jeudi, 02 octobre 2008
"Les femmes savantes"
J’ai relu « Les Femmes Savantes », ça reste indémodable…c’est fou…on dirait que ça a été écrit hier…
« Par mesure de sécurité j’ai d’abord ôté la couche de cellophane qui emballait la bête. Les pattes collées contre le flan, il a fallu que je soulève le merdier au pied de biche, elle avait tellement froid, la pauvre…J’ai ensuite enjambé sa partie faciale et commencé le travail ; d’abord en pivotement rotatif saccadé puis en pas-chassé dorsal pour finir par un morcellement de la plèvre à la dent de sagesse…Ah la sagesse ! si elle m’avait seulement laissé le temps d’en avoir…une heure après, je me faisais lustrer la porte arrière par un moldave peroxydé en manque…J’aurais donné 3 gauloises brunes entamées pour la regarder encore se mouvoir comme un têtard dans de la javel, elle avait son âge, j’avais le triple, on aurait pu mieux se connaître mais la vie est ainsi faite. »
De toute beauté...
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jeudi, 15 mai 2008
faut que je travaille...
Depuis maintenant 8 mois, je me suis attelé à l'écriture d'un ouvrage. Le thème reste encore à venir mais j'ai quelques théories interessantes, tout du moins j'ôse le croire : une théorie sur le manga Jeanne et Serge, sur les extraterrestres, Jésus, le parallélisme entre Dieu et les chiens, Arthur et l'abrutissement des masses, la télévision, les nouveaux auteurs, le cinéma contemporain, le comportement lacanien de mon chat que j'appelle "mon rat", les chroniqueurs de Ruquier etc...mais je ne sais pas si je puis en faire un livre.
Aujourd'hui de 09H à 11H42 : J'ai essayé de me rappeler des paroles des Fragelrock "Entrez dans la danse, on n'a plus aucune chance, entrez dans la danse, on est les Fragelrock" mais je n'en suis pas sûr du tout.
11H52 : J'attaque une partie de Cash Game sur Everest Poker, il faut que j'arrice à gagner 550 € pour payer ma part de loyer ou je vais à nouveau devoir faire un Cofinoga à 18,7 %.
Mais cet après-midi, je travaille, je travaille, je travaille...
Sauf à ce que j'essaye de trouver une invention extraordinaire comme le rasoir dorsal...
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LE TEMPS EMPORTE TOUT
08H41 : Je me suis levé avec une phrase en boucle qui s'est mis à tourner dans ma tête : "Le temps emporte tout !"...
09H23 : Le temps emporte tout...
10H05 : Le temps emporte tout...et merde tiens...
10H29 : Et oui, le temps emporte tout, le temps emportera les hommes, tous les êtres vivants même, la Terre, les idées, les concepts, l'amour, Dieu, le sens de Dieu, le sens de la vie en général d'ailleurs, la vie surtout...dans je ne sais combien de milliers ou millions ou milliards d'années, la Terre n'existera plus, elle aura vraisemblablement été détruite par le Soleil ou autre grosse boule chaude pas très regardante sur sa capacité de chauffage et notre passage (je parle des Hommes en général bien entendu) n'aura plus aucune trace...rien ! Et puis quoi, Dieu reprendra une partie de Texas Hold'Em en Sit and Go avec possibilité de recave jusqu'à minuit ?!! C'est infernal - Schoppenhauer au moins avait un but - schématiquement "tout raser pour reconstruire" mais à quoi bon "détruire pour reconstruire" ce qui est voué à l'éphémère ?(à l'échelle du temps infini bien sûr)...D'ailleurs, le temps lui-même est un concept humain qui n'existera plus...Pouh...
11H02 : Bon il faut quand même que j'avance dans mon ouvrage parce que jusqu'à mon dernier souffle, il faut bien que je m'occupe - je veux dire à autre chose qu'à retirer mes bourres de nombril, essayer de trouver le Graal dans mon frigo entre un pot de moutarde de juin 2002 et un Velouté Fruix d'avril 2004, penser que nous sommes tous issus de Vampires Extraterrestres venus sur Terre il y a 3 millions d'années, penser que mon rat est "pervers polymorphe" et a de fait une approche beaucoup plus freudienne que lacanienne de son quotidien, arrêter de me demander pourquoi quand on se coupe l'oreille on a forcément envie de l'offrir à une pute et pourquoi quand on a un phymosis on a une envie imcompressible d'envahir la Pologne...
Au boulot, au boulot...
10:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LIBIDO PROCHE D'UN TAPIS DE SOL
14H21 : Alors que j'étais en train de zapper mollement entre une rediffusion de Code Quantum sur Sci Fi et un reportage sur les huîtres de Bouzigues, je me suis posé une question cruciale. Depuis quand n'ai je pas eu de contact sexuel classique - j'entends par classique un être vivant de sexe féminin... Mes derniers émois sexuels ont été principalement :
- un extenseur pénien hollandais,
- de l'onanisme frénétique devant un bon vieux Marc Dorcel (mes préférés, fantasme de la bourgeoise en porte-jaretelles prise sauvagement par un jardinier mal-dégrossi sur les marches d'un escalier du château ou la traditionnelle scène de la fellation dans la Rolls Royce devant ledit château).
- ma peluche Panda géante,
- des coquillettes tièdes dans un gant de toilettes (gant de toilettes offert d'ailleurs par ma Tatie Jacqueline pour mon Noël 2002).
- Une chebka (que ma mère a ramenée de Moscou et qu'elle a oublié sur la coiffeuse le week end dernier) - pensez à passer au pressing.
Bref, aucune vie sexuelle normale. Je n'ai pas eu de véritable contact avec une femme depuis septembre 2006 - fois où d'ailleurs juste avant de jouir dans un dernier souffle extatique au lieu de crier ("Oh Cécile") comme j'aurais du le faire j'ai préféré dire ("Maman !") - ce qui m'a voulu un déguerpissage en règle par la jeune et fougueuse Cécile doublé d'un "Vas te faire traiter !"
J'ai donc 2 buts aujourd'hui :
- Ecrire 2 pages de mon roman (qui va de manière certaine avoir pour fond d'écran la France des années 70-80, la France de "César et Rosalie", du "Cavaleur", la France de "Ma nuit chez Maud"),
- Trouver une partenaire qui accepte d'avoir une activité sexuelle de type tout à fait ordinaire (missionnaire avec orteils écartés lors du coït), ponctué de phrases vides de sens comme "Tu reprendras du dessert ou non ?!".
Au tavail mon fumelet...au travail...
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CITATION DU JOUR
Je me suis levé ce matin avec des palmes aux pieds !! Je ne sais pas pourquoi j'avais des palmes aux pieds et je me suis souvenu qu'hier avant l'absorbtion d'une bouteille de Porto j'avais revu des passages du Grand Bleu...Dès lors je suppose que dans un moment éthylique avancé, j'ai du ressortir mes palmes pour jouer à Enzo...Remarquez heureusement que je n'ai pas vu Star Wars car sinon je supose que j'aurais mis mon faux manteau de fourrure pour faire Chewbaca et là pour le coup j'aurais mal dormi car j'aurais eu trop chaud...
A part ça, ce matin j'ai pensé à quelque chose, je ne sais pas trop quoi faire de cette phrase mais soit, je l'aime bien : "Je n'ai rien contre l'Homme en général mais plutôt contre tous en particulier"...peut être que je devrais faire un dictionnaire de citations, bon ce ne sont pas celles d'Oscar Wilde ou de Churchill, j'en conviens mais comme de toute façon je ne sais pas trop quoi faire, au moins ça m'occuperait...(là mon père dirait - à juste titre - "Et ben t'as qu'à lever tes fesses et chercher du boulot" - "Mais Papa, je suis écrivain !" - "Et t'écris quoi ?" - "C'est pas si simple ! " - "Ah bon ? Quand on est écrivain, on écrit et quand on écrit rien on est un faignant donc j'en déduis que tu es un faignant aussi, lève tes fesses et vas checher du boulot !" - Les syllogismes de mon père auront certainement raison de moi, je le crains !").
Pour revenir à mes citations, j'en ai une autre qui dit : "On naît dans une couche pleine de merde, on meurt dans une couche pleine de merde et entre les deux, on se parfume !"...je sais celle là est assez vulgaire et je vous pris de bien vouloir m'en excuser mais elle est assez vraie non ?
Je réfléchis à tout ça et je reviens vers vous...Eh ! mais je dois y aller moi sinon je vais encore râter Motus...
10:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 26 avril 2007
ODE A JENNIFER
J’adore la poésie, non sérieusement j’ai toujours beaucoup apprécié la manière dont les poètes arrivent à sublimer leurs émotions à travers leurs vers si doux à l’oreille…Il s’agit là en plus d’une des meilleurs façons de séduire, d’attaquer la donzelle, d’appâter le goujon, de choper une morue, de séguer une rascasse ou de piqueter son dernier stock d’étanchéité comme on dit dans les brasseries salzbourgeoises après une 9ème pinte de Charles Quint…Aussi,vais-je ici tenter de m’essayer à cet art délicat, en m’employant à respecter autant que faire ce peut le protocole attaché à ce mode d’expression :
« Quand je l’ai aperçue, j’ai su que c’était elle,
Son teint clair, sa peau de pêche, ses yeux couleur azur,
Pour l’instant mes connasses je me taperai bien la quenelle,
Contre une pute à 100 balles au fond de ma voiture,
Dolorès, c’est le nom de ma douce promise,
Se réserve, c’est son droit jusqu'à nos épousailles,
Jusque là je dépoli toutes les figues de Saint Drize,
En passant par Mormeux, Saint Christo et Linaille,
Je veux que ma colombe vive comme une princesse,
D’amour, de romantisme et de matins de rose,
Mais avant je me finis dans les bouges de Barbès,
Où j’attrape des maladies et autres mycoses…
Je trouve noble de sa part de conserver sa fleur,
Avant que nous prononcions nos vœux infinis,
Par contre les putes niveau pognon c’est une horreur,
Elles m’amputent le budget de la cérémonie…
Du coup c’est organisé au Buffalo Grill,
Sur la route du stade en direction de Pignoux,
Au menu des grillades et saucisses d’Auberville,
Arrosé des fines bulles d’une blanquette du Limoux »
C’est le poème que je vais offrir à ma fiancée pour sceller notre amour et pour lui montrer que je suis content de notre histoire, c’est la première fois que j’offre un poème à une femelle, souhaitez moi bon courage…
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vendredi, 13 avril 2007
DEBUT DE ROMAN...
« Quand je suis rentré dans le bar, elle m’attendait au comptoir, elle portait un ensemble rouge vif qui excita instantanément tous mes sens, je lui ai déposé un léger baiser sur la main gauche et me suis assis à ses côtés ». Non ça va pas, c’est de la merde, ça fait trop roman de gare américain, le côté bar feutré de séries US tout ça trop con, trop kitsh….attends j’essaye avec ça « Quand je suis rentré dans le restaurant, elle était déjà attablé avec une coupelle remplie de rondelles de saucissons, elle portait un polo rouge vif qui m’excita tout de suite, je lui fis la bisette et écrasa ma raie devant elle » non mais ça va pas non ! là pour le coup on a du sous San Antonio, pas drôle en plus, juste vulgaire, non le côté franchouillard du restau avec les tranches de saucifflard pourquoi pas mais évite le vulgaire coco ! Bon, d’accord alors essayons plutôt avec ceci : « 20 H15, j’entre dans ce petit resto mal éclairé – elle : assise, fumante, délicieuse, sirote un Bloody Marie – chemisier transparent et regard intense, je la gratifie d’un baiser mouillé sur le front et hèle le serveur pour un Americano – l’ambiance est moite, le désir palpable – la nuit sera chaude.. ! » non alors là mon canard on est carrément dans du roman policier des 80 ‘s, le côté revival pourquoi pas mais là c’est trop mon grand hein ? alors qu’est ce que c’est que ces histoires !!! oula la tu me les feras toutes toi hein ? c’est ça ?
Bon, bon, je me cherche c’est tout, ça fait 4 ans que j’ai pas écris une ligne après le départ de Nathalie, je tâte le terrain, c’est normal non ? Et ça qu’est ce que t’en dis : « La poignée de la porte du pub était humide, j’ouvris, je transpirais de désir, elle me regardait, les cuisses écartées en se caressant l’entre-jambes, elle fit ensuite couler un glaçon le long de sa poitrine en s’étirant sur la banquette…son pubis était gonflé, ses seins dardaient…j’allais donner l’estocade… » Non mais t’es malade ou quoi ? tu donnes dans le porno maintenant ? en plus c’est mal écrit – et toi tu donnes l’estocade hein ? tu confonds pas le sexe avec l’escrime par hasard ? oui épargne moi les métaphores vulgaires avec l’épée tu seras mignon coco !
Bon, bon ça va j’avoue ! c’est à chier et ça qu’est-ce t’en dis ? « Le sas s’ouvrit et je l’aperçus immédiatement, sa longue crinière blonde venait caresser sa combinaison argentée, il n’y avait plus personne dans le vaisseau seulement elle et moi et un petit droïde qui faisait également Juke-Box et nous passait des slows…nous devions arriver sur Attarax dans 5 heures, nous avions la galaxie pour nous…ce soir nos corps foremeront un brasier intersidéral… » Alors là mon canard, le côté futuriste ringard avec le costume argenté je te le dis tout de suite, tu oublies ! comment tu dis déjà : « Un brasier intersidéral » non mais on dirait un mix entre un film coquin d’RTL9 et Capitaine Flamme…Je sais pas si c’est les médicaments ou quoi mais là je t’en prie par respect pour la littérature arrête moi ce désastre !
D’accord, d’accord…bon il me reste et ça alors qu’est-ce t’en dis : « Je pousse la porte du club avec le pied, j’ai eu une vraie journée de merde et je suis énervé…je saisis une bière qu’un serveur était en train d’apporter à un autre client, la sifflais d’un trait…je vis ensuite cette bombe atomique accoudée au zinc, elle était bouillante…je n’avais pas envie de parler visiblement elle non plus…je la saisis violemment par le bras et la hissait hors de l’endroit…ce soir l’hôtel serait ma voiture… » Quoi mais qu’est que c’est que cette horreur machiste..qui boit cul sec...puis il est violent par dessus le marché et puis quoi déjà ah oui après il va va tirer la pouf dans sa bagnole ! nonmais tu as perdu le sens commun mon grand non ?! c’est un fantasme coco ? moi qui te croyais raffiné…Et dire qu'à l'époque tu me récitais de la poésie italienne...écoute j’ai pas que ça a faire que de lire tes ratés pendant des heures, tu reviens quand t’as un truc un peu potable ou alors arrête vraiment !
Bon ok, je retourne écrire mes conneries sur mon Blog alors !
- Ouai ben écoute vieux là aussi si tu pouvais arrêter honnêtement…
Oui mais mon psy dit que ça m’évite de tuer des gens !
- Alors si c’est pour le salut social, je dis pas….
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mercredi, 14 mars 2007
LA POESIE DOLTIENNE
« Tire-li-pimpon sur le chiwawa
Tire-li pimpon avec la tête avec les bras
Tire-li pimpon un coup en l’air un coup en bas
Touche mes castagnettes et moi je m’occupe des ananas »
Qu’est ce que le poète Yvan-Chisostome Dolto a bien voulu dire par là ?
La poésie est un langage parfois un peu hermétique et une analyse de texte ne m’apparaît pas ici comme superfétatoire pour comprendre ces vers.
Je ne sais plus si c’est Léandro, Etienne Chicot ou Hulk Hogan qui disait : « La poésie ne se situe ni dans les vers ni dans leur interprétation mais quelque part entre les deux » et il n’avait pas tort.
Alors pour commencer : « Tire-li pimpon sur le chiwawa », il s’agit tout simplement d’un vieux françois pour dire (Tire sur le pompon du chiwawa c'est-à-dire tire sur la queue du chien- chiwawa de surcroît) alors pourquoi vouloir forcément tirer la queue d’une pauvre bête qui ne demande rien, là les raisons qui poussent l’auteur à inciter ses lecteurs à tirer sur la queue d’un chiwawa restent quelque peu mystérieuses, mais c’est peut-être là que réside toute la quintessence du texte…
Ensuite il déclame « tire-li pimpon avec la tête avec les bras ». Alors avec les bras à la limite je veux bien mais avec la tête ? vous vous voyez vous en train de vous accroupir pour tirer la queue d’un chiwawa en pleine rue avec les dents ? Je pense sincèrement que cette attitude emporterait chez les passants une bonne dose d’incompréhension et vous risqueriez de finir interné pour moins que ça…en plus l’hygiène des chiens est souvent approximative et vous pourriez facilement attraper des bactéries ou autres…Non là vraiment la pensée du poète s’obscurcit véritablement…Mais peut-être que la suite du texte va éclairer nos lanternes…
« Tire-li pimpon un coup en l’air un coup en bas » bon de toute façon étant donné que vous êtes au milieu de la rue agenouillé dans la merde en train d’avaler la queue d’un chiwawa, je dirai tant qu’à faire, faites-vous plaisir ! allez-y franchement un bon coup sec en haut et un bon sec en bas. Ça risque d’abîmer un peu la bête certes mais dites vous quand même que l’animal souffre au nom de la poésie ce qui sacralise sa souffrance et la hisse au rang de l’Art, ne croyez-vous pas ?
« Touche mes castagnettes et moi je m’occupe des ananas », alors jusque là, j’arrivais à peu près à suivre la pensée de l’auteur mais c’est à ce moment précis où le délire de l’artiste nous rend bien peu de chose. Que veut-il dire exactement ? On est par terre en train de mordiller fermement la queue d’un chiwawa et là il nous fait comprendre qu’à ce moment précis le poète-troubadour arriverait comme un seul homme muni de castagnettes – qu’il faudrait qu’on touche (j’imagine qu’il devrait donc se baisser un peu, ce sont des détails un peu techniques j’en conviens mais qui aident à comprendre le contexte donc la substantifique moelle du propos) et une fois qu’on aurait touché son instrument de musique espagnol alors il nous dirait qu’il part à l’épicerie la plus proche pour aller quérir des ananas. C’est une invitation pour quoi ? un dîner, un apéritif ? il va nous faire des fruits en sirop pour le dessert ? je n’ai rien prévu, faut-il que je prévois un duvet ? des plumes ? ma femme peut-elle se joindre à la fête ?
Voyez comme ces quatre strophes somme toute assez sommaires renvoient à la complexité des rapports humains que nous dépeint l’auteur avec une ironie mordante et une précision d’orfèvre – dans cette allégorie ciselée – à l’instar de Platon, Jean-Chrisostome nous précise que : l’Homme (j’entends l’homme et la femme dans leur globalité) dans sa condition est semblable à un être se prosternant devant un animal incarné ici par un chien de race (peut-être le nouveau veau d’or ? le chien n’est certainement pas un hasard – cynos-cynique…pauvre Homme sans morale se prosternant devant le cynisme) et n’est attentif qu’aux sons folkloriques de la musique andalouse (nous renvoyant certainement aux fameuses sirènes de l’Iliade et l’Odyssée –) ainsi qu’à l’appel des nourritures terrestres conditionnant notre propre perte (ici merveilleusement symbolisé par les ananas). Enfin voilà, une pure merveille de construction littéraire nous faisant dire lorsque nous dînons chez la Baronne de Rotchild : « et ben ma connasse, on est bien peu de chose ! y reste du clafoutis ? »
A moins que mes galimatias en guise d’explication ne s’inclinent devant une interprétation nettement plus terre à terre qui consisterait à dire qu’il ne s’agit là que d’une chanson purement triviale à savoir une métaphore graveleuse sur la bite, les couilles et les nichons - interprétée par un Carlos boudiné dans une chemise hawaïenne cuvant un rhum-coco et dansant au milieu de palmiers en plastique aux studios AB de la plaine St Denis…mais ça m’étonnerait quand même beaucoup….
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