mardi, 24 avril 2007
ENTRAINEMENT FACE A LA FEMME
« La femme n’est pas un requin d’1 mètre 68 prêt à te dévorer les entrailles au moindre affût…La femme n’est pas une agression…La femme n’est pas une intrusion sur son territoire…La femme n’est pas une déclaration de guerre…La femme n’est pas une maladie chronique avec absence de traitement…La femme n’est pas une crevaison des 4 pneus dans un embouteillage à Carcassonne…La femme n’est pas un morceau de lard fumé coincé dans une dent creuse un soir de coupe d’Europe…La femme n’est pas une plaie ouverte sur laquelle un bras-de-feriste tchèque fait couler 2 litres de jus de citron vert…La femme n’est pas une gastro-entérite brutale dans la queue d’un grand magasin…La femme n’est pas un clou rouillé qui dépasse sournoisement du mur dans le petit escalier qui monte au grenier dans une maison de campagne familiale…La femme n’est pas la famine…La femme n’est pas une morsure de python des sables…La femme n’a pas été crée par un extra-terrestre psycho-maniaque comme arme de destruction massive pour exterminer l’humanité…La femme ne possède pas de laser dans les yeux qui te brûlent l’iris si tu l’as regardes trop longtemps sans lui offrir une bagouse…La femme n’est pas une double entorse du genou gauche soudaine au fond d’une forêt des Cévennes à la tombée de la nuit en novembre…La femme n’est pas un énorme choux de Bruxelles de 57 kilos qu’on ne pourra jamais finir à la cantine de l’école mais qu’on nous oblige quand même à terminer sinon on ne peut pas aller jouer avec les copains… »
Voilà ce que tous les matins du monde mon coach affectif Martial me fait répéter pour que je puisse enfin envisager un jour de m’accoupler. Je dois répéter ce petit billet 3 fois en m’arrosant le torse d’eau de rose contenu dans deux énormes vessies de porc ayant servi de couche à Romeo Montecchi soit Roméo Montaigu pour les franco-phones, lorsque celui-ci était enfant…Ensuite, il me fait regarder un épisode entier des « Feux de l’Amour » en me faisant sentir plusieurs crèmes dépilatoires…Puis il me fait la gueule sans raison, part bouder dans la salle de bain et revient une demi-heure après avec une liste de corvées à faire dans la journée…Puis ensuite Martial se maquille la ganache avec du rouge à lèvres et du Jemay Maybeline, il enfile des collants mi-cuisses et des bottines en cuir et commence à courir dans toute la pièce en disant : « Attrape moi ! »…puis quand j’ai couru 35 minutes (Martial a été autrefois semi-marathonien en Haute-Vienne) et que je ne l’ai pas attrapé évidemment, il me jette une boîte d’aspirine à la gueule en me disant : « Je fais me coucher je suis claqué ! »…Puis là je dois lui beurrer 3 tartines au miel sans sucre, les poser devant la porte de sa chambre sans faire de bruit et partir au boulot…C’est un entraînement de malade mais qui porte ses fruits puisque j’ai pu aborder une femelle 19 secondes au Salon du Cuir à Aubenas sans tacher ma chemise…Attention les poulettes dans 16-17 ans Martial a dit que je serai au top…
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jeudi, 19 avril 2007
LE SPORT NATIONAL AMERICAIN
Le sport national en France, au Brésil, en Allemagne, en Italie, en Espagne…c’est le football, le sport national en Angleterre et en Inde c’est le cricket, le sport national au Canada, c’est le Hockey sur glace, le sport national en Australie, en Nouvelle Zélande ou en Ecosse, c’est le rugby, le sport national chez les Mongols c’est le crachat de scarabées et recoudre l’anus du plus grand nombre de marmottes possible avec du fil dentaire en 5 heures de temps, le sport national au Chili c’est la torture, le sport national en Chine c’est de se reconnaître, le sport national Russe c’est l’Athlétisme, le sport national Ougandais c’est le taillage d’organes à la machette, le sport national Irlandais, c’est le Golf, le sport national japonais, c’est le Base-Ball (et oui !!), le sport national Grec c’est la lutte, le sport national kurde se joue avec un bâton en bois clouté, un serpent, une marmite de lave en fusion et une fillette de 7 ans attachée par les pieds avec des filaments de méduse – toutefois les règles de ce sport sont encore quelque peu obscures pour moi-même si comme tout le monde j’ai regardé quelques tournois à la télé… MAIS le sport national américain est de loin celui qui m’impressionne le plus à savoir le mitraillage de collège par un adolescent névropathe…Là, si j’ai bien compris toutes les règles en fait ça se joue seul contre une trentaine d’autres étudiants…Ce jeu repose essentiellement sur l’effet de surprise c'est-à-dire que les autres étudiants ne doivent pas savoir que le jeu a commencé sinon c’est plus trop « fun »…Là, le seul étudiant qui joue contre les autres décide du début du jeu quand il veut, à ce moment là il prend un pistolet, n’importe lequel en fait le but du jeu repose plus sur l’idée de bout portant que sur les possibilités de tir longue distance ou de précision que pourrait éventuellement offrir ladite arme. Quand il a son « gun » comme dirait Joey Starr lors d’une conférence sur la musique de chambre, l’adolescent doit se saisir d’une feuille blanche et écrire des conneries dessus – genre – « vous êtes tous des paumés, je fais ça pour votre bien, je n’ai pas aimé le dernier album de Nelly Furtado, ma mère planque une bible sous son gode-ceinture black-tiger 6 vitesses, vous n’êtes qu’une bande de dégénérés mentaux et je m’en vais faire une croisade contre la décadence de le jeunesse américaine, qui a bouffé le dernier Brownie aux noix de pécan de la boîte ? Mathew Perry est-il le frère de Luke Perry ? pourquoi mon père qui n’a qu’un seul testicule se déguise en travelo les soirs de Super Bowl… ? » enfin tout plein de choses qui entrent en plein dans l’intrigue du jeu qui va suivre…Une fois la lettre finie, le jeune homme pose sa plume et prend son arme et s’en va vers le collège…Là il commence par scruter les entrées et les sorties et quand il a bien tout analysé, il sort son pistolet coincé entre un paquet de chips au barbecue et un livre de math et il tire sur des élèves un peu choisi au hasard finalement…Le but de ce jeu consiste à en buter le plus possible avant que l’équipe adverse qui peut se faire aider par la Police éventuellement, ne canalise le jeune homme…Dès lors, lorsque tout le monde est à l’abri et que le névropathe ne peut plus tirer sur personne - qu’il est encerclé par l’équipe adverse alors il tire sur la dernière personne qui se trouve sur son chemin : lui…Et quand il tombe par terre avec un trou de 40 centimètres de diamètre au fond de la joue, le jeu est terminé…Ils sont bizarres ces ricains quand même…Bien entendu j’arrive plus à comprendre l’intérêt de ce sport que celui qui est sûrement le sport national de je ne sais quel peuple de dégénérés congénitaux à savoir le curling qui consiste à jeter un pavé sur la glace pendant que son pote dandine son croupion en passant un coup de balais sur la patinoire…avec des gens dans le public qui applaudissent…non au moins dans le sport national américain y’a du suspens – au moins sur le nombre de shootés – ça doit correspondre à notre ball-trap à nous je pense…
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vendredi, 16 février 2007
LES PHOBIES
Je ne sais pas si c’est parce que je deviens vieux ou si c’est parce que je deviens de plus en plus « zinzin » comme disent les jeunes cadres dynamiques de Sury-Le-Comtal mais j’ai de plus en plus de phobies. Avant j’avais simplement les monstres sous mon lit (l’œil rouge et la grataille cités précédemment) et le bébé hurleur (le principe d’un bébé qui serait en fait le fils de Satan et qui, quand je me retrouverai seul avec lui ferait des choses horribles tout en parlant comme un adulte qui aurait subit une trachéotomie et me répéterait en permanence « Je vais te tuer, je vais te tuer, tu vas crever comme un chien, je vais te broyer, je vais te torturer, t’es mort, je vais te trancher la gorge, tu vas saigner comme un porc etc…etc… » mais quand sa maman reviendrait il redeviendrait tout normal, « Oh qu’il est mignon quand il dort le bébé à sa mémère » – je crois simplement que petit je n’aurais jamais du regarder « Rosemarie’s baby », bon évidemment la peur des requins depuis « Les dents de la mer » jumelé du fait que mon frère me répétait sans cesse qu’un requin était en train de m’attaquer quand on se baignait étant petit dans la mer méditerranée (réputée d’ailleurs pour ses squales féroces). Ensuite j’ai eu une phobie de l’agression nasale (personne n’avait le droit de me toucher le nez – bon c’est vrai que ça toujours, personne ne peut me toucher le nez, il n’y a que moi – mais bon pourquoi me toucher la truffe aussi ! quel est l’intérêt ? aucun, bon, vous voyez…c’est vrai que je le touche en permanence par trouble obsessionnelle compulsif depuis) – mais bon jusque là, j’aurai tendance à dire un peu comme tout le monde. Non ce qui a commencé à m’inquiéter c’est la peur de l’infini et de la place de l’homme dans tout ça qui m’a empêché de dormir à partir de l’âge de 8 ans mais là encore, j’aurai tendance à dire un peu comme tous les enfants. Après j’ai eu peur de Dieu parce qu’il était apparu comme une lumière blanche menaçante dans un cauchemar et que j’ai eu ensuite du mal à penser qu’il s’agissait d’un Dieu gentil mais là encore j’ai fait un travail (je ne dois juste pas mélanger dans une même pièce Dieu et les requins). Ensuite vers 14 ans je suis devenu agoraphobe lors d’un concert Paul Ricard en ville où j’ai eu des bouffées de chaleur et des sueurs froides, j’ai du rentrer chez moi en catastrophe pendant que es amis profitait d’une anthologie musicale « Les Charts » dont le chanteur était d’ailleurs Callogero…mais passons. J’estime qu’il y a peu de chance pour qu’un bébé requin hurleur me croque la truffe pendant que la grataille et l’œil rouge débattent sur l’infini au milieu d’une foule ayant comme hallucination collective la vision de Dieu, enfin je l’espère… Bon jusque là, j’arrivais à gérer amis aujourd’hui, j’ai peur des gentes de 307, des jeunes qui parlent fort, des tatouages, des mecs qui ont une cicatrice sur le visage, des clés USB, des tickets-resto, du fait qu’on est un cerveau, du pain d’épice, des ninjas extraterrestres, du cuir retourné, des baskets montantes, des ballons de rugby, des attache caravane, des protège tibias, des nuque longues, des gens bilingues, des marmelades, du vinaigre de Xérès, des règles en métal, des vendeurs de la Fnac, des gens qui serrent la main trop fort, des gens qui serrent la main trop mollement, des tableaux représentant une chute d’eau dans les Kébabs, des moustachus, des camionneurs, des rideaux et du papier millimétré…et je vous assure que parfois, j’ai du mal à éviter les obstacles…Là je suis content ils m’ont mis dans une chambre de confort comme ils disent avec un ordinateur, des gants en mousse et une BD sur la vie de Micheline Daax…je siffle un peu bien sûr mais là je suis bien…
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