mercredi, 18 avril 2007

SOUVENIRS SOUVENIRS...

Vous voilà rincer de votre journée de travail comme l'a été Laure SINCLAIR après avoir tourné le fameux film « ROCCO ET SES COPINES DE JOIE » et vous tombez nez à nez sur avec l’un de vos anciens camarades de Lycée. La coupe frisottante avec un bandeau jamaïcain sur la ganache, une espèce de peau de mouflon d’auvergne sur le dos et un pack de bières brunes de chez Lidl dans la main droite vous amènent à avoir deux théories :
-soit votre ancien collègue Dédé dit la Crampe de Doizieux n’a jamais déssoulé depuis la fameuse soirée thématique « détruire la maison de son hôte jusqu’au sang suivi d’un suicide collectif à la corde d’escalade pour finir par une destruction massive de marches d’escalier en bois avec de la litière pour chat » orchestré par un ami aujourd’hui exilé en suisse alémanique où il vend des cartes postales du Mont Saint Michel,
-soit Dédé entre temps a été un grand financier, qu’il était plus ou moins trader à La défende à Paris, qu’il roulait en Limousine et habitait dans un Loft de 400 m2 Place du Tertre mais que le surplus de travail a entraîné une dépression qui a conduit sa femme à le quitter puis ensuite à son licenciement puis ensuite à sa ruine pour ensuite revenir dans sa ville natale et ré enfilé son bandeau jamaïcain avec son T-Shirt : « Arrête ou je pète ! »…

Comme ça j’avoue que j’aurais aisément opté pour la première solution mais soit…

Bref, il vous invite à prendre l’apéritif chez lui ou plutôt devrais-je dire chez eux (car il s’agit plus d’une meute que d’une colocation), question de boire une gueuse, et là vous vous rendez vite compte qu’il n’a jamais été financier à Paris…
En effet l'appartement fait 37m2 pour 9 colocataires (plus 3 chats et un pit bull), et que question décoration ça ressemble plus à un bouge ukrainien après la guerre froide qu'à un Manoir redécoré par Valérie Damidot de l’émission D & Co …
Mais vous allez quand même être heureux de voir qui va vous servir votre 33'export qui était déjà périmée en juin 85… la fameuse Carole DEMELO, votre amour de jeunesse... Certes on a l'impression qu'elle a pris quelques coups de pelle sur la courge, qu’elle a la fesse un peu tombante et la Sparco un brin crasseuse mais quand même, vous aimeriez bien y ré-assaisonner la salade comme on dit… Vous décidez donc de sortir le grand jeu :
-clé de la Twingo 16S sur la table,
-récit de votre dernier match de tennis,
-blagues racistes que le fameux Jeannot vous récite toute la journée,
- propos orduriers sur les roux,
- vous lui sortez votre catalogue alternant blagues et photos de filles à poil que vous a filé Jeannot et qu’il a trouvé sur Internet (bloquant d’ailleurs pour une journée la photocopieuse aux fins de finir son book comme il dit)
-et enfin vous décidez de la laisser parler…

Erreur, là elle vous montre un grand roux qui dormait dans le canapé orange derrière ( ce qui explique que vous ne l'aillez pas vu) et vous annonce que c'est son fiancé… Evidemment, l'autre il dormait comme un junkie après son fix, mais la les propos orduriers sur les roux lui on légèrement frité les oreilles…(et comme il mesure près d’1 mètre 95 vous n’aimeriez même pas prendre un coup d’oreille)…
Vous optez donc pour la fameuse technique d’évacuation d’Odini, vous lâchez une boule puante dans la pièce, arracher le rideau mauve du salon vous vous roulez en boule dedans, vous rouler jusqu’à la fenêtre, vous jetez du premier étage, atterrissez sur une devanture d’un magasin de bijoux fantaisie et partez en courant…Contrairement à ce que hurle Johnny Hallyday… de temps en temps il faut y aller mollo avec les « Souvenirs Souvenirs… »…

mardi, 20 mars 2007

LE FAUX RITAL

Je n’ai pas trop l’habitude de bloguer sur commande mais bon il faut bien créer une exception à ma merde sinon comme dirait mon gosse qui est éventreur de syndicalistes en Moselle : « Y’a des fois où on ferait ça machinalement ! ». Je vais donc vous parler (à sa demande – cela dit maso c’est peut être italien ?) d’un Monsieur que l’on nomme la terreur napolitaine de Saint Chamond, il est l’inventeur d’une recette à base de gras double, de tomate et de jus de viande qui n’est pas légale en France (paix à nos estomacs) mais qu’il arrive à importer dans nos contrées par le fameux chemin des rats à l’envers (qui passe de l’Italie à la France par les routes mansardées des Alpes). Il a un nom de famille qui n’est pas le même tout le temps qui prend parfois un « I » à la fin et parfois un « O » tout dépend de sa situation géographique et de son interlocuteur. Pour les Assedics par exemple il est Raphaël Tozzino et pour la Caisse d’Allocation Familiale il est Raphaël Tozzini – Alors c’est sûr en changeant juste une dernière lettre, la crampe des Carpates comme il a été baptisé, arrive à toucher en plus de son salaire, le RMI, le chômage …et j’en passe…Il n’a jamais dépassé la gare de Péage de Roussillon parce que sinon il a des vertiges et que sa testicule droite lui remonte à la glotte (déformation de naissance qui a quelque peu surpris le médecin de famille)
« Chère Madame Tozzino, votre fils qui n’est pas comme tout le monde – qui est DIFFERENT- a un testicule qui remonte au lieu de descendre – actuellement il est dans la trachée…donc ne vous inquiétez pas si votre gamin a la voix de Farinelli chaque fois qu’il dégluti ».
Mais à part le fait que tout comme Balladur il a les rouleaux coincés dans la gorge, il serait fort sympathique et même très agréable seulement voilà, je suis obligé de m’adresser à lui avec un nerf de bœuf et un sandow à cochon chaque fois qu’il me dit qu’il n’est pas français et qu’il est italien…Une fois il me l’a dit au « Salon du 3 boules » à Montbéliard, j’ai été obligé de le piqueter comme une Merguez et de l’embrocher sur mon attache-cravanne en attendant qu’il récupère le sens commun…C’est vrai ça, il est né en France, a fait ses Etudes en France, quand il a les pruneaux qui s’enroulent dans le palais il va consulter un toubib français, il a une sécu française (une énorme carte vitale avec marqué Raphaël Tozzini), il roule en Peugeot, il se lave une fois par semaine, il graveleux, lâche, sournois, il sent ses chaussettes avant de les mettre au sale, il porte encore des slips moules marinières, il se gratte la quenelle toutes les 3 minutes en hurlant des jurons misogynes , il trempe des tartines de claquos dans la Suze le matin, il a dénoncé 75 % de sa famille au Fisc…un bon français en quelque sorte (comme tout le monde) et bien non, le sagouin crie à qui veut l’entendre qu’il est italien…Lors de la Coupe du monde final France-Italie et vas-y qu’il était en famille avec le T-shirt de Materazzi à sniffer du Parmezan, bougeant son croupion sur la musique de Paolo Nuttini, le tout en badigeonnant le torse de son frère avec du mascarpone (vieille tradition italienne selon lui – jeu lubrique et dégradant selon le juge pour enfants)…Et il m’envoyait des textos dans un Français de pizzéria « viva Italia ma connasse » qu’il me balançait en plein dans la ganache, cette espèce de chorizo sous cellophane… C’est ça qui me tue…il parle pas un mot d’Italien ou alors comme moi : « Peperonni, pizza, fetucinni, calzone, Al capone, ma qué, Gigi l’Amuroso, paparazzi et Gina Lolobridgida… » pour le reste il n’arriverait même pas à comprendre les Télétubies en Italien…Mais non il continue à percevoir toutes les alloc’ en traitant les français d’abrutis…alors que la seule chose qu’il y a d’italien chez lui c’est ses pneus…Tout ça sous prétexte que le grand oncle de son père par alliance avait une voisine italienne…Moi je vous le dis, ce genre d’individus, un soir de match mérite d’être saigner comme un jarret au milieu de la place publique et rôti à la broche avec le drapeau italien dans le fanion…
Moi ça fait maintenant bien 10 ans que je me siffle une vingtaine de monacos, que je fume 2 paquets et demi de gitanes et que je me gratte une dizaine de Végas par jour au PMU « Chez Michel »et pour autant je me prends ni pour un monégasque, ni pour un Jean Duvoyage comme on dit, ni pour un ricain…sans blague… !!

mardi, 13 mars 2007

L'IRONIE DU SORT...

Il y a une chose qui est quand même assez curieuse dans la vie c’est le fait d’abord d’avoir un prénom puis un nom de famille et ensuite d’avoir un métier. Quand on se présente à quelqu’un ce sont les seuls éléments que nous communiquons pour que notre nouvel interlocuteur se fasse une première idée de nous.
« Bonjour, je m’appelle Thierry SANGRITON, je suis dans le béton »
- « Moi c’est Didier PASCULIER, je suis dans le bois »
« Bonjour Didier, bonjour Thierry moi c’est Michel SACRUDIN, je suis dans le plastique »
Et voilà les présentations sont faites et la conversation peut attaquer.
Vous imaginez quand vous mourrez d’ailleurs ce sera les seules choses que l’on retiendra de vous : votre nom, votre prénom, votre date de naissance, votre date de mort et parfois votre métier – Jean-Claude FURTADIEZ (1932-1999) Coiffeur pour chiens-loups-
Ou - Boris AGAVANIAN (1926-2004) Défonseur de bus scolaires en région Lyonnaise
Ou - Jean-Benoît LAJUTAZ (1934-1985) Alpiniste en salle
On ne sait absolument rien d’autres de leur vie et lorsque nous tombons dans l’oubli général c'est-à-dire qu’aucun être sur la terre ne vous a connu de votre vivant, c’est la seule indication de votre court séjour sur la terre.
Moi je finis vraiment par me demander si tout ça a vraiment du sens au final ?
J’ai bien l’impression que pour que sa vie ait du sens, il faut rentrer dans la postérité et pour ce faire, il faut soit buter 7 millions d’êtres humains, soit séquestrer un trentaine de femmes dans l’Utah, soit inventer une religion sympa soit les trois ou alors plus simplement inventer un vaccin ou même mieux, une maladie. Je suis désolé mais la famille Alzeihmer est désormais mondialement connu alors que Jean-Gilbert Cirrhose réclame encore des droits d’auteur à Rouchon-Souchon…
Mais sinon, vous imaginez qu’on se lève tous les matins, qu’on bosse, qu’on en bave sur des dossiers chiants comme un monologue du vagin de 4 heures et épais comme la cuisse de Marianne James au Festival du Gras de Jambon de Retournac, pour quoi ? Pour avoir une vague épitaphe sur notre pierre tombale en fin de course ? c’est ça l’histoire, ça s’arrête là ? Et ben mon vieux, ça vaut pas le coup !
Alors y’en a qui comme pour se moquer de la mort mettent une phrase rigolote sur leur tombeau la plus connue étant : « Quand je vous disais que j’allais pas bien ! » mais aujourd’hui, certaines pompes funèbres proposent des épitaphes marrantes et réalistes à des tarifs défiants toute concurrence par exemple, la dernière fois que je suis allé fleurir la tombe de mon Raoul (un dog anglais brave comme tout), j’ai pu y voir :
-Louis ZIZONDELLE (11 avril 1941- 18 octobre 2006), Empailleur pour hommes–
« A toi notre Louis qui aimait la poésie italienne du 17ème et les putes du 20ème, qui nous a marqué par ses coups et son goût pour le free-fight conjugal, tu nous manques bien sur Saint Pourçin, surtout à notre Dédé à qui tu as laissé une ardoise de 600 boules et qui a baissé son chiffre d’affaire de 50 % depuis que t’as cané…On se reverra là-haut ! Bon là je sais plus trop quoi te dire ma couille d’ours mais comme on a payé l’épitaphe pour une ligne de plus alors c’est pour pas gâcher… »
signé : Martial CHIQUITO – ton frère mais également ton cousin d’après maman.

Et bien je trouve que face à la mort, ça a une certaine gueule…la dernière déconnade en fin de compte, la blagounette ultime, une dernière boutade jetée à la ganache de la grande faucheuse comme un salut sardonique face à l’inéluctable. De toute façon, qui nous dit que les cimetières sont éternels, on a bien construit des buildings ou des supermarchés sur des vieux cimetières grecs ou égyptiens et dans 20000 ans, si ça se trouve, il y aura un Carrefour ou équivalent à la place de votre cimetière et en lieu et place de votre tombe où des gens se seront recueillis en pensant à vous il y aura marqué : « promotion sur les morues 49 roupies les 7 » (oui parce que entre temps on aura été bouffé par les indiens bien entendu) - elle est pas là l’ultime ironie du sort !!

vendredi, 02 mars 2007

L'HOMME A LA MOTO

De quoi vais-je mourir ? c’est la question que je me suis posé à midi en finissant sans conviction la suggestion du chef à la cantine à savoir du porc aux pruneaux. De multiples possibilités s’offrent à moi mais malheureusement, j’ai bien peur de ne pas avoir trop le choix au moment venu. Le suicide mis à part bien sûr qui n’est pour moi en aucun cas une possibilité préférant de loin organiser, si la tournure des évènements s’y prêtait, un suicide social soit une fuite vers des paradis tropicaux comme les Bahamas, les îles vierges, la Polynésie ou l’Ukraine, plutôt que de me jeter du 3ème étage : et d’une j’aurai peur de me faire mal, et de deux, je suis trop peureux et de trois, je ne vois pas l’intérêt ! Donc j’écarte d’emblée cette possibilité- sauf bien sûr si je m’apprête à être torturé par des salvadoriens sous speed-ball qui me regardent en faisant chauffer une fourchette à escargots au chalumeau en me précisant dans un anglais approximatif que mes parties génitales risquent de ressembler à s’y méprendre à un crumble aux figues…là je pense que je songerai au suicide mais pourquoi des salvadoriens viendraient chez moi me séquestrer, voler de l’argenterie dont une fourchette à escargots et envisageraient de me torturer en transformant mes attributs en gâteau même pas bon en plus…je ne connais aucun secret de fabrication, je n’ai pas de code de coffre, je ne suis même pas capable de trouver 4 bons numéros au Rapido donc à priori non pas de suicide pour moi – sauf aussi si de mon suicide dépendait l’avenir entier de l’humanité mais là encore, honnêtement et pourtant je vous aime bien et tout et ben je me poserai la question de jeter le bébé avec l’eau du bain mais bon donc au final, je ne finirai pas suicidé mais si je ne finis pas suicidé, comment donc vais-je finir ? J’imagine seulement les cas de figure et je choisirai au moment venu lorsque que comme me le disait ma mère, l’Homme-Panda avec son costume léopard descendra de sa Harley faite de nuages et me donnera la carte du menu comme au restaurant et me proposera :
- attaque par les pigeons fous au bec venimeux et tueur,
- scalpé par un apache,
- cristallisé par une machine extra-terrestre,
- étranglé par le bébé hurleur,
- étouffé par un profiterole chocolat-banane,
- dissout par Jacques Chirac,
- Fumer par un baba-cool est allemand avant un oral de philo,
- Dévorer par un grand requin blanc au Salon de l’Horizontal de Bétune,
- Sniffé par Johnny,
- Ou savaté par Gary Coleman (Arnold dans Arnold et Willy)…

- « Et bien personnellement, j’hésite beaucoup entre attaque des pigeons et les profiteroles mais je digère très mal la banane donc, je prends les pigeons c’est décidé ».
« Comme il vous plaira Monsieur »
- « Et elle tire à combien ta Harley ? »
« A peu près 320 Km/h en ligne droite »
- « Putain la classe »
« C’est clair ! »…

jeudi, 15 février 2007

DELIRIUM TREMENS

Quand on est boulot et qu’il fait un temps superbe dehors que les enfants se jettent des pattes de poulet à la figure, les écureuils bourdonnent, les chiens-loups se rasent la nuque, le toit des maisons fond comme du caramel en embrasant le bitume qui se soulève dans une vague de lave en fusion, que les réservoirs des bagnoles s’enflamment, que des femmes nues hystériques courent dans le hall d’entrée en réclamant de l’eau et le dernier album de Jo Johnson, on se dit qu’on aimerait bien en profiter (pas des femmes nues hystériques je veux dire mais du beau temps évidemment). On a envie d’autre chose plus d’écran, plus de clavier, plus de papier peint grisâtre, plus de placard avec des noms de dossier à la con, plus de sonnerie de téléphone ingrate, plus de grenouilles de couloir (oui comme les grenouilles de bénitiers mais elles, elles traînent leurs savates toute la journée dans les couloirs et passent de bureau en bureau) et surtout plus Martine, cette espèce de limace gluante qui s’agenouille devant le directeur en dénonçant les erreurs des autres collègues (de toute façon maintenant, je connais son adresse et je compte bien passer lui faire un coucou dans la nuit, masqué avec mon casque militaire tchétchène - muni d’une lampe frontale, dans le dessein de lui maquiller la ganache avec un crochet à viandes, une pierre-ponse et de l’alcali – quand je pense que demain elle aura le même sourire que le Joker dans Batman la veinarde, et pour pas un euro en plus – A mon avis elle n’est pas pour rien dans la famine dans le monde, les guerres , le prion, le virus ébola, le cancer et Amanda Lear).
Enfin tout ça pour dire qu’on aimerait être ailleurs en définitive, oui mais où ? Quels sont les endroits qui font le plus rêver ? Je vous donne un indice, ça n’est pas dans le Gévaudan, ni dans les Vosges, ni dans le Jura, ni en Maurienne, ni dans le Larzac, ni en banlieue parisienne, ni dans le Cantal, ni dans l’Aubrac, ni dans l’Aveyron, ni en Haute-Loire, ni en Isère, ni dans la Drôme, ni dans l’Ain, ni en Moselle, ni dans les Landes, ni dans le Nord, ni en Ardèche.
Alors vous avez trouvé ?
Mon rêve avec un temps pareil serait d’être à Végas, enfermé dans une immense salle de jeux avec des énormes Marguaritas qui seraient servis par de plantureuses bimbos décolorées, on m’aurait réservé la suite spécial « Léopard et zèbre » (la même que Michael Bolton, René Angelli, Sigfried et Roy, le Colonel Sanders, John Catalano ou Sosthène de Plessis-Vaudreuil) – ensuite j’irai me faire un énorme jacuzzi avec intérieur cuir en regardant du catch à la télé, puis j’irai faire un tour dans une limousine rose avec une femme aussi distinguée que celle qui tourne les lettres dans la nouvelle « Roue de la Fortune » (Victoria Silvstedt pour les amateurs de musique baroque), je l’épouserai dans la Chapel Of Love, le curé serait un sosie du King, mon témoin Johnny Nash (gagnant 2006 du concours de sosie de Johnny Cash de Nashville – Tenessee 42660 ) et le témoin de ma femme un sosie officiel de Pamela Anderson – ensuite nous pourrions convoler en juste noce à Dubaï dans l’Hôtel le plus grand du monde (qui tout comme La Muraille de Chine fait partie des Monuments qui peuvent être vus de l’Espace) – dans la suite géante avec un aquarium géant avec des requins géants, des baleineaux, des orques, des dauphins et des crevettes à l’armoricaine où il faut prendre le toboggan aquatique de droite pour descendre dans le hall de l’hôtel et le toboggan aquatique de gauche pour plonger directement dans la piscine de Sprite…et bien sûr tout ça pendant que des laotiens travailleraient 21Heures par jour à 55 ° C en dormant à 20 dans un algeco de 12 m2 pour 5 Dollars par mois…mais bon, pour l’heure, il faut que je m’y remette pour qu’un jour je puisse enfin assouvir mes goûts aristocratiques…

vendredi, 26 janvier 2007

TOUT PLAQUER

Parfois, lorsque les ennuis du quotidien submergent mon cortex malade et que les seules mots qui me viennent à l'esprit sont : dépression, médicaments, Chopin et l'intégrale des Modern Talking. Il m'arrive de m'égarer et d'imaginer ce qui arriverait si d'un coup, comme ça, je plaquais tout pour aller monter un club de plongée à Pamul, près de Playa del Carmen au Mexique. Alors d'un seul coup tout me semble plus facile, léger, aérien. Je me vois avec un ventre plus large et plus gras que celui de Maradona dans sa période coke et saucisses de Morteau, buvant une cinquantaine de Buds par jour en hurlant des grossièretés bavaroises à de jeunes mexicaines aux mamelles dilatées en train de se tartiner le flan à coup de Monoï. J'aurai simplement un cabanon en bois avec une dizaine de combinaisons de plongée, des bouteilles d'oxygène et un gigantesque frigo américain où poulets marinés au miel et bières blondes dormiraient en quinconce en attendant midi. De temps en temps j'aspirerai de grandes bouffées paniquées d'oxygène et des bulles de gaz me monteraient à la tête me rendant autiste pour 3 minutes puis quand je me réveillerai j'hurlerai des insanités aux gamins roux, leur assénant tous les types de menaces possibles et imaginables sur leur maman. Puis ensuite, je sortirai une carabine à gros sel pour tirer sur Ricardo, le seul prof de plongée qui accepte d'être payé en emprunts russes et comme chaque mardi je lui éclaterai l'arcade sourcilière et il sera obligé d'arrêter sa leçon. Alors, je ferai griller mes poulets et m'enfilerai 1 litre de Mescale cul-sec et plongerais dans un demi coma éthylique pendant 6-7 heures. Je me réveillerai endolori car j'aurai encore été savaté par la sale bande de gosses du camping d'à côté, ces petits sacripans m'auront encore piqué la recette de la semaine et j'irai encore me venger en séquestrant XINTAKA, leur dindon. Bien sûr, je n'aurai aucun diplôme de plongée parce que de toute façon je ne suis pas sportif et qu'en plus je ne me baigne qu'à Aqualand mais heureusement un très bon ami éthilo-tabagique et contre-bandier en culottes de femmes obèses m'aura fait tous les faux certificats nécessaires pour monter mon club. Evidement, je serai endetté sur 40 ans et l'état mexicain m'aurait dans le collimateur depuis que j'aurai essayé de monter un circuit parallèle de tourisme sexuel avec des chiens policiers. Mais bon, grâce à une bonne dose quotidienne d'alcool et une psychose maniaco-dépressive non soignée, je devrais normalement crever cinq ans après avoir monté ledit club et seuls mes héritiers auraient à subir les affres de mes rapports souffreteux avec l'Etat du Mexique…
On peut toujours rêver…d'ici là je dois faire les joints de ma terrasse et repasser mes draps, Maman vient manger la galette demain.

jeudi, 25 janvier 2007

Les rêves

C'est étrange les rêves vous ne trouvez pas ? On ne sait jamais pourquoi le cerveau conserve une part du réel et transforme le reste. L'appartement de mamy devient l'intérieur d'un tripo clandestin qu'on a vu dans un film, Mamy qui a d'ailleurs la tête de Tantine et Tantine qui a le visage de Patrick Topalov qui n'est en fait que son cousin. Cette nuit, j'ai fait un rêve étrange qui m'a poussé à sortir de mon lit et retirer ma couette avec comme motif Babard et Célestine qui jouent au Crocket pour me passer un coup d'eau sur la figure et réaliser que ce n'était qu'un rêve. Pourtant raconter à froid on ne peut pas imaginer une seconde qu'on est cru un instant que ça n'était pas un rêve. Je recevais chez moi un couple d'amis. Alors couple d'amis c'est vite dit car lui qui avait d'ailleurs le visage de Serge Riaboukine était une vague connaissance de fac et sa compagne, qui elle avait le visage de Sandrine Fayassol (mon amoureuse de colo' - Tante Colette représent's-) était comme LA Sandrine comme on la nomme mais avec des cheveux bleus et ras. Bref, le temps qu'ils garent leur aéro-navette en forme d'éléphant, je les invite à rentrer chez moi dont la porte est celle de l'adresse du 1er ministre anglais. Bon, on attaque l'apéritif - mais attention l'apértif des rêves - parce que moi je bois rarement un jus de betterave de 7 litres avec une paille en forme de bébé Diable de Tazmani avec des Apaches qui dansent le Sertaki en écoutant un sosie d'Elvis Indien jouant mal un morceau de Patrick Swayze "Time of my life". enfin bref, on rigole en degustant des crevettes de 16-17 kilos chacune et là la damoiselle me demande les comodités. Je l'accompagne- On se retrouve dans la galerie des glaces de Versailles - logique dans un T1 de 35 m2- et là elle se met à pousser des cris de belette ou d'écureuil avec les dents en mousse en plus je veux dire. elle convulse, la tête à 360° et tout le tintamard - un savant mélange entre l'exorciste, Désireless et Schtroumpf-Gastro. Bon là je lui demande en araméen ce qui la tracasse et elle me répond que c'est parce qu'il y a le phantôme de sa maman sous le chandelier. Là je lance une blague légère comme un pied de biche dans la gueule d'un chaton sur sa maman. c'est à ce moment là que je comprends mon erreur et que l'esprit commence à me happer et je regarde une dernière fois mon invitée qui savoure le fait que je vais me faire déchiqueter par sa maman sous prétexte d'une blague vaguement salasse. et là comme un dernier défi j'entame une paillarde pour ne pas la citer "Un dimanche matin...sur ma mobylette" en hurlant à la mort. C'est étrange les rêves non ?!!!