lundi, 25 août 2008
Les derniers mots de Mamy...
« J’ai sniffé de l’héroïne sur le ventre d’un cracheur de feu en Malaisie, j’ai eu une expérience lesbienne avec 2 putes péruviennes lors d’un voyage en Amérique du Sud, je me suis fait gang banger par des pirates aux larges des îles Galapagos, j’ai fait du 350 km/h à 4 grammes 80 en sens inverse sur l’autoroute, je me suis fait raser les poils pubiens par les dents d’un tigre blanc un soir de pleine lune, j’ai fait 6 sauts en bass jump sous acide, j’ai enregistré « Les yeux d’Hélène » et « Terre de Lumière », j’ai parlé en Esperanto pendant 4 ans avec un amant panaméen, j’ai pissé sur la tombe de mon père avec un pote toxico un soir de juin 64, j’ai pris en bouche un guérilléros cubain en pleine mousson en Equateur, j’ai volé la caisse de mes voisins et l’ai encastrée contre un arbre tellement j’étais déchiré à l’opium et j'ai dit que c'était le fils du voisin qui est ensuite parti en pension 5 ans et enfin j’ai jamais dit à Marcel que le père de Delphine était un allemand gay que j’avais rencontré à une touze à Los Angeles… » voilà la dernière phrase prononcée par ma grand-mère juste avant son dernier souffle il y a 3 semaines environ, j’imagine qu’elle voulait expier quelque chose ! Ma mère est en cure de sommeil depuis et Papy Marcel se fouette les pistaches à l’aide d’un jambon de pays, c’est sûr quitte à partir autant le faire en fanfare mais là faut le dire Mamy Georgette a mis le paquet. Quelle idée : Enregistrer les « Yeux d’Hélène » alors que tout le monde sait que Mireille Darc était bien meilleure dans « La Barbare »…non vraiment il ne faut pas tout dire non plus !
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mercredi, 11 avril 2007
JE HAIS LES COUSINS...
Il y a deux types d’individus bien distincts ici bas, je veux dire sur la planète à savoir ceux qui sont bardés de cousins et ceux qui n’en ont pas et ces deux types d’individus ne peuvent pas s’entendre…Pour notre part dans la famille on avait bien des cousins planqués au fond d’un truc enfoui sous un tas de journaux au fond d’un grenier mais soit ils avaient 1 an soit ils étaient pas encore nés soit ils étaient en cure de désintox dans un pays qui parle essentiellement en morse…donc nous considérions que nous n’avions pas de cousin et pourtant vas y que dans les cours de récré le vendredi, la valse des cousins commence…tu te retrouves avec une sorte de roux en brosse avec un pull en pilou, les mains dans les poches qui dit en permanence : « Ben moi c’est trop cool y’a tous mes cousins ce week end, ça va être super… ». Je regarde la bête comme je regarderais un dinosaure en train de faire du macramé, je ne comprends pas ce qu’il me baragouine cette espèce d’albinos tout juste bon à sécher dans une cage…C’est quoi ça un cousin ? ça ressemble à quoi ? c’est comme nous ça parle, ça marche, ça peut courir, ça habite où un cousin ? « Dis moi tout l’albinos ou je t’éviscère les noix de St Jacques avec mon collector Castaneda de Panini ! »…Et puis le rouquin se met à gigoter comme un bébé panda dans un mixeur, il nous fait une danse du paon et sourit comme un crétin en nous récitant les prénoms de ses cousins. « Parce que les cousins ont aussi un prénom ? et ça s’appelle comment les cousins ? vas-y, balance ta merde, finis tant que t’es dessus, crache tout et on fera le tri l’albinosque…quoi j’entends pas…Mathieu, ouai…Philippe…ouai…Vincent…ok et…Coralie…tu sous entends que les cousins ont les mêmes prénoms que les autres enfants humains alors ? quoi je t’entends pas, arrête de te dandiner comme un têtard déjà et enlève moi de Fitzy Patzi des chicots…Quoi toi aussi t’es le cousin de quelqu’un ? tu plaisantes j’espère ! Bébert vas me chercher ton double décimètre et du Saint Doux, je crois que l’ahuri nous mène en bateau…quoi Bébert, toi aussi t’as des cousins et toi aussi tu es le cousin de quelqu’un ? attends je me repose là…je me croirai dans un mauvais épisode de « V » lorsque Michael découvre qu’il est entouré de visiteurs…(ou pour les plus littéraires « Le Rhinocéros » de Ionesco).. »
J’avais donc que des cousins autour de moi, il y avait péril en la demeure et ce depuis longtemps, trop longtemps à mon goût. Je me tournais une dernière fois vers ma bande de traîtres et leur posais la question à 100 francs dans le nourin : « est ce que quelqu’un ici a un cousin ou est un cousin potentiel de quelqu’un ? » personne ne répondit seulement une sorte de petit rat à lunettes, chauve à 8 ans, aigri, teigneux, asthmatique, pervers et sale comme un peigne… qui dit « Moi j’ai pas de cousin, quand mes oncles et tantes m’ont vu ils ont dit que dans la famille c’était trop risqué de se reproduire ! »
- « Ben viens ici toi, comment tu t’appelles ? »
« Erwan »
- « C’est un prénom ça ? bon au moins c’est pas un prénom de cousin, bon ben Erwan, tu es mon nouveau meilleur ami »
« Viens on va brûler des chats ! »
- « Notre amitié va être technique Erwan, notre amitié va être technique… »
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lundi, 12 mars 2007
DEDICACE A MAMAN DE X
Je dédicace cette pige à une maman, on va l’appeler Maman de X (pas maman X qui est le nom d’une actrice de films spécialisés qui a les seins côtés en bourse non), Maman de X.
X était un petit garçon très intelligent, gentil et aimant. Bien sûr il était un brin polisson comme tous les enfants de son âge surtout lorsque avec ses copains de l’école publique, ils allaient braconner dans la forêt de Villezanier à la sortie du village et qu’ils se faisaient attraper par le garde forestier. Il y eu aussi la fois où à 15 ans, sa Maman le retrouva dans une position fort déconcertante, aux prises avec la fille du charcutier et qui se déniaisait avec l’habileté du Saint Bernard. Mais somme toute, X avait un parcours scolaire irréprochable et avait même obtenu son bacho avec les félicitations du jury. Les parents de X avaient tous deux un commerce de fruits et légumes et n’étaient pas très au fait des possibilités d’enseignement supérieur mais fort heureusement pour X, l’un des professeurs de ce dernier qui était un ami de son père lui avait conseillé de s’inscrire à Normal. Même si les finances de la famille X étaient assez minces, le dossier de X était suffisamment bon pour qu’il obtienne une bourse d’Etudes. Puis petit à petit X avançait, il finit Normal pour intégrer Science Politique Paris où il se fit un carnet d’adresses important. Quand il rentrait dans son village, il n’était plus tout à fait le même et les habitants le faisait savoir le mardi matin dans le magasin « Ton petit parisien, il toise mon Robert maintenant, il a pris la grosse tête ». Mais bon, les années passèrent encore, X qui avait entre-temps intégré l’ENA avait été au plus haut dans cette voie là. Il côtoyait dorénavant des personnalités importantes comme des hommes politiques, des capitaines d’industrie, des artistes de renom etc…il ne rentrait que pour Noël au village et sa Maman en était fort contrite mais sa tristesse était compensée par une immense fierté maternelle. A 42 ans, X était à la tête d’une des plus importantes entreprises françaises renommée internationalement. Il avait un revenu mensuel de 500.000 francs environ sans compter les différentes parts sociales qu’il détenait dans plusieurs sociétés de ses amis (avec ce qu’il percevait en jetons de présence dans les conseils d’administration), plus les dividendes de la société plus ses nombreuses SCI ainsi que sa société d’investissement à l’étranger. X vivait avec sa femme dans un somptueux hôtel particulier parisien du VIIème arrondissement, il avait acheté à ses parents une belle maison à l’écart du village et les villageois mi-jaloux, mi-intrigués venaient souvent au magasin pour dire qu’ils avaient vu leur fils au journal de 20H ou dans les journaux et même parfois dans Voici. La boutique des parents tournait à plein régime et ils savouraient pleinement la notion d’ascenseur sociale. X est revenu souvent au Village lorsqu’il a amorcé une carrière politique (son ami député des Hauts de Seine lui ayant précisé que seul les gens qui avaient été élus par le peuple pouvaient prétendre faire de la véritable politique et qu’il fallait se frotter à la dure loi du scrutin), il était le Roi du village et était tel un coquelet au milieu d’une basse-cour. Sa Maman le regardait un peu comme s’il était une sorte de Dieu grec et montrait à ses amies les photos du petit X quand elles venaient prendre le thé le dimanche après-midi. Puis un jour, le scandale éclata et tout alla très vite (beaucoup plus vite que pour la montée d’ailleurs) : abus de biens sociaux, scandale politique, mise en faillite personnelle…les inspecteurs du fisc étaient même venu au village pour inspecter la maison et elle due être vendue aux enchères étant restée dans l’assiette du gage des créanciers de X…Au village tout le monde ne parlait plus que de ça, le discrédit était jeté sur la famille et on chuchotait lorsque la Maman de X rentrait dans un commerce. La Maman de X montait à la capitale une fois par semaine pour aller voir X à la prison de la santé et pleurait au parloir en voyant son fils amaigri et dépressif. X est sorti dorénavant, sa femme est partie avec les enfants, à Paris il est persona non grata et il est donc revenu au village où il habite au-dessus du magasin. Il fait les comptes du magasin entre deux médicaments, il dort beaucoup et regarde la télévision – sa maman lui apporte son repas tous les midis et tous les soirs qu’il laisse négligemment traîner sur le tapis du salon une fois fini car la Maman de X le nettoie tous les jours et il le sait…
Chère Maman de X, je vous dédicace donc cette page…
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vendredi, 09 mars 2007
NOTAIRE : ON CROIT REVER !!!
Quand on est petit, on se demande toujours ce qu’on pourra bien faire quand on sera grand. Souvent d’ailleurs les métiers que l’on veut faire sont des métiers très ostentatoires, le costume y ayant une influence particulièrement importante (pompier, policier, astronaute, médecin…). Mais bon toujours avec une intention de sauver le monde quand même un peu. Je sais que si un jour mon gamin venait me voir à 5 ans en me disant : « Papa tu sais ce que je veux faire plus tard ? »
- « non Mike, je ne sais pas » (à cause de Mike Brandt évidemment – car ma femme sera forcément dépressive et réfugiée depuis l’âge de 7 ans dans la musique de Mike Brandt)
« et ben quand je serai grand je veux être notaire »,
« je vous jure que si mon gamin me dit ça, bon déjà je lui colle une baigne à lui en faire décrocher la mâchoire, ensuite je le répudie, ensuite je le renvoie d’où il est venu (sa mère risque d’être un peu secouée mais bon – pour me faire pardonner j e lui achèterai aux enchères un prothèse mammaire ayant appartenu au chanteur) et basta… ça va pas non ? Notaire et pourquoi pas huissier de justice tant que t’y es P’tit connard va ! on t’offre le logis, on est sympa avec toi, tous les dimanches je t’emmène à tes conneries de match de foot avec tes copains de 5 ans pleurnichards qui tapent dans un ballon comme une fillette sous perph’, le soir je viens te border et te raconter des histoires de feu, de lance à incendie, de caserne, de casque, je te chante « Où sont passés les tuyaux ? » de Sacha Distel et toi là avec ta frange, ton air con et ta vue basse tu me dis que tu veux être notaire !!! Je suis désolé mon gamin mais c’est niet…terminé, fin de l’histoire, on en parle plus…Ce que je vais faire, c’est que je vais te donner une liste de tous les métiers que tu as le droit de faire…tu m’entends TOUS LES METIERS SAUF NOTAIRE EVIDEMMENT que tu as le droit de faire, puis tu choisiras quand tu te seras calmé, allez file dans ta chambre…sale tordu va »
Pour Mike de la part de son Papa, liste des métiers autorisés (SAUF NOTAIRE bien entendu) :
- Vendeur de crack,
- Pianiste dans un bordel portoricain,
- Architecte d’odeur,
- Professeur de bass-jumping dans le Colorado,
- Concessionnaire de voitures (volées) – excusez ce pléonasme,
- Trafiquant d’armes,
- Tortionnaire,
- Mercenaire ou Légionnaire,
- Pompier,
- Tueur à gage,
- Laveur de vitre aux feux rouges,
- Celui qui fait les conférences aux autres mecs pour leur apprendre à faire du porte à porte avec l’oreillette et la méthode à l’américaine,
- Videur de boîte de nuit,
- Laveur de vitre dans un Peep-show,
- Bourreau,
- Agent en télé-marketing,
- Vendeur de téléphone,
- Hôte d’accueil à la Caisse d’Allocation Familiale,
- Ecarisseur,
- Pervenche,
- Prothésiste dentaire,
- Podologue,
- Maquilleur pour morts,
- Agent de sécurité dans une grande surface.
Le reste mon gamin tu oublies, c’est clair ? Sinon je te déshérite ok ?
« et vous savez ce que mon gamin m’a répondu ? »
- « Je m’en fous quand je serai notaire je trouverai une combine pour que tu ne puisses pas me déshériter ! »
« Vous imaginez le gosse me dit ça à moi et il a 5 ans ? j’ai pas eu le choix j’ai demandé à Mimoune de me faire passer le fusil et je l’ai descendu comme un rouge-george…Allez c’est pas grave Mimoune va, lève la patte je vais bien finir par te faire un pompier… ! »
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mercredi, 07 mars 2007
Lettre d'un serial-killer à sa maman...
En naviguant sur Internet, je suis tombé « par hasard » (« par hasard tu parles ouai sale tordu ») sur les serial-killer français dont l’un qui s’appelait Marcel Barbeault- et qui était affublé du doux surnom de « Tueur de l’Oise » et qui a sévit entre 1973 et 1976 en tuant seulement 5 femmes (faute de temps je crois, le bougre avait une famille et un travail).
En voyant sa photo, j’ai imaginé une petite lettre qu’il aurait pu écrire à sa maman chérie dans les années 60 alors qu’il n’avait pas encore commencé sa vie d’adulte.
A Paris, Institut Montsouris, 18 février 1961
« Maman, le jour de mes 5 ans tu as cru bon de me maquiller comme une fille avant d’aller à l’école afin d’assumer pleinement ma part de féminité comme tu l’avais lu dans tes fameux ouvrages de Emile BENVENISTE sur « la traumatologie du langage et du désir inconscient de l’homme d’être une femme ».
Résultat des courses, Pierrot et Didier, mes deux seuls copains m’ont savaté pendant que la maîtresse me faisait les poches.
A 9 ans, étant donné mes piètres résultats scolaires, tu m’as envoyé dans un camp militaire soviétique pour me faire comprendre la chance que j’avais, et ce, pendant les vacances d’été. Là-bas j’ai pu il est vrai apprendre à recoudre certains membres du corps humain avec du fil barbelé, déchiqueter un chien avec un ouvre-boîte et fabriquer une bombe artisanale avec des cailloux et du savon mais à la rentrée mes résultats ne s’étaient pas améliorés. Tu as alors menacé de me dénoncer à la DDASS en disant que tu m’avais recueilli dans un caniveau au bord de la nationale 16 en direction du Man et que je finirai dans une famille d’accueil cannibale qui me dévorerait l’intestin – renvoyant à la théorie du choque émotionnelle de Fernand de SAUSSURE. J’ai alors sombré dans un mutisme qui dura 5 ans et qui me fit finir dans une école spécialisée pour autistes.
Madame CAYASSON, ma professeur de latin, fut la seule à comprendre en 5ème que je n’étais pas autiste et t’obligea à me faire suivre un cursus plus classique.
Mais lorsque je fus intégré dans ma nouvelle école « normale » et que les autres élèves ont su que je venais d’une école spécialisée, ils m’ont immédiatement affublé du sobriquet « Sale Triso » qui fort heureusement me poursuivit jusqu’en terminale.
Tu n’as pas pu venir le jour des résultats du baccalauréat car tu avais un rendez-vous très important chez le pédicure et que tu voulais être belle pour ton rendez-vous avec ton nouvel amoureux, Maurice, chef de rayon à la Samaritaine de son état qui m’a félicité plusieurs fois à coup de clef à molettes dans la gueule.
Etant donné qu’il t’a dit que je te piquais ton pognon à cause de mes études de bouseux, Maman, tu décidas alors de stopper mon versement mensuel de 30000 francs et de m’interdire l’accès à ta nouvelle maison.
Je ne pus donc pas finir mes études de médecine à cause de ma dépression nerveuse de 5 ans qui s’en suivit mais aujourd’hui, j’avoue que je vais beaucoup mieux.
Le juge des tutelles m’a même dit que je pourrais bientôt prendre moi-même le bus, tout seul comme un grand alors je viendrai te rendre visite ma Maman et je t’apporterai les beaux dessins de toi que j’ai fait à l’institut (si les psychologues spécialisés en criminologie daignent bien me les rendre).
Je voudrais seulement que tu me donnes ta nouvelle adresse car tous les courriers que je t’ai adressés sont revenus avec comme inscription « N’habite pas à l’adresse indiquée » mais heureusement, je connais toujours l’adresse de ton travail et je pourrais donc te suivre après ton boulot ma petite maman.
Etant donné que je ne t’ai pas vu depuis longtemps, il faudra absolument que je te présente mon nouveau meilleur ami imaginaire : « Jo La Machette » qui me parle souvent de toi…
A très bientôt ma maman.
Je t’aime.
Signés : Ton fils Marcel et son copain Jo la Machette. »
Alors un conseil, Mesdames les mamans mono-parentale…lisez les lettres de vos gamins nom de Dieu, parfois voyez, y’a comme des présomptions d’indices qui sont laissés – si vous ne le faîtes pas pour vous, faîtes le au moins pour les autres, merci par avance.
C’était un message du C.D.G.Q.S.C.L.G.Q.T.G.D’A.G.E.M.A.V.E.B (comité des gens qui sont contre les gens qui tuent gratuitement d’autres gens en masse avec violence et barbarisme).
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jeudi, 15 février 2007
MA FEMME N'EST PAS AMERINDIENNE
Je dois vous bien vous l’avouer depuis quelques temps la situation m’échappe. A y réfléchir de plus près je crois que tout a commencé il y deux semaines lorsque ma femme a découvert, par hasard, qu’elle n’était pas amérindienne. Ce fut pour elle un choc terrible, elle qui a vécu toute sa vie avec des peintures de guerre sur la tronche en s’aspergeant d’eau de feu dans un tippie installé au fond du jardin en ne portant qu’une toge sur le croupion et un os de poulet dans le nez. Jusqu’à aujourd’hui, mon épouse passait ses journées à faire des sacrifices humains à l’aide de jeunes vierges du quartier qu’elle égorgeait sur un hôtel composé d’une plaque de taule posée sur deux roues de tracteur - en récoltant leur sang pour l’offrir au Dieu de la Guerre. De temps en temps elle nous déguisait avec les gosses : un drap blanc chacun sur la ganache et une torche enflammée dans la main nous devions, les soirs de pleine lune, encercler sa tente et crier ensemble : « LA CONNASSE, LA CONNASSE, LA CONNASSE ». Elle sortait alors avec sa marmite d’huile bouillante et nous la renversait sur la gueule en criant LIBERTAD ou quelque chose dans le genre… qu’est-ce qu’on a pu rire… moins que lorsqu’elle a empalé un troupeau de supporters écossais avec un démonte-pneu en invoquant des propos sataniques mais on s’est quand même bien fendu la tronche.
Bizarrement, cet incident n’affecta pas nos relations, jusqu’à ce que je découvre qu’elle souffrait terriblement la pauvre gosse…
On s’était connu lors d’une battue en pleine forêt de Sancy – elle sautait d’arbres en arbres en réclamant de la viande rouge, on s’est regardé et tout de suite TAC le coup de foudre – avec ses mots à elle, elle m’a donné un coup de masse d’armes sur la nuque et m’a emmenée dans sa tente – 6 mois plus tard, on était marié…Et puis ensuite tout s’est enchaîné très vite, les enfants, la vie de famille, la routine, les offrandes aux Dieux Aztèques, on buvait notre sang dans de grandes vessies de veau…bref, on s’aimait…
Les choses ont commencé quelque peu à se compliquer lorsque son père qui était Maire d’Aqua-boulevard et capitane d’Industrie s’est littéralement ruiné en pensant faire fortune dans la vente d’hélicoptères grandeur nature en béton (un bon moyen selon lui d’égayer un jardin … et pour pas cher ! disait cet abruti), ma femme ne lui pardonna jamais cet incident (elle ne comprenait plus le français depuis sa captivité de 16 ans en Amérique Latine mais entendait très bien le langage de l’argent) car bien qu’elle vive sous sa tente, ma femme raffole tout de même du pognon et s’offre chaque année, avec l’argent du padre, un voyage spirituel de trois mois à Cancun, durant le Springs break, avec son marabout (Jean-Jason de son prénom), histoire d’être plus forte mentalement face au désir et à la tentation d’un concours de t-shirts mouillés sur une plage, me dit-elle… Quelle force, cela dit, je loue encore son courage dans toute la ville !
Mais après cette ruine, le pauvre homme mourut de 36 coups de tomawak dans le dos.
La police scientifique conclu immédiatement au suicide je me souviens d’avoir longuement parlé de tout ceci avec l’inspecteur MANDRIN qui était également professeur de camping à l’Ambassade de Prusse :
- Inspecteur MANDRIN : « Il s’est suicidé ! »
- Moi : « Vous êtes sur inspecteur ? »
- Inspecteur MANDRIN : « Il n’y a aucun doute, au revoir Madame »
-Moi : « Merci pour tout inspecteur »
Depuis lors mon épouse n’était plus la même et tout ça l’avait terriblement chamboulée – heureusement Jean Jason était venu vivre à la maison et avait pu la désenvoûter de manière intensive tous les soirs dans la chambre des invités.
Depuis maintenant un mois ma femme avait repris goût à la vie et aux sacrifices humains – la petite Jennifer – du moins ce qu’il en reste – était là pour en témoigner mais quand, comme je vous le disais au-dessus ma chérie s’est rendue compte qu’elle n’était pas amérindienne mais qu’elle était née à Montluçon à l’Hôpital Jean Turpin, je vous jure, ça a été terrible…Aujourd’hui je fais parfois un brasier dans le jardin en tournant avec les gosses en invoquant le Dieu de la pluie ou je transforme mon aîné en Totem à l’effigie d’un castor…rien n’y fait…ça s’appelle la dépression maya et ça dure 18 lunes…du coup mes gosses n’arrêtent pas de se déguiser en Davy Crocket et lui tire dessus avec une carabine à plomb…la vie de famille c’est pas une sinécure : c’est moi qui vous le dis….
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LES DISOURS DANS LES MARIAGES
J’en parlais l’autre jour avec un ami diplomate et prof de pogo sur St Pourçin nous n’arrivions pas à trouver l’intérêt des discours des témoins de mariage. Alors là encore, attention, je prends toutes les précautions nécessaires pour dire qu’il existe des exceptions (« Au mariage de ma cousine, y’a Bastien qui a fait un discours et c’était super marrant et pas du tout dépréciateur pour les mariés je te f’rai dire ! » oui d’accord merci Martine), je disais, il existe des exceptions mais la plupart du temps, il faut bien le reconnaître : c’est chiant.
Déjà pour l’absence d’originalité dans le ton. Pour les mecs c’est toujours pareil, un discours monocorde qui commence par : « Tout petit déjà Nicolas aimait biberonner » et on voit une photo de lui bébé avec une tétine puis une photo de lui pour ses 18 ans avec une bouteille de whisky complètement bourré…Pour les filles c’est la même chose (d’ailleurs je pense que Power Point a du être inventé pour les mariages) : « Toute petite Céline aimait déjà la haute couture » et on voit la photo de ses 8 ans où elle porte les habits de sa mère avec des escarpins qui lui sont 3 fois trop grandes…Dans la salle, il y a à peu près 8 personnes qui rient (parce que les private joke pendant 1 heure ça a vite tendance à gonfler tout le monde) surtout les mamies et les papis du fonds avec la tête trop rouge et les cheveux trop blancs qui commencent à regarder leur montre comme pour dire « Bon moumoun fais démarrer l’Audi, on en profite, on se casse, déjà que l’entrée était à chier, le plat même pas chaud, je n’ai pas vraiment envie de me taper le dessert».
Et puis bon, je ne pense pas que le mariage soit le plus beau jour de la vie des mariés, c’est une connerie…Ils ne peuvent absolument pas profiter des invités, ils sont obligés de parler avec la cousine de l’arrière tantine à Tatie Jules qui les a connu quand ils étaient « comme ça » (avec le geste des bras qui montrent la taille d’un bébé). Ils doivent apparaître sur à peu près 5000 photos, ils doivent se faire féliciter par tout le monde, contenter les mécontents, supporter les comparaisons « Ah c’est comme pour le mariage d’une amie mais eux c’était mieux parce que…. », le mari voit tous ses copains faire la bringue et il sait qu’il ne pourra les rejoindre que vers 2H du matin, en plus on dit que la nuit de noces est terrible – tu parles mon canard, ta femme est levée depuis 5 H du matin excitée comme une puce, elle a du supporter pendant 6 mois les tensions, les histoires de fric, les problèmes d’intendance, les cartons, la préparation de la salle, les rendez-vous chez le cureton, la grand-mère hystéro…quand c’est terminé elle a les nerfs qui lâchent parce que la pression retombe un peu et on me dit que ça va être « Opération tempête du désert au lit » moi, je n’y crois pas une seconde…Tout ça doit ronfler à 3 H du matin comme un couple de 50 ans et puis c’est marre… Je pense que le plus beau jour d’une vie c’est la naissance d’un enfant ou alors même qu’il n’y a pas de plus beau jour mais de merveilleux jours (comme si on devait chaque fois être obligé de mettre un plus tout le temps – mon dessert préféré c’est le moelleux, mon film préféré c’est Top Gun, mon chanteur préféré c’est M’Pokora et mon groupe préféré c’est Tribal King…et s’il n’y avait pas de truc préféré et qu’une merveilleuse journée c’était déjà bien sans dire qu’on doit la comparer aux autres bonnes journées, non ?!)
Et puis il y a les témoins quand ils sont particulièrement sympathiques (entendez « souffrir avec ») disent avant le mariage : « Oh lui sérieux je vais lui pourrir son mariage ! » - Mais pourquoi, tu dois lui bousiller son mariage qui déjà est délicat au point de vue de l’organisation, qui demande de la diplomatie (surtout avec sa belle famille), pourquoi être obligé de montrer des photos du mec complètement déchiré ou présenter ses échecs personnels ou exacerber ses défauts (comme si la femme n’avait pas la vie pour s’en rendre compte) – quel est l’intérêt ? C’est souvent gratuit, à 90 % pas très drôle et généralement trop long…et quand ça se veut bon enfant – genre on dit rien de mal – et on fait juste un truc cucu la praloche : c’en est navrant…Non, il faut arrêter les discours, c’est tout…
« Et dire que tu fais tout un pamphlet pour les gens qui pourrissent les mariages, toi qui était complètement bourré et qui a bousillé le mariage d’une de mes meilleures amies en arrachant le micro d’un des témoins pour chanter Diam’s « Laisse moi kiffer la vibe avec mon mec ! » à un mariage ultra-catho devant un troupeau de notaires, t’es vraiment gonglé quand même » (j’anticipe ce que doit se dire ma meilleure amie en lisant ces lignes). Oui tu as raison ma petite « Sarah » (c’est son nom de roman) mais je perpétue une vieille tradition du « Faites ce que je dis et pas ce que je fais ! » - Bon je vous laisse, je dois aller pourrir le mariage de ma femmme…
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mardi, 06 février 2007
L'ELECTION DES MISS
Hier soir il y avait encore la cultissime émission « Confessions intimes » et j’ai eu les oreilles tirées en arrière comme un chat dans un chenil pendant une bonne demi heure. Le reportage était un reportage jumelé comme disent les producteurs de FR3 Limoge c'est-à-dire qu’on voyait en parallèle une famille de Marseille et une famille de Paris. L’histoire c’était que des petites filles sont poussées à mort par leur mère dépressive respective pour participer à l’élection des Miss « Je ne sais plus quelle connerie ». En ce qui concerne la famille de Marseille, elle était constituée d’un papa (je dirais que la vivacité du père se rapprochait de celle d’un héroïnomane dormant dans un sauna), d’une maman (dont je réserve une qualification ultérieure) et deux filles (une de 13 ans et l’autre de 7 ou 8 ans). Alors la mère, elle était parfaite déjà au niveau du timbre de la voix, on oscillait entre Mado la Niçoise et Annie Giradot donc tout ce qu’il y a de plus féminin. Ensuite pour ce qui est de l’apparence physique on aurait dit Cathy GUETTA dans 15 ans après 380 nuits blanches à Ibiza et avec poussées névropathes et projection obsessionnelle sur ses filles en plus je veux dire – donc le rêve pour les enfants. Alors déjà ce qui était intéressant c’est que la projection de la mère était beaucoup plus axée sur la plus jeune. Et oui parce que l’autre de 12 ans là, elle commençait déjà à avoir le nez épaté et la peau grasse et la mère malgré le fait qu’elle a une vision complètement déformée de la réalité, se rendait bien compte qu’on ne pourrait jamais confondre son aînée avec Sharon Stone. Donc la grande c’était un peu pour la déconne mais la petite, c’était encore jouable. Alors, étant donné que la gamine se rendait bien compte que tout ça avait un côté un tant soi peu malsain, elle avait encore des réflexes pour dire : NON. Comme pour dire à sa mère : « Maman, je crois que tu vis à travers moi et la pression est beaucoup trop forte pour une fillette de 8 ans de prendre sur ses frêles épaules toutes les névroses de sa maman » mais dans le langage d’une fille de 8 ans ça donne juste : « Non, je ne veux pas défiler ou non, je ne veux pas chanter » - Et oui parce que les gamines en plus de leur demander de défiler (ce qui est naturellement bien sain à cet âge, on leur demande de chanter – plus particulièrement si la chanson a été écrite par Gainsbourg et qu’elle est l’hymne type de la Lolita et qu’elle réveille inconsciemment dans l’assistance ce qui a inspiré Nabokov à savoir « La poupée qui fait non ») Mais là encore…passons. Donc Maman pour faire faire les choses que sa fille ne veut pas faire, lui promet de jolies vêtements en échange. Et là, on entend par jolie vêtement les mêmes vêtements que Loana mais pour les petites filles. Là encore, il ne me paraît pas du tout déplacé d’habiller une fillette de 8 ans comme une allumeuse mais bon Maman est contente et Papa cuve sa Suze donc jusque là qui s’en plaindrait. De l’autre côté à Paris, même cas d’école mais cette fois-ci, les parents étaient divorcés et la mère ne voyait sa fille que le week end. Déjà, en droit français, il paraît souvent inconcevable de laisser la garde au père donc j’imagine aisément la stabilité psychiatrique de la mère pour qu’on ait laissé la garde au père mais bref là encore passons. On voit donc le père (qui est le strict sosie inversé de DELON) montrer à sa fille comment on défile (étant représentant de commerce en aspirateur ça semble tout naturel qu’il donne l’exemple en ce domaine). La mère qui se trouve être une ex-miss « Je ne sais plus quel patelin » et 2 fois Dauphine « de je ne sais plus quelle région » mise tout sur sa progéniture qui pourra faire carrière alors qu’elle a justement été obligé de s’arrêter lorsqu’elle est tombée enceinte – je passerai donc sur le rapport « Tu m’as tout pris- tu me dois de me faire plaisir » mère-fille qui alimentera les caisses des psys dans 10 ans. Donc la mère de Paris qui aujourd’hui doit se nourrir essentiellement d’huile et qui arbore un beau 48 ne peut s’assumer qu’à travers la fifille et lui demande constamment de rentrer le vente (et oui la fifille tient un peu trop de sa mère et a tendance à prendre un peu de rondeur).
Donc arrive le fameux défilé où l’on voit des enfants paradant dans des robes de princesse de Melun-Sud et chanter faux du Faudel devant un parterre de parents psychiatriques dans un décor de salle des fêtes de Medon. Et vous savez qui a gagné au final ? Est-ce la petite marseillaise aux dents de castor ou est-ce la parisienne boudinnée dans sa meringue ? Réponse : est-ce que quelqu'un en a vraiment quelque chose à foutre !
Le seul grand gagnant c'est évidemment le téléspéctateur...Merci encore...
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mercredi, 31 janvier 2007
LA SOLITUDE
La solitude et surtout l’acceptation de la solitude voilà deux choses des plus techniques. Certaines choses semblent d’une évidence absolue quand on les fait à deux et beaucoup plus surprenantes quand on les pratique seul. J’en prendrai pour exemple, savoir :
- aller boire un verre après le travail,
- aller dîner au restaurant,
- partir en voyage,
- faire du tandem,
- jouer au Ping-Pong,
- se parler et même se raconter des blagues,
- se draguer,
- faire du pédalo au milieu d’un Lac qui s’appelle « Le Lac des Amoureux fous qui n’en peuvent plus et qui n’ont qu’une envie c’est de rentrer »,
- jouer à saute-moutons,
- ….
Il faut donc ne plus avoir peur d’affronter le dictat de ses couples méprisants qui vous regardent l’air de dire « Le pauvre, il me fait de la peine ! » et s’épanouir pleinement dans sa solitude. Parce que la solitude, si on analyse un tant soi peu le problème, au fond, on la recherche un peu. Bon je ne dis pas ça pour les vieux veufs ou les vieilles veuves qui n’étaient plus en âge de refaire une vie – Mais dans les autres cas, il faut aussi s’avouer que inconsciemment, la solitude est une réponse à bon nombre de nos problèmes.
Donc Mesdemoiselles, Messieurs, sortez et enorgueillissez-vous de profiter de ces instants en solitaire. Qui a dit que le monde devait se vivre à deux : Stone et Charden, Sheila et Ringo, Abot et Costello, Tom et Jerry, Sigfried et roy, Villeroy et Bosh ?!!! Non, regardez il suffit de prendre plein d’exemples à qui la solitude a été salvatrice : Marilyn Monroe, Dalida, Lova Moore et Paul Préboist, Mike Brandt et Jimmy Hendrix…ou peut être pas…
L’autre jour, je suis descendu en ville, main dans la main avec moi-même, en faisant du lèche vitrine devant tous les magazins qui annoncent la St Valentin, je suis allé me prendre un cocktail à base de champagne (vous savez les coktails avec la petite ombrelle) en trinquant seul contre le pot de fleur présent sur le comptoir, je me suis ensuite fait le menu dégustation spécial couple avec un dessert à base de gingembre en me déclamant de la poésie romantique (Ronsard, Goethe, Murielle Montosset), excité comme une puce après le gingembre, je me suis fait l’amour toute la nuit en écoutant du Barry White, au petit matin, je me suis levé discrètement pour aller me chercher des croissants et je me suis apporté le petit-déjeuner au lit, je me suis fait plein de bisous dans la glace pour me remercier et je suis reparti en ville me faire des cadeaux.
Alors, elle est pas belle la limonade hein ?!! Et c’est qui le plus heureux, hein, je vous le demande ?!! Bon ça reste les autres bien sûr parce qu’ils n’ont pas besoin de se morfler 12 Prozack, 6 Temesta et 5 Lexomil pour le faire mais le résultat est là…
Bon pour la Saint Valentin, je me fais livrer une pizza et je m’enfile un pot d’Hagën-Datz noix de macadamias devant un film de Kung-Fu, parce que là, ça commence à me courir un peu quand même…surtout pour le Ping-Pong...
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