mardi, 20 mars 2007

DEPRIME DES PRIMES...

Honnêtement je fais un peu de politique dans les bordels boliviens comme ça pour dire mais sinon très peu pour moi…vu qu’en France je n’ai plus le droit de parler de civisme depuis que mon business consistant à l’import des albums de David Lee Roth a été démantelé à Amien en août 2001, je ne peux plus rien dire. A mon actif j’ai pu aussi introduire en France du Michael Bolton, un pirate des Survivors Live à Ottawa, un unplugged avec le batteur de Van Halen et le bassiste des Sonata Artica et une video du concert de Audin et Modena de 97 à Macon sur le « Song For Ocarina Tour »…mais depuis plus rien silence radio…je suis sur écoute mais gosses aussi, je ne peux plus communiquer qu’avec un rouleau de papier de toilettes et une corde et je me fais pousser la moustache et les Tiags pour que le F.B.I de Surry-Le-Comtal ne puisse plus lire sur mes lèvres ou sur mes verrues…Bref, je ne parle pas de politique par contre la seule chose qui m’intéresse en fait, c’est surtout au niveau de mes primes…Je dois plus de 1200 € à l’Etat et je voulais savoir quel candidat était pour l’amnistie ? Parce que moi alors je vote pour lui. Bon c’est vrai que j’ai perdu mes droits civiques pour avoir mordu l’oreille d’un policier lors d’un tournoi de Dames un peu agité…mais tout de même, je ne peux plus rester comme ça ! en ce moment je reçois une dizaine de lettres d’huissier par jour pour me dire qu’il faut que je paye…tu vas voir qu’un jour ces raclures vont vouloir s’en prendre à ma Lagun’s…préfère donner un rein, ou un poumon ou même la prunelle de mes yeux plutôt qu’on touche ne serait-ce qu’une gente de ma Lagun’s…Alors moi je vote pour celui qui va pas me mettre en prison en mai parce que cet été je préférerai faire du voilier sur la méditerranéen plutôt que de me faire empapaouter dans un 6 m2 à 40° c sans clim’…C’est curieux comme métier de faire chier des braves gens comme moi quand même OK je paye pas mes impôts, ni mes primes, ni mes factures d’eau, ni d’électricité, ni ma redevance télé (d’ailleurs pour l’administration j’ai pas de télé), ni la Taxe d’Habitation, ni la pension alimentaire de mes gosses…certes mais quand même étant donné que par jour je claque plus de 150 € en Courses, Rapido, Morpions, Numéros Gagnants, Dédé, Solitaire, Banco, Millionnaire, Saint Valentin, Scrabble, Goal et tac-o-tac en tout genre…je suis désolé mais c’est bibi qui engraisse l’Etat quand même sans oublier la TVA sur mon jaune et mes maïs paquet souple…Et s’il n’y avait que des bons français comme moi, peut-être qu’on nous emmerderait moins avec la dette publique…C’est à des gaillards comme moi qu’on devrait attribuer la Région d’honneur…Alors moi je dis le seul candidat qui faut c’est çui qui me fait sauter mes primes…Eux de toute façon les politiques y s’en branlent ils ont tous des chauffeurs donc y connaissent pas l’angoisse de la prime et comme le chauffeur y reste dans la caisse si les pervenches arrivent il a juste à déplacer la bagnole et hop…Y’a peut-être que ce con de Besancenot qui n’a pas de bagnole mais lui il a la mob de la Poste donc c’est pareil y peut pas avoir de prime…Et puis les flics vont pas allumer la Poste…au fond c’est les mêmes : un peu de bleu et beaucoup de jaune…
Je vous laisse y’a la commission de surendettement des particuliers qui vient dîner à la maison : au menu champagne et caviar…faut que je les soigne…

mardi, 30 janvier 2007

Le Poker

Avant, quand on se réunissait les samedis soirs avec les copains, chacun amenait son pyjama en pilou, sa casquette de Davy Crocket, un pack de 4 bières et une cassette video d’un film d’horreur style Evil Dead 2, parce qu’avant on trouvait tous normal de passer des soirées comme des américains du Wyoming alors qu’on était de Rive-de-Gier. Il n’y avait pas le chalet au bord d’un lac mais une maison Bouygue avec une piscine gonflable dans le jardin et les Marsch-Mallow au feu de bois se transformaient en Granolas fondus près du radiateur électrique. Mais jusque là, il n’y avait pas de jeu d’argent si ce n’est Tanguy qui répétait invariablement qu’on pouvait toucher le poireau qu’il avait sur l’omoplate moyennant 25 francs. Moi, je ne pouvais jamais le toucher parce que Tanguy il avait jamais la monnaie sur 100 francs et que j’aurais pour le coup trouver curieux de lui toucher 4 fois le poireau si vous me permettez l’expression. Bref, après les soirées c’est devenu 4 packs de 12 bières par tête sans la cassette vidéo (si ce n’est une cassette pornographique que nous prêtait le vieux Marcel – retraité sans enfant qui avait une collection impressionnante de films pornos et d’animaux séchés – en y repensant il était même peut-être un brin malsain le vieux Marcel – d’ailleurs on la retrouver mort étouffé par une loutre séchée en bord de national – mais la police n’ayant pas trop le temps de s’en occuper comme c’était en période de fête ils ont conclu à un accident domestique) et on parlait des filles bien sûr. Moi, comme je mesurais 1m 28 pour 83 kilos, les filles j’avais pas mal tendance à en parler au futur mais en tous cas chacun y allait de sa petite anecdote. C’est comme ça que j’ai su que Sébastien Galziano avait pu toucher le pubis de sa cousine devant US Marchal lorsqu’il était parti fêter la Noël au Grau-du-Roi et que David Batiardin s’était fait toucher le « Pipi » par la jeune fille opère (« aux pairs » comme il la nommait délicatement) à la piscine municipale de Gruchi. Bref, vous voyez ça n’allait pas bien loin. Puis le temps est venu d’aller en boîte de nuit où nous retrouvions des jeunes filles au look des « années collège » avec des coques sur la tête et maquillées comme mes feuilles d’impôt. Nous c’était la classe, bottines Bickers, ceinturon Harley, jean noir, chemise de bûcheron et une coupe de cheveux à la Hartley Cœur à Vif, à négocier les tickets-conso avec les filles en échange d’un tour de périph’ sur un Bi-Wizz débridé. Mais là encore, il n’y avait pas d’histoire d’argent. Aujourd’hui mes amis, tout a bien changé, on arrive toujours avec une dose d’alcool de quoi alimenter toutes les boîtes de la plaine, mais on ne parle plus des filles que pour dire « Qu’est qu’elles nous emm…., ou « pu…, c’est pas possible ce qu’elle me casse les c….. » ou « on est pas mieux entre potes plutôt qu’avec ces c….. » - enfin on a gardé la classe du Wyoming quoi ! et on joue au Poker. Au Texas Olden plus exactement. Et là, je peux vous dire que je suis prêt à allonger 40 € pour voir si Tanguy nous cache pas une paire d’as derrière son poireau. Avec le Poker, j’ai pu découvrir la véritable personnalité de mes potes de toujours et je vous assure que c’est pas beau à voir. Les parties durent entre 4 heures et 7 ans et demi et le plus accro se fait toujours rincer au 1er tour. Et moi je mets toujours mon tapis avec une paire de 5 et me fait éliminer en second. Au final les 2 derniers sont toujours les mêmes et le gagnant, c’est toujours le commerçant. Mais aujourd’hui, on a trouvé la solution, parce comme on se réunissait tous les vendredis et que c’était toujours la même chose, on a décidé de ne plus se réunir donc on ne se voit plus. On fait dorénavant directement un virement tous les vendredis sur le compte de notre pote.
Avant je connaissais sa vie, ses angoisses, ses envies maintenant je ne connais de lui que son code guichet et son numéro de compte. Je vous le dis moi, le Poker a changé nos vies – Merci Patrick…

jeudi, 25 janvier 2007

La super cagnote de l'Euro-million

On s'est tous posé la question fatidique un vendredi soir alors qu'on est affalé dans un fauteuil club en attendant que Mamour finisse son gratin d'endives. Qu'est ce qu'on ferait si on gagnait à la Super-Cagnote de l'euro-million ? mamour commence, déjà (ce qui étonne le plus souvent les hommes), elle commence toutes ses phrases par "on". Genre on fera des supers-voyages, on montera un gîte où je m'occuperai de la déco, on fera une grande fête hyper classe, on fera les boutiques à Paris et patati et patata...elle continue en disant qu'elle ne sait pas si elle quitterait ou pas son boulot mais que peut-être pas parce qu'elle aurait un peu peur de s'ennuyer (étant donné qu'elle travaille aux Assedics comme si ça llait changer quelque chose...). Bon et puis elle dit que tous les week end aussi on irait faire des relais et châteaux et visiter la France. Là généralement l'homme, lâche comme il sait l'être, acquiesse sans piper mot en regardant d'un oeil distrait les poumons de Sophie Favier.
Mais en son fort intérieur, il pense plus à des "je" en chaîne. Je me paierai une pair de tiags en marbre plaqué -or imossible à mettre mais juste pour le principe, je me ferai péter un énorme jaccuzzi au milieu du salon en face de la téloche, je mettrai pas un orteil en dehors de ma ville pour bien montrer à mes copains que je suis plus quoi en faire de mon blé, je me baladerai en slip kangourou avec une cap et un sceptre avec mon nom marqué en panthère derrière, je ne partirai jamais en voyage, trop loin, trop long, trop pénible trop tout (bon évidemment tous les hommes ne raisonnent peut être pas comme Homer Simpson - mais l'affirmation de "Je" est un point commun quand même...) et enfin je deviendrai tellement odieux et capricieux que plus personne ne voudra me voir et diront même que Puff Daddy c'est Hugh Grant à comparer à moi. Je finirai comme Elvis, seul, obèse, à manger des sandwichs à la banane en insultant ma télé en hurlant aux livreurs d'augmenter les doses de caramel dans ma Double Glace Ben and jerry Caramel-marron-chocolat-guimauve. Enfin bref, alors Sophie Favier annonce les numéros gagants et heureusement pour ma famille je n'en ai pas la queue d'un alors je me retourne vers ma bien aimée et je lui dis amoureusement :"Quand est-ce qu'on bouffe ?"