’analyse de Maureen Dore sur le conflit Tibéto-chinois. « je pense que ma relation avec Dylan est au point mort » - « mon frère me prend trop la tête » (LOL – MDR Smiley triste Smiley joyeux, coeur coeur, clin d'oeil clin d'oeil et toute la merde ». Mais après tout chaque âge a ses ingratitudes et je comprends.
Etant donné que je n’ai pas eu l’intention de montrer ma ganache qui se situe entre le sosie du petit gros qui suit Frodon dans le Seigneur des Anneaux, José Garcia et Sergi Lopez, ni de montrer des photos de mes potes qui ne sont qu’immonde ramassis de tocards dégénérés, ni de photo de mon chat qui a fini sa vie avec Brigitte Bardot car on voulait voir si en l’abandonnant près de la Madrague, il retrouverait son chemin dans la Meuse comme dans les reportages… et bien que nenni, la boule de poils, seul chat popersoman que je connaisse, a préféré rester chez la vieille sur la Riviera…Damned…Bref, quelle était alors mon intention ? Je me suis posé la question à midi lorsque je suis rentré chez moi, comme d’habitude j’ai hurlé sur mon requin qui taquinait du Youporn spécial Phoques, comme d’habitude j’ai descendu les poubelles (mais de ma fenêtre, j’habite au 3ème), comme d’habitude je me suis mis nu comme un ver et roulé dans de l’œuf et de la panure et comme d’habitude j’ai voulu me tatouer les pruneaux avec une lampe halogène pour dessiner les plans du Center Parc où ma tante est enfermée. Pourquoi ? Pourquoi ? pourquoi ?
Et puis j’ai compris – participant, à ma manière au ras-le-bol général des français, je me suis tout simplement dit que les pousse-mégots dans mon genre, dissertent de ci, de là sur tout et n’importe quoi aux fins de se substituer (ou de s’immiscer) dans la masse média environnante. Ne nous reconnaissant pas forcément dans le brouhaha politico-socio-culturelle ambiant nous pensons que notre voix a une place ? Je rassure tout le monde, elle n’en a pas mais, en tous cas, reprenant le bon vieux discours alcoolisé que j’ai tenu à Tatie Jacqueline lorsqu’elle se faisait fondre de la cire brûlante sur l’abricot derrière le comptoir du Phare de la Baleine : « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ! »…Dès lors je développe des théories, des concepts, des faux-livres, des fausses interviews, j’invente des personnages souvent psychiatriques, alcooliques et loufoques comme pour mieux m’approprier ce vieil univers du « on refait le monde avec une bouteille de jaune, des piécettes de baby, un croutonneux, deux chinois, l’après-midi devant moi et 3 heures de cours de droit à faire sauter ! »…Bref, comme tout bloggeur qui prend peu à peu une conscience politique sans intérêt, je tends à faire la seule chose que je sais faire : Pas bouger ! Les 3 mamelles de la non évolution constructive : Bavasser, gameller et faire des ardoises chez narbé…Si maintenant vous voulez fonder une vie de famille et avoir une bonne mutuelle pour vos chicots !!!
Dans mon développement de théories fumeuses, je me dis lors que le combat ne fait que commencer car certains points me semblent extrêmement passés sous silence dans l’univers médiatique ambiant : Pourquoi les roux et pourquoi le tofu ? Le démantèlement du complot est en marche…
15:04 Publié dans Débat/Forum | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.03.2009
Peut-on rire de tout avec Yves Calvi, Guillon, Roumanoff et Nolleau ?
« Peut-on rire de tout ? » voilà le sujet tel que proposé par Yves CALVI avant-hier sur France 2. Les invités : Anne Roumanoff, Stéphane Guillon, Eric Nolleau, un spécialiste des sondages et un philosophe dont les noms m’échappent ici. Bien entendu, le débat n’a pas, à l’instar de toute bonne dissertation de Terminale, vocation à répondre à la question mais simplement à organiser un débat sachant que la conclusion sera toujours la suivante :
1°) Oui mais par avec n’importe qui
2°) Oui il y a des tabous mais qui changent en fonction des époques
3°) Oui la limite du rire est le rire lui-même
4°) Oui il existe des pressions politiques ou autres contre les chaînes de télé ou les radios mais plus le comique a de notoriété (audimat) et plus on lui autorise les dérapages voire même plus on l'encourage à les faire (je précise que Stéphane Guillon a reçu du Direcetur de France Inter une caisse de champagnes après sa chronique sur DSK)
Pour le reste…
Le sujet n’est donc pas là car ce qui est intéressant au-delà de la finalité du débat reste le débat lui-même. Dans un premier temps, je tiens à rendre hommage à Stéphane Guillon, car il ose et sur Canal + il le fait devant les invités. Et faut quand même être assez courageux pour se foutre de la gueule de Joey Starr devant Joey Starr…Même ses potes ne doivent pas s’y essayer ! J’émets toutefois une réserve sur la capacité d’autodérision de Stéphane Guillon, comme tous les snipers d’ailleurs (et le psychique qui accompagne ce genre de personnalités est évident), j’attaque avant que l'on m’attaque (comme un aveu du « Je ne supporte pas les attaques »). Dès lors, les Baffie, les Carlier et les Guillon deviennent de petites choses toutes susceptibles lorsqu’on attaque pour l’un ses talents de réalisateur, pour l’autre son physique ou pour le troisième son travail ! Mais à la limite je ne demande pas forcément aux autres de tirer sur ces snipers, car eux au moins lorsqu’ils le font ont le mérite d’être drôles.
Dans cette émission, 3 choses m’ont interpellé :
1°) Faire intervenir des comiques pour parler du rire est pour moi un paradoxe évident. S’ils ont choisi l’humour comme forme d’expression c’est justement car ils ont du mal avec le premier degré ; donc en s’exprimant premier degré en explication de texte ils sont forcément décevants. Un anglais disait très justement à propos du rire : « Le rire est comme un crapaud, quand on le dissèque on sait comment il fonctionne mais il est mort ! ».
2°) J’ai trouvé le ton d’Yves CALVI un brin courroucé contre Stéphane Guillon et je me suis demandé si lui-même n’avait pas eu des amis politiques ou autres que Stéphane Guillon s’était payé et avec qui il avait décidé d’en découdre. Si ce n’est pas le cas, il avait alors un ton « chevalier blanc », « Moi je suis là pour faire faire un peu trembler ceux que j’estime intouchables c'est-à-dire les snipers » et je trouvais la démarche un peu curieuse. Il n’avait pas le même ton avec Anne Roumanoff. Je ne fais pas de procès d’intention c’est une opinion toute personnelle.
3°) J’aime bien Eric Nolleau mais expliquez-moi ce qu’il venait faire ici. Si je trouve paradoxale de faire intervenir des comiques pour parler de leur travail, je comprends cependant pourquoi ils sont invités, le philosophe qui ponctue et le spécialiste des sondages aussi mais Nolleau ? Nolleau est critique littéraire au départ puis est devenu polémiste mais il n’est pas comique Nolleau. Ou alors s’il vient en parler on aurait tout aussi bien pu inviter Zemmour, Pierre Bénichou ou Maureen Dor s’il faut un chroniquer estampillé Ruquier. Ce petit hyatus n’a échappé à personne et ses interventions étaient donc malheureusement non pertinentes puisqu’il n’était pas, à mon avis, caution à ….
Cette pige comme vous le voyez n’a aucun contenu ou métaphore qui ouvrirait la porte à un vague sourire car comme je le soulignais plus haut, comment tuer le rire, en en parlant, tout simplement…
10:06 Publié dans Débat/Forum | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.02.2009
Les insurgés amnésiaques
Je ne suis pas du genre à Pierre et Donald (ou polémiquer si vous préférez mieux), mais là j’estime que la coupe(rose) est pleine. Je ne sais plus contre quoi je voulais m’agacer d’ailleurs, ce n’était même pas m’agacer que je voulais en plus c’était m’insurger mais alors impossible de retrouver contre quoi ou contre qui ? Contre Séguéla et sa phrase « Quand on n’a pas de Rolex à 50 ans c’est qu’on a loupé sa vie ! » ? Même pas car les réponses probables à une telle sortie me lassent déjà Uno : Soit il est tellement dans un monde d’élites coupé du monde réel qu’il le pense sincèrement et que, dans sa bulle (dixit J-F Kahn) supérieure » en totale inadéquation avec la réalité, effectivement tous les gens ont une montre de grande marque. Et cette explication plausible me pétrifie. Soit il s’agit encore d’un effet d’annonce à la mode Séguéla et le style chic/choc période Mitterrand me donne la nausée. Dans l’un et l’autre des cas, il ne mérite pas grand cas. Donc mon courroux n’était pas contre lui destiné. Peut-être contre mes parents qui m’ont abandonné à la DDASS lorsque j’avais 12 ans parce que j’avais étranglé ma sœur de 5 ans avec une corde de rappel. Même pas, l’émission « Détective » sur TF1 m’a permis de retrouver mes parents et ma petite sœur, malheureusement handicapée qui respire avec des tuyaux mais qui dit ne pas m’en vouloir donc, petite famille oh combien ordinaire aujourd’hui. Pas de souci de ce côté-là non plus, donc. Contre le notaire chez qui je travaille et qui a licencié deux employés au salaire de 1700 € net alors qu’il continue à se verser 25 000 € net de salaire. Non, je comprends parfaitement, lui aussi doit assumer l’essence de son hummer et l’entretien de son écurie. Il est le patron, il a pris les risques financiers (et quels risques ! Une étude de notaire !), il sauve des vies humaines ou sauve des morts plutôt et il inspire mon respect. Si je devais lui ériger une statue, je la sculpterai de la même manière que celle du Che Guevara, de 16 mètres de haut mais en matière fécale par contre. Donc non, ce n’est pas contre lui que je comptais m’escagacer. Contre Christian Mailleux de Sud-Rail qui préconise une grève jusqu’à la fin des temps. Non, je pense que la solution consistant à bloquer la France et les Français dans leur activité permettra de désenrayer la crise ou peut-être qu’il faut fabriquer des logements sociaux en peau de syndicalistes chevelus et barbus…ou les mettre dans un Parc entre eux et en faire un musée « gratuit » de la pré-histoire pour les enfants… je ne fais, moi aussi, qu’émettre des propositions. Bref contre quoi suis-je censé m’horrifier déjà ? Comme dirait Néron lorsqu’il regardait Rome en train de brûler (encore une légende urbaine) : « Didier, apporte moi de l’hydromel, une vierge, deux moutons, une paire de ceinturons et un demi chaton, il faut fêter ça ! ».
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17.02.2009
Et pourquoi suis-je obligé de donner un titre aussi ?
Dans des moments bizarres de son existence, il arrive que l’on se pose des questions simples comme : A quoi ça sert ? A quoi ça sert de se lever le matin, de se raser, d’enfiler son costume de travail, à quoi ça sert de parler aux gens, de faire semblant de s’intéresser aux dossiers, de faire des comptes rendus de réunion, de faire des rapports et des notes en tous genres, de demander des papiers complémentaires, de rédiger des contrats…à quoi ça sert de revenir le soir chez soi et de grignoter un sandwich devant « Le Grand Journal », à quoi ça sert de voir des gens le week-end ou de partir en promenade, à quoi ça sert d’avoir des valeurs, d’avoir une famille, d’avoir un Plan d’Epargne Entreprise, à quoi ça sert tout ça ? Et vous comptez sincèrement sur moi pour vous dire ça ! Je crois que ce qui est vraiment primordial c’est d’avoir un requin en peluche d’une bonne taille qui permet de couvrir des pieds jusqu’au bras en position du fœtus l’ensemble de son corps la nuit, je crois qu’il est nécessaire d’avoir un Palais de la Bière à moins de 228 mètres de chez soi, je crois qu’il s’agit là d’une absolue nécessité d’avoir une réserve de gruyère à hauteur de 3-4 kilos dans son frigo, il me paraît également vital d’avoir le dernier album de Cold Play et une bombe à la lavande pour les toilettes et enfin et là je parle très sérieusement, il est évident qu’il faut avoir un magazine, de préférence « Paris-Match » à portée de main lorsqu’on séjourne dans les toilettes. Pour le reste mes nains, j’allais dire débrouillez vous. Si vous avez de la place, faites des enfants, si vous voulez travailler le cuir, adoptez des animaux, si vous vous sentez l’âme d’un poète, épousez votre femme de chambre, je ne saurais précisément le dire mais en tous cas, munissez vous, en toutes circonstances, d’une arme et d’un serre-joint. Maintenant si vous arrivez à tenir dans le monde extérieur sans être correctement médicamenté, essayez peut-être les soirées mondaines et la drague d’assistantes de direction, si vous joignez à cela une Velsatis tout équipée et un carnet de ticket-resto pratiquement plein, vous pourrez peut être avoir une activité sexuelle autrement qu’avec une chaîne câblée. Ce que je vous dis simplement, c’est n’oubliez jamais que si cela a l’air si important pour quelqu’un, c’est qu’il y a là un potentiel massif de destruction émotionnelle, attaquez tout ce qui peut servir de support psychique à l’autre, et une fois la personne, laminée du dedans, faites démarrer la Velsatis vers le Casino le plus proche pour brûler votre prime de février. Ne laissez aucune trace dans les salons de thé, dormez assis dans un fauteuil donnant sur la porte d’entrée avec un pot de rillette et un P38 chargé, ne fumez qu’en présence d’asthmatique et là, vous comprendrez le sens des choses. Si vous préférez regarder « Super Nanny » en fouettant un enfant de chœur, je renonce à la technique n° 2 et passe en case : Super Banco. « La vie reste un clic-clac Ikea avec une notice en Kurde » (Romain MICHEL).
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16.02.2009
De l'obscurantisme et l'Histoire...
C’est intéressant de constater à quel point l’homme, par nature, a tendance à être obscurantiste. Je lisais l’autre jour qu’il n’existe, au sens juridique du terme j’entends, c'est-à-dire retranscrit dans un document scellant l’usage voire même des textes même non juridiques rapportant la coutume, aucune preuve de l’époque faisant état d’un « droit de cuissage ». Seuls des documents écrits bien après, notamment un instant de déraison avant la révolution française, font état de cette pratique qui a, selon toutes vraisemblance été confondue (de façon bien volontaire) avec le droit de cullage (taxe que devait payer une jeune mariée à son ancien seigneur lorsqu’elle épousait un homme d’un autre fief). Mais, le marketing révolutionnaire pré-existait à nos sociétés dites modernes, n’en déplaise à Séguéla. C’est ainsi que lorsque des adolescents font des bêtises, ils se disent tout le temps que les parents ne pourront pas comprendre. C’est ainsi que nous jugeons de façon totalement généraliste et tronquée, l’Histoire dans sa globalité et, en adoptant ce raisonnement binaire, nous nous coupons même de la délicieuse volupté de nos aînés. Même les gens intelligents ont tendance à raisonner comme si l’autre n’était pas en mesure de comprendre tous les pans de la discussion. En pensant que nos ancêtres, nos différents interlocuteurs ou nos parents n’ont pas les mêmes doutes et angoisses et sont un même et unique bloc de certitudes moribondes, on se prive des somptueuses nuances du monde à travers tous ses âges. Dès lors, on nous a appris, dans les manuels :
- que les gens du moyen-âge étaient sales, arriérés, ne se posaient pas de questions et ne pensaient qu’à brûler des hérétiques,
- que dans les années 80 tout le monde ne pensait qu’au fric,
- qu’à l’époque tous les jeunes étaient pro-68,
- que la pensée du 19ème siècle était essentiellement républicaine,
- que les algériens sont tous des fanatiques,
- que l’inquisition avait un pouvoir absolu (même axe marketing pour remettre en cause les religions),
- que dans les années 90, tous les jeunes déprimaient à cause du Sida et du chômage,
- que Louis XVI était à la limite de la débilité et Marie-Antoinette une inconséquente dépensière,
- que Che Guevara était un romantique révolutionnaire aux idées pures et qu’il n’a pas une goutte de sang sur les mains.
- Que l’esclavagisme était un apanage exclusivement européen.
- Qu’Hitler, Mussolini, Staline ou Pinochet ou tous les autres grands dictateurs n’aimaient pas la poésie, la douceur et étaient à toute heure du jour et de la nuit des monstres inhumains.
Il me semble que l’intérêt, de l’histoire et des histoires en général sont leur immuable ambivalence et complexité, dans les théories, on veut faire des résumés et des généralités pour faire plus facilement entendre son propos, c’est humain mais cette dérive a gâché et gâchera encore longtemps le fait que les civilisations sont faites pour des hommes qui doutent par des hommes qui doutent. Cela est également renforcé par le fait que la distinction entre compréhension et pardon est toujours difficile à admettre surtout lorsqu’on rentre dans l’émotionnel qui, par essence, s’oppose à l’intelligence.
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12.02.2009
10 questions essentielles quant aux bons usages de la vie en société
1°) Est-il d’usage d’employer la forme interro-négative lorsque l’on s’adresse à un otage ?
Exemple : « Cela ne vous dérangerait-il pas que je vous pète la rotule avec ce bout de mortier ?
2°) Est-il bon teint d’hurler un juron xénophobe lorsqu’on supporte son équipe ?
Exemple : « Oh Figo, t’as pas des parpaings à poser plutôt ! »
3°) Est-il préférable d’attaquer les préliminaires avec une patte de coq séchée ?
Exemple : « Et attention cocotte je te bichonne : c’est du Label Rouge ! »
4°) Est-il plus distingué de s’adresser à un secrétaire d’état avec un parapluie de marque Kenzo ?
Exemple : « Oh Wauquiez, tu sais où tu peux te le fourrer celui-là ? »
5°) Faut-il se mettre une chaînette entre les tétons lorsqu’on a un premier rendez-vous avec une demoiselle rencontrée au Chounga Club ?
Exemple : « Ah tu es ouvrière ! Tu dois savoir travailler à la chaîne alors ? »
6°) Faut-il associer son véhicule dans tous ses comportements sociaux ?
Exemple : « Je crois que j’ai déjà tapé des freins chez vous ! »
7°) Est-ce une bonne chose d’associer le mélangisme et le tuning ?
Exemple : « Et Rémi, t’oublieras pas de poser le Rémus double entrée sur ma Jess’ aussi, on a du monde ce week-end ! »
8°) Est-il nécessaire de pratiquer un tatouage systématique de l’ensemble des prostituées russes ?
Exemple : « Je reprendrai bien celle avec les ailes d’ange dessinées sur le fion ? »
9°) Faut-il interdire la bière à plus de 12 degrés aux hommes de 130 kilos ?
Exemple : « Déconne pas Nanard, ce Monsieur n’a jamais regardé ta Sandrine avec concupiscence je te jure ! Nul besoin donc de laver ton honneur avec ses dents ! »
10°) Faut-il dévoiler l’intégralité de son passé à sa tendre ?
Exemple : « Ah c’est marrant tiens, quand tu me fais ça bébé, tu me rappelles une portoricaine, chaude comme un café du Mac Do, avec qui on avait fait des saloperies en camp de vacances à Buenos Aires! »
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27.01.2009
Tu sais qu'ils y vont les mecs...
Mais ils vont où ces fameux mecs au fait ?
L’homme a une tendance naturelle à se fabriquer des mythes, des légendes, des puissances supérieures, des forces obscures, en somme des histoires qui dépassent la condition humaine au quotidien. Ce matin, je marchais gaiment dans la rue, mon cœur était à la fête, mon ventre rebondi était rempli de tartines à la confiture d’abricot et d’un solide café, je flottais comme une plume d’autruche à 41 centimètres au dessus du sol, j’étais léger. Quand je croise une femme la quarantaine, boudinée dans un jean D et G taille 44 et qui s’adressait à un grand garçonnet de bien 20 ans son cadet en lui tenant ce propos que j’ai pris à la volée : « Tu sais faut faire gaffe dans ce genre de boîte c’est des tueurs les mecs ! ». Cette phrase m’a rappelée des millions et des millions de phrases de cet acabit que j’ai déjà entendues. Il y aurait comme un magma épais et opaque de ces « gens là » pour reprendre Brel, de ces tueurs, de ces cons, de ces hypocrites…dont on ne fait évidemment pas partie. Ce qui fait que nous reprenons des phrases vides de sens comme :
- « Mais dans l’administration faut les voir, c’est des vrais cons les mecs »
- « Oh mais vas pas te taper une soirée Canal + tiens tu vas voir, c’est tous « Coke et compagnie » les mecs ! »
- « Chez Ernst and Young faut les voir, c’est des tordus les mecs ! »
- « J’ai un cousin qui bosse chez Fly, y paraît que c’est des neuneus les mecs ! »
- « Ma mère est passée chez Darty, putain faut voir, c’est des pros les mecs ! »
- « Mon père m’a dit qu’il était allé à Paris se taper un tartare dans une brasserie, putain t’sais que là-bas c’est de bons les mecs ! »
- « Mon frère a vécu 2 mois à Munich, il m’a dit là-bas mais c’est des bœufs les mecs ! »
- « J’ai un ancien collègue qui est parti bosser aux Stazunis, il m’a dit que là-bas c’est des tarés du boulot les mecs ! »
- « La cousine de ma mère qui a bossé là-bas, elle m’a dit que les asiatiques ils sont tous hypocrites les mecs ! Francs comme des ânes qui reculent ! »
Bien sûr cela participe du : les italiens sont des mafieux, les russes sont aussi des mafieux mais alcoolos en plus avec des putes en primes, les grecs sont tous des pédés, les irlandais des putains de roux, les portugais sont poilus, les espagnoles sont fiers, les allemands sont fachos, les belges sont cons, les suisses sont lents, cons et fachos, les anglais sont tordus, les chinois sont sournois, en France les auvergnats sont radins, les bretons sont alcoolos et ils se marient avec des elfes dans des forêts avec des marins qui jouent du bignou, les marseillais sont des voleurs et les gens du nord sont gentils voire un peu cons tellement ils sont gentils etc…
Cela participe donc d’une sorte d’individualisation par les autres. En niant un semblant d’individualité et de personnalité propre chez les autres, on arrive à se singulariser, du moins le pense-t-on. Mais mon analyse là encore est faussée par des milliers de contre-exemples. Quand j’ai dit à mon pote « La buse », tu imagines qu’en disant que les grecs sont des pédés, cela ne veut rien dire ! ET toi que dirais-tu si on te disait les français sont lâches, grandes gueules et alcoolos ! Il m’a dit : « Ben quoi c’est vrai, je suis lâche, grande gueule et alcoolo ! »…J’ai capitulé…Enfin faut les voir mes potes aussi, faut bien reconnaître qu’ils y vont les mecs !!
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12.01.2009
De l'inexorable avantage d'être entre l'absolu bonheur et le malheur profond aux fins de garder une place de juge confortable dans un canapé Fly en sky...
Le bonheur nécessite un trop grand effort, il faut le travailler point par point, pas après pas et demande une recherche d’équilibre très difficile à trouver entre le travail, la famille, et l’épanouissement personnel. Le bonheur étant, de fait, le contraire même de l’euphorie immédiate que procure un Télégraphe 1988 en Châteauneuf du Pape. Bref, le bonheur étant bien trop contraignant, j’y renonce.
Le malheur pose le même problème. Pour y trouver une réelle gravité et une profondeur esthétique, il faut garder, dans la durée, une posture du mal-être. Et mes blagouilles ? Et Walibi ? Et mes grosses têtes à la radio ? Et Bob l’Eponge ? Non, décidemment, le malheur, c’est le stakhanovisme des dépressifs, je suis bien trop faignant pour y avoir accès : j’y renonce.
Mais alors, si je ne puis jamais être véritablement figé dans le bonheur ou paré d’une robe noire désespérée, suis-je condamné à l’alternance ou pire, comme la plupart des individus, suis-je condamné aux sentiments mitigés donc non absolues par essence. Aux sentiments dilués. Je rumine une nourriture qui n’est ni celle de Troisgros ni celle du sandwich autoroutier : je suis en quelque sorte la Villa Romaine de l’existence.
Si j’étais une viande ? Une bavette Charal
Si j’étais un vin ? Un Bandol rosé
Si j’étais une marque de fringues ? Célio
Si j’étais une bière ? Une Heineken
Si j’étais une région ? L’allier
Si j’étais une position érotique ? Un missionnaire
C’est ainsi. Existe-t-il un avantage à être ni premier, ni dernier ? Oui. Je pense que oui. Cette place de choix permet, au contact de ses pareilles, de juger, moquer, attaquer, sectionner, mordre, lyncher, lapider, savater, torpiller, saigner, saborder et détruire les uns comme les autres et ce, en toute impunité.
Je peux donc savamment être du côté de Reiser en disant : « Les gens heureux me font chier » et déclamer sans trembler de la chique : « Les dépressifs aussi ! ».
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24.11.2008
La conscience du moi...
La problématique du rapport à soi me semble un problème assez majeur. Il est évident que chacun a une notion plus ou moins tronquée de soi mais en a une notion tout de même. Et c’est en partant de ce postulat faux que nous raisonnons. Et bien, Madame, Monsieur, Kiki , Michel, la vieille du Balto, ma cousine Chatianna et mon beau-frère, le célèbre acteur porno de Chambéry, baptisé « Rectum de Savoie », non, malheureusement, certaines personnes n’ont mais alors aucune objectivité quant à eux-mêmes et il s’agit d’un élément qui me perturbe assez fortement au quotidien, je dois bien l’avouer. Un bon exemple valant souvent mieux que quatre lignes de théorie fumeuse, comme une bête urbaine, usée par les gaz, je m’exécute, comme un samouraï déshonoré, je m’exécute, comme un solo d’Aerosmith au Roller Coster, je m’exécute. Nous conversions mollement avec ma voisine de cantine sur la Chine, les huîtres et les sels de bain, je crachais sur une purée de salsifis, elle prenait en seringue 5 cc de jus de mangue et, j’allais le dire, le repas était jusqu’alors détendu. Quand, tout à coup, pour une raison qui m’échappe, elle me dit : « Je pense que nous sommes un peu pareils tous les deux, nous sommes des grands séducteurs ! ». Alors, il est vrai que de mon côté, je ne saurais me plaindre, le golden ret river de ma voisine me fait encore les yeux doux et le chat de Mme Martinez a encore une fois déféquer sur mes mules en guise d’offrande fécale féline, donc je m’autorise à penser que j’ai une aura sexuelle sensiblement développée ou en tous cas sensiblement plus développée que les autres. Et là, Marie-Jeanne, 61 ans de douceur, 86 kilos de névrose et 1 mètre 57 d’angoisse, me dit qu’elle est « séductrice »…Je lui ai répondu, du tac-o-tac : « Dis donc M-J, c’est pas parce que tu te fais taper dans la motte par des camionneurs désesperés sur la Départementale D 83 que t’es séductrice, confonds pas le charme et le désespoir la vieille ! ». Résultat, la Jeannette a encore une fois sauté d’un pont et ce coup-ci, elle ne s’est pas loupée…Fais chier, je l’aimais bien la Marie-Jeanne moi, on s’envoyait toujours des petits fions comme ça, c’était marrant. Quelle conne ! Heureusement, je vais pouvoir aller passer mes nerfs sur l’épileptique à la compta, sinon je ne vais pas tenir… : « Brigitte ! »…
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